Néolibéralisme

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Le terme de néolibéralisme est aujourd'hui utilisé pour désigner un ensemble multidimensionnel d'analyses d'inspiration libérale ou supposées telles qui critiquent généralement le développement d'un important État-providence dans les pays développés après 1945 et l'accroissement des interventions publiques dans l'économie. Ces analyses défendent, au contraire, l'importance du marché selon des considérations qui vont de l'efficacité économique du marché à la liberté de l'individu, et recommandent de fortement restreindre les interventions étatiques dans l'activité économique. Le terme a une connotation péjorative et recouvre des analyses d'écoles très différentes. Son utilisation pour désigner cet ensemble d'analyses ne fait donc pas consensus. Il est couramment utilisé par les courants critiques du libéralisme contemporain, tandis que la plupart des analystes désignés par ce terme refusent de s'y reconnaître.

Citation[modifier]

Anders Fremstad et Mark Paul[modifier]

Aussi longtemps que les dirigeants politiques resteront prisonniers de la camisole de force de l’idéologie néolibérale, il n’y aura aucun progrès significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique. […] Heureusement, le large soutien de l’opinion publique en faveur d’un New Deal vert montre que les électeurs ne partagent pas cette idéologie.
  • « Le réchauffement climatique et l’idéologie néolibérale », Anders Fremstad et Mark Paul, Le Temps, 17 mars 2019 (lire en ligne)


Peter Niggli[modifier]

Les chauds partisans du néolibéralisme estiment que les décisions en politique économique risquent, dans les États nationaux à structure démocratique, de déboucher dans l'irrationnel. En effet, dans ce contexte, les parlements et les gouvernements agiraient sous la prise de groupes d'intérêts et seraient, de plus, soumis aux décisions du corps électoral. Ceci les conduirait à décider constamment des dépenses inconsidérées et de décréter des lois qui limiteraient le fonctionnement de marchés libres et ouverts. Il serait donc plus simple, selon ces mêmes partisans, que les gouvernements s'entendent entre eux - sur la base de négociations internationales - pour décider de règles « rationnelles » et favorables au marché libre. Dans ce cas, ils seraient moins soumis aux pressions de groupes et de partis qui influencent fortement l'opinion publique. Ces règles décidées en commun, et les actes des acteurs internationaux qui en suivraient, agiraient en « chocs externes », comme par exemple le « choc pétrolier » des années soixante-dix, sur les économies nationales, obligeant ces dernières à se soumettre aux nécessités du marché mondial.
  • « L'Europe, une multinationale. Le pouvoir sans contrôle des entreprises », Peter Niggli, Horizons et débats (ISSN 1662-4599), nº 13/14, 12 avril 2010, p. 2


[...] pour les chauds partisans du néolibéralisme [...] ces entreprises si solides grâce à la concurrence internationale, représentent l'esprit universel dans sa forme la plus accomplie.
  • « L'Europe, une multinationale. Le pouvoir sans contrôle des entreprises », Peter Niggli, Horizons et débats (ISSN 1662-4599), nº 13/14, 12 avril 2010, p. 2


Pierre-Yves Gomez[modifier]

Tant que le récit néolibéral, son système de croyances (ce que j'ai appelé dans mes travaux cette convention) n'est pas remis en cause, il continuera de légitimer les pratiques des puissants. Or il est critiqué, certes (et depuis 40 ans !), mais il ne peut être remis en cause que par un autre récit, un autre système de croyances qui permettrait de décrire avec autant de cohérence l'enchaînement des choses économiques que l'a fait le néolibéralisme. Si vous préférez, ce qui nous manque pour tirer complètement les leçons de la situation actuelle, c'est une doctrine sociale alternative au néolibéralisme.
  • « Il nous faut une doctrine alternative au récit néolibéral », entretien avec Pierre-Yves Gomez par Johannes Herrmann et Foucauld Guiliani, Limite, nº 4, Octobre 2016, p. 74



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