Louis Guilloux

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Louis Guilloux, né le 15 janvier 1899 à Saint-Brieuc et mort 14 octobre 1980 dans la même ville, est un écrivain français. Il appartient à cette « grande génération » de romanciers, déterminée par l’expérience de la guerre de 1914. « Romancier de la douleur », sensible au sort que la société réserve aux plus démunis, il se caractérise également par son engagement antifasciste. Il se situe au cœur des questionnements littéraires, politiques et existentiels de son époque.

Il a été l’ami intime d'André Malraux et d'Albert Camus. (voir Correspondances afférentes)

La Maison du peuple, 1927[modifier]

La Maison du peuple

« La gagne de mon mari est petite ». En entendant parler de mon père, Melle Bapier entra en fureur. Elle s'enveloppa dans son châle de laine grise et, dressant sa tête pointue : « Un homme qui n'a pas le sou, faire de la politique ! »
  • La Maison du peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset, 1953  (ISBN 9782246129967), p. 57


Compagnons, 1931[modifier]

Compagnons

« C'est pas que je manque de confiance en vous, dit-il, mais je ne veux pas, Fortuné, qu'on ait rien à me reprocher. »
  • La Maison du peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset, 1953  (ISBN 9782246129967), p. 183


« Je m'en fous bien, dit-il. Oui, on a marché [accepté de partir à leur guerre, la première guerre mondiale] comme des cons, je le répèterai, tant pis pour ceux que ça dérange. Et si Jean Kernevel est en train de crever à c't'heure, tu peux bien dire que c'est de leur faute. V'la un homme qu'était sain de corps autant que moi avant la guerre. Il faisait tranquillement son boulot sans rien demander à personne. Je ne dis pas qu'il était heureux, heureux, mais ça pouvait aller. On est venu le chercher, pourquoi ? Je te dis, moi, que c'est leur faute, bande de criminels. Quand je pense à ce qu'il était, et regarde-le à présent ! »
  • La Maison du peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset, 1953  (ISBN 9782246129967), p. 189


Le Sang noir, 1935[modifier]

Le Sang noir

Oser parler d'être heureux ! Se mutiner au nom du bonheur futur, [.] fallait-il ne rien savoir de l'Homme ! [.] si on n'avait parlé de foutre en l'air le capitalisme, alors oui. Mais le reste...
  • Le Sang noir, Louis Guilloux, éd. Gallimard, Folio, 1935  (ISBN 9782070372263), p. 281


[.] comment faisaient-ils, non pas pour vivre, mais pour vivre ainsi ?
  • Le Sang noir, Louis Guilloux, éd. Gallimard, Folio, 1935  (ISBN 9782070372263), p. 332


J'ai découvert que ce qu'enseignait Cripure, c'était le mépris. [.] en même temps il était attaché à ce qu'il méprisait. [.] j'ai cru moi-même que le mépris c'était la grandeur. J'ai cru que toute pensée élevée était nécessairement méprisante. Je n'aime guère à me souvenir de ce temps.
  • Le Sang noir, Louis Guilloux, éd. Gallimard, Folio, 1935  (ISBN 9782070372263), p. 535


Il ne s'agit pas de savoir si l'on doit vivre ou mourir, aimer ou haïr. Il s'agit de savoir : au nom de quoi ?
  • Le Sang noir, Louis Guilloux, éd. Gallimard, Folio, 1935  (ISBN 9782070372263), p. 537


Le Pain des rêves, Prix populiste, 1942[modifier]

Le Pain des rêves

Le Jeu de patience, Prix Renaudot, 1949[modifier]

Le Jeu de patience