Le Cid

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Cid est une pièce de théâtre de Pierre Corneille, dont la première représentation date de 1637.

Citations[modifier]

Frontispice de l’édition de 1637 du Cid.

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Œuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur :
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Malgré le choix du Roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

  • Monologue de Don Diègue après l'insulte du Comte


Rodrigue, as-tu du cœur ?

  • Don Diègue à Don Rodrigue


Va, cours, vole, et nous venge.

  • Don Diègue à Don Rodrigue


Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées,
La valeur n'attend point le nombre des années.

  • Don Rodrigue au Comte


À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

  • Comte à Don Rodrigue


Va, je ne te hais point.

  • Chimène à Don Rodrigue


Rodrigue, qui l'eût cru ?
Chimène, qui l'eût dit ?

  • Chimène et Don Rodrigue


Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage.

  • Don Rodrigue au Roi


Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.


Et le combat cessa faute de combattants.

  • Don Rodrigue au Roi


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :