Poppée

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Buste en marbre d'une princesse néronienne, peut-être Poppée. Musée national de Rome.

Poppée (Poppæa Sabina) (v. 30-65) est la deuxième épouse de l’empereur romain Néron. À l'exception de Flavius Josèphe, les historiens de l’Antiquité lui trouvent peu de qualités en dehors de sa beauté et soulignent ses intrigues pour devenir impératrice.

Citations[modifier]

Tacite, Annales[modifier]

Une longue possession de l’empire avait affermi son audace, et sa passion pour Poppée devenait chaque jour plus ardente. Cette femme, qui voyait dans la vie d’Agrippine un obstacle à son mariage et au divorce d’Octavie, accusait le prince et le raillait tour à tour, l’appelant un pupille, un esclave des volontés d’autrui, qui se croyait empereur et n’était pas même libre. "Car pourquoi différer leur union ? Sa figure déplaît apparemment, ou les triomphes de ses aïeux, ou sa fécondité et son amour sincère ? Ah ! l’on craint qu’une épouse, du moins, ne révèle les plaintes du sénat offensé et la colère du peuple, soulevée contre l’orgueil et l’avarice d’une mère. Si Agrippine ne peut souffrir pour bru qu’une ennemie de son fils, que l’on rende Poppée à celui dont elle est la femme : elle ira, s’il le faut, aux extrémités du monde ; et, si la renommée lui apprend qu’on outrage l’empereur, elle ne verra pas sa honte, elle ne sera pas mêlée à ses périls."
  • Annales, Tacite (trad. Jean-Louis Burnouf), éd. Hachette, 1863, XIII, 1, p. 301


Rufius Crispinus fut aussi exilé : la conjuration servit de prétexte ; le vrai motif, c’est que Néron ne lui pardonnait pas d’avoir été le mari de Poppée.
  • Annales, Tacite (trad. Jean-Louis Burnouf), éd. Hachette, 1863, XV, 71, p. 373


Après la fin des jeux mourut Poppée, victime d’un emportement de son époux, dont elle reçut, étant enceinte, un violent coup de pied ; car je ne crois pas au poison, dont plusieurs écrivains ont parlé, moins par conviction que par haine : Néron désirait des enfants et il avait le cœur vivement épris de sa femme.
  • Annales, Tacite (trad. Jean-Louis Burnouf), éd. Hachette, 1863, XVI, 6, p. 377


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