Polybe

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Frontispice de l’Abrégé des Commentaires de M. de Folard sur l'histoire de Polybe, 1754

Polybe, en grec ancien Πολύϐιος / Polúbios (vers 200 av. J.-C. à Mégalopolis – vers 118 av. J.-C.), général, homme d'état, historien et théoricien politique, est sans doute le plus grand historien grec de son temps.

Citations[modifier]

Aussi doit-on attacher moins d'importance quand on lit ou que l'on écrit l'histoire, au récit des faits qu’à ce qui s'est passé auparavant, en même temps et après ; car si l'on supprime la recherche des causes, des moyens, des intentions et des conséquences, heureuses ou malheureuses, de chaque événement, l’histoire n'est plus qu’un jeu d'esprit ; elle ne sert plus à l’instruction du lecteur ; elle distrait pour le moment, mais on n'en tire absolument aucun profit pour l'avenir.
  • Histoires, Polybe, éd. Benoît Lacroix, IIe siècle av. J.-C., chap. III, p. 31


Pour moi, je ne doute pas que les premiers qui l'ont introduite n'aient eu en vue la multitude ; car, s'il était possible qu'un état ne fut composé que de gens sages, peut-être cette institution n'eût-elle pas été nécessaire ; mais, comme le peuple n'a nulle constance, qu'il est plein de passions déréglées, qu'il s'emporte sans raisons et jusqu'à la violence, il a fallu le retenir par la crainte de choses qu'il ne voyait pas et par tout cet attirail de fictions effrayantes. C'est dont avec grande raison que les anciens ont répandu parmi le peuple qu'il y avait des dieux, qu'il y avait des supplices à craindre dans les enfers, l'on a grand tort dans notre siècle de rejeter ces sentiments […].
  • Histoire générale (IIe siècle av. J.-C.), Polybe (trad. Dom Thuillier), éd. Bibliothèque Historique et Militaire, 1856, vol. II, chap. VI, p. 634


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