Pierre Corneille

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Pierre Corneille.

Pierre Corneille (Rouen, 6 juin 1606 - Paris, 1er octobre 1684) est un auteur dramatique français du XVIIe siècle. Ses pièces les plus célèbres sont Le Cid, Cinna, Polyeucte et Horace. La richesse et la diversité de son œuvre reflètent les valeurs et les grandes interrogations de son époque.

La Place Royale, 1633-1634[modifier]

Alidor : Du temps qui change tout les révolutions
Ne changent-elles pas nos résolutions ?


Alidor : Que ne peut l'artifice, et le fard du langage !


Médée, 1635[modifier]

Voir le recueil de citations : Médée (Corneille)

L'Illusion comique, 1636[modifier]

Voici un étrange monstre que je vous dédie.


Dorante : Ce grand Mage dont l'art commande à la nature
N'a choisi pour palais que cette grotte obscure ;
La nuit qu'il entretient sur ces affreux séjours,
N'ouvrant son voile épais qu'aux rayons d'un faux jour,
De leur éclat douteux n'admet en ces lieux sombres
Que ce qu'en peut souffrir le commerce des ombres.


Matamore : Le seul bruit de mon nom renverse les murailles,
Défait les escadrons et gaigne les batailles.


Alcandre : Cessez de vous en plaindre, à présent le Théâtre
Est en un point si haut que chacun l'idolâtre,
Et ce que votre temps voyait avec mépris
Est aujourd'hui l'amour de tous les bons esprits,
L'entretien de Paris, le souhait des Provinces,
Le divertissement le plus doux de nos Princes,
Les délices du peuple, et le plaisir des grands ;
Parmi leurs passe-temps il tient les premiers rangs,
Et ceux dont nous voyons la sagesse profonde
Par ses illustres soins conserver tout le monde
Trouvent dans les douceurs d'un spectacle si beau
De quoi se délasser d'un si pesant fardeau.


Le Cid, 1637[modifier]

Voir le recueil de citations : Le Cid

Horace, 1640[modifier]

Horace : Qui veut mourir, ou vaincre, est vaincu rarement :
Ce noble désespoir périt malaisément.


Cinna ou la Clémence d'Auguste, 1641[modifier]

Voir le recueil de citations : Cinna ou la Clémence d'Auguste

Polyeucte, 1643[modifier]

Polyeucte :Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle,
Et le désir s’accroît quand l’effet se recule.

  • Exemple célèbre de kakemphaton. En effet, prononcé à la légère, le vers peut être compris : "Et le désir s'accroît quand les fesses reculent".


Pauline : Quittez cette chimère, et m’aimez.
Polyeucte : Je vous aime,
Beaucoup moins que mon Dieu, mais bien plus que moi-même.


Pompée, 1643[modifier]

Photin : La justice n’est pas une vertu d’État.
Le choix des actions ou mauvaises ou bonnes
Ne fait qu’anéantir la force des couronnes ;
Le droit des rois consiste à ne rien épargner :
La timide équité détruit l’art de régner.
Quand on craint d’être injuste, on a toujours à craindre ;
Et qui veut tout pouvoir doit oser tout enfreindre,
Fuir comme un déshonneur la vertu qui le perd
Et voler sans scrupule au crime qui lui sert.

  • Œuvres complètes, I, Pierre Corneille, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1950, acte I, scène 1, p. 999 (texte intégral sur Wikisource)


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