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Rembrandt

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Rembrandt van Rijn
Rembrandt van Rijn, Autoportrait avec béret et col droit, 1659.

Rembrandt Harmenszoon van Rijn (en néerlandais), habituellement désigné sous son seul prénom Rembrandt, est un peintre et graveur néerlandais, né à Leyde le 15 juillet 1606 ou 1607 et mort à Amsterdam le 4 octobre 1669. Vieux maître innovant et prolifique, il est généralement considéré comme l'un des plus grands artistes visuels de l'histoire de la peinture et l'un des plus importants peintres de l'École hollandaise du XVIIe siècle, le siècle d'or néerlandais.

Citations

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Citations sur Rembrandt

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André Chastel

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Voir le recueil de citations : André Chastel
Au XVIIe siècle on constate un peu partout une extraordinaire abondance de tableaux figurés dans des toiles; les spéculations dont ils pouvaient être l'occasion, semblent se multiplier. Nous sommes au cœur du sujet; mais ce cœur il faut l'ausculter très doucement, car nous devons interroger quelques-uns des ouvrages les plus célèbres et les plus impressionnants du monde. Par bonheur, leur puissance même nous impose l'évidence de certains grands effets, et nous les appellerons, pour plus de clarté, l'effet Rembrandt quand le peintre nous fait part de sa prise de conscience aiguë du pouvoir de son art; l'effet Vermeer quand le tableau inscrit accentue au maximum le caractère contemplatif de la peinture; enfin l'effet Vélasquez quand il en accentue le côté énigmatique.
  • « Le tableau dans le tableau », dans Fables, formes, figures (II), André Chastel, éd. Flammarion, 1978  (ISBN 2-08-210712-4), vol. II, p. 83-84


François Cheng, Cinq méditations sur la beauté, 2006

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Par-delà les paysages et les corps, l’art occidental est parmi tous les arts du monde celui qui a le plus dévisagé le visage, le plus scruté toutes les facettes de son mystère. Mystère de sa beauté émouvante, mystère non moins hallucinant de sa capacité à glisser vers les hideuses grimaces. Entre beauté et hideur se concentre sur un visage toute une gamme d’expressions à travers lesquelles la vie irrévélée cherche à se dire : tendresse, ravissement, jubilation, élan et quête, extase, solitude, mélancolie, colère, désolation, désespoir… Parmi tous ceux qui ont sondé ce mystère, Rembrandt, qui vient après les grands Renaissants, est certainement digne d’occuper la place la plus éminente.


Joris-Karl Huysmans, Le drageoir aux épices

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Ô miroitant et terne enfumé, quand je contemple ta cotte de mailles, je pense aux tableaux de Rembrandt, je revois ses têtes superbes, ses chairs ensoleillées, ses scintillements de bijoux sur le velours noir, je revois ses jets de lumière dans la nuit, ses traînées de poudre d'or dans l'ombre, ses éclosions de soleils sous les noirs arceaux !


Tzvetan Todorov, L’art ou la vie !

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Voir le recueil de citations : Tzvetan Todorov
Dès le XVII siècle, les commentateurs de Rembrandt ont voulu voir dans ses tableaux quelque chose de plus qu'une belle juxtaposition de couleurs et de formes : un message sur la condition humaine, une méditation sur le monde. Roger de Piles, qui avait vécu en Hollande à la fin du siècle, dit dans son Abrégé de la vie des peintres (1699) que Rembrandt, sous couvert d'« histoires » empruntées à la tradition, avait en réalité « dessiné une infinité de pensées ». Thoré-Bürger, dans Les Musées de la Hollande (1858-1860), décrit Rembrandt comme profond et insaisissable : « On ne sait que dire; on se tait et on réfléchit. » Simon Schama, en 1999, admet que Rembrandt est un maître de l'émotion, mais ajoute : « Dès le début il était aussi un penseur habile; autant philosophe que poète. » La peinture pense et fait penser, même si les peintres ne le savent pas toujours.
  • L'art ou la vie ! Le cas Rembrandt, Tzvetan Todorov, éd. Biro, 2008  (ISBN 978-2-35119-042-5), chap. Une pensée, p. 97


Rainer Maria Rilke admire les êtres qui savent sacrifier à l'art ce que les autres appellent la vie; ainsi Rodin. Ce dernier apparaît à ses yeux comme un grand fleuve qui a refusé de partager son existence entre deux lits. « Sa vie quotidienne et les êtres qui en font partie semblent le lit vide où il a cessé de couler… Tout à côté, on entend le grondement, le pas puissant du fleuve… » Ou encore Cézanne : « Pour faire quelques pas seulement sur le chemin de la passion, Cézanne a dû se détourner de tout, non pas avec dédain mais avec l'héroïsme de quelqu'un qui choisit les apparences de la mort par amour de la vie. » […] Rembrandt appartient à cette même famille d'artistes pour qui le fleuve de la vie se sépare en deux lits ne communiquant pas entre eux. Le peintre est sensible à l'humanité de tout un chacun, depuis le dieu crucifié jusqu'au petit enfant qui apprend à marcher; les êtres qui l'entourent sont, eux, mis au service de la création et du créateur.
  • L'art ou la vie ! Le cas Rembrandt, Tzvetan Todorov, éd. Biro, 2008  (ISBN 978-2-35119-042-5), chap. Une pensée, p. 103-105


Voir aussi

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