Opération Allied Force

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Quartiers-généraux de l'armée yougoslave endommagés durant les bombardements de l'OTAN.

L'Opération Allied Force (nom original en anglais : operation Allied Force, en français : opération force alliée) est le nom de l'opération militaire de bombardement de l'OTAN sur des cibles yougoslaves durant la guerre du Kosovo, du 23 mars au 10 juin 1999, suite à l'incident de Račak.

Citations[modifier]

(...) cette guerre contre la Serbie suscite d'autres problèmes d'ordre juridique. Cette intervention a clairement violé la Charte des Nations-Unies. Dans l'article 2, alinéa 4, il est stipulé que les membres des Nations-Unies doivent s'abstenir de recourir à la violence ou de menacer de violence d'autres États. Cette règle s'applique aux relations inter-étatiques, mais non pas aux querelles intra-étatiques ou aux situations de guerre civile. Ensuite, il me parait important de signaler que le Traité de l'Atlantique Nord a également été enfreint. Il n'autorise que le défense, au cas où l'un de ses signataires venait à être attaqué.


(...) l'idée d'une police aérienne ne tient pas assez compte des limites de l'aviation militaire. Car finalement, il faut toujours, à terme, se poser la question: quel ordre politique faudra-t-il restaurer ou instaurer sur le sol?


Les Albanais du Kosovo ont joué sur nous comme sur un Stradivarius. Nous avons financé et soutenu indirectement leur campagne pour l'indépendance d'un Kosovo ethniquement pur. Nous ne leur avons jamais reproché d'être responsables des violences du début des années quatre-vingt-dix et nous continuons de les dépeindre comme les victimes d'aujourd'hui malgré les preuves du contraire.
  • À propos de la guerre du Kosovo et de l'Opération Allied Force


Il y a dix ans, commençait une opération d’agression de l’OTAN contre un peuple fier et libre, le peuple serbe. Ce drame intervenait avec la complicité d’une partie des opinions publiques abusées par la propagande de l’OTAN et de ses satellites! Pour avoir pris part à une action qui visait à empêcher une telle forfaiture, c’est de l’intérieur d’une prison française que j’ai suivi tous les épisodes de cet événement qui frappera d’opprobre ses coupables pour une longue période de l’histoire. J’ai ressenti devant ce crime annoncé un double sentiment de honte et de fierté. D’abord la honte: celle de voir mon pays s’engager volontairement dans cette trahison. Une trahison envers lui-même d’abord, parce que les raisons invoquées ne reposaient sur rien, parce que participer à cette infamie ne pouvait pas servir le peuple français et enfin, et c’est peut-être le plus grave de l’affaire, parce que nos dirigeants trahissaient ainsi une amitié traditionnelle fondée sur l’héritage de l’histoire. En bombardant Belgrade, comme l’avaient fait les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, les «alliés» ne pouvaient que ternir fortement leur image pour les temps à venir.

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