Préférence nationale

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La préférence nationale est la volonté politique de réserver des avantages — généralement financiers — ainsi que la priorité a l'emploi aux détenteurs de la nationalité du pays.

Citations[modifier]

La France a doublement besoin [des immigrés]. D'une part, pour relever sa démographie déclinante (sans les immigrés, il y aurait moins de naissances, et la part des "actifs" dans la population ne cesserait de diminuer). Et, d'autre part, parce que les travaux pénibles et peu gratifiants que les immigrés acceptent d'accomplir sont des travaux que personne d'autre ne ferait. [...] La « préférence nationale » (thème cher, là encore, au Front national) va directement à l'encontre des principes fondamentaux qui ont inspiré la Révolution de 1789 : tous les habitants d'un pays, qu'ils en aient ou non la nationalité, doivent être traités de la même façon par les lois. On pourrait même défendre, avec de bons arguments, l'idée selon laquelle un étranger, étant par définition un « hôte », devrait bénéficier, dans le pays ou il s'est expatrié, d'une protection particulière. Au surplus, le destin d'un étranger, lorsqu'il demeure longtemps dans un pays autre que le sien, n'est-il pas de finir par s'y assimiler ?


On doit chercher d'abord des employés en Suisse. Evidemment, c'est plus pratique pour un entrepreneur d'avoir plus de monde à disposition pour faire ses choix. Mais après, c'est le pays qui paie.
  • À propos de la préférence nationale à l'emploi en Suisse.
  • « Christoph Blocher: "Je n'ai pas de contacts avec le MCG" », Christoph Blocher, propos recueillis par Marc Bretton et Frédéric Julliard, Tribune de Genève (ISSN 1010-2248), 3 novembre 2010, p. 33


À Genève, les timides tentatives de protectionnisme du Conseil d'État (privilégier les chômeurs locaux au sein des établissements publics) se sont rapidement heurtées non seulement à une levée de boucliers gaulois mais aussi à celle du Conseil fédéral qui juge discriminatoire toute mesure qui consisterait à préférer un résidant genevois à un frontalier européen. Une posture qu'adopte également le patronat genevois qui rappelle que "les patrons sont prêts à vérifier si un chômeur compétent est disponible, mais cela doit en aucun cas devenir contraignant car la liberté d'entreprise est primordiale" (...). Reste que les cantons frontaliers connaissent un taux de chômage double de celui du reste de la Suisse. Le miracle économique de la libre circulation n'est pas pour eux.
  • « La libre circulation en chiffres », Éric Bertinat, ASIN bulletin, mars 2012, p. 7


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