Aller au contenu

Liane de Pougy

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Portrait de Liane de Pougy vers 1891-1892.

Anne-Marie Chassaigne, dite Liane de Pougy, née le 2 juillet 1869 à La Flèche (France) et morte le 26 décembre 1950 à Lausanne (Suisse), est une danseuse, courtisane et autrice française de la Belle Époque, puis tertiaire dominicaine.

Elle est l'épouse d’Armand Pourpe puis princesse Ghika, par son second mariage.

Citations[modifier]

Mes Cahiers bleus (journal intime)[modifier]

Salomon est venu nous voir hier. Il fut affable, tendre, souriant, complimenteur, prit souvent ma main entre les siennes et ne nous débita en somme que des fadaises. Albert de Monaco vient de lui octroyer le grand cordon de son État, avec une décoration brillante de diamants. Il en semblait tout fier. Qu'il est futile ! Nous fîmes deux ou trois tours dans le parc. Je lui cueillis des violettes ... qu'il mit dans sa poche. Ça n'est plus du tout ça !
  • (fr) Mes Cahiers Bleus, Liane de Pougy (avec préface du R.P. Rzewuski), éd. Plon, 1977, p. 150


Miss Barney m'a envoyé une douzaine d'iris noirs en boutons, contenant, fermés, tout leur mystère. À peine les eus-je mis dans l'eau qu'ils se sont ouverts. Elle m'écrit : "Voici le retour des iris noirs, à quand le tien ?" C'était une fleur que nous aimions, une fleur d'époque à la Jean Lorrain qui les avait chantés : "Je suis, fiers iris noirs, fervent de vos ténèbres".
  • Au sujet de Natalie Clifford Barney, 17 mars 1921.
  • (fr) Mes Cahiers Bleus, Liane de Pougy (avec préface du R.P. Rzewuski), éd. Plon, 1977, p. 151


Ma plus poignante douleur, celle qui a failli me tuer, me faire perdre la raison (je suis restée quinze mois dans de cruelles maisons de santé), ce fut la mort de mon fils, de mon unique enfant, l'aviateur Marc Pourpe, engagé volontaire, tombé au champ d'honneur, le 2 décembre 1914, près de Villers-Bretonneux.
  • (fr) Mes Cahiers Bleus, Liane de Pougy (avec préface du R.P. Rzewuski), éd. Plon, 1977, p. 27


Cocteau est un causeur éblouissant, ardent, ironique, bondissant, élégant et abondant. Il est délicieux, un peu... répugnant et très inquiétant. Il tuerait avec un mot (...)
  • (fr) Mes Cahiers Bleus, Liane de Pougy (avec préface du R.P. Rzewuski), éd. Plon, 1977, p. 83


Correspondance[modifier]

Je veux nous imaginer dans cette île enchantée d'immortelles. Je la vois si belle. Viens, je te décrirai ces frêles couples d'amoureuses, et nous oublierons, loin des villes et des vacarmes, tout ce qui n'est pas la Morale de la Beauté.
  • Au sujet d'un projet de voyage à Lesbos, dans une lettre à Natalie Clifford Barney durant l'été 1899.
  • Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Liane de Pougy, citée par Jean Chalon, éd. Flammarion, 1976, p. 71


L’Idylle a vu le jour et le public s'arrache, c'est le mot, ces lambeaux de nous et de nos anciennes aspirations.
  • Lettre à Natalie Clifford Barney en 1901, après la parution du roman de Liane de Pougy Idylle saphique, qui s'inspire de sa relation amoureuse avec Natalie Barney.
  • Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Liane de Pougy, citée par Jean Chalon, éd. Flammarion, 1976, p. 104


Des mots, des caresses, des effleurements, cela, c'est nous deux.
  • Lettre à Natalie Clifford Barney durant l'été 1899.
  • Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Liane de Pougy, citée par Jean Chalon, éd. Flammarion, 1976, p. 188


Citations rapportées[modifier]

Je suis heureuse parce que je le veux, parce que le jour où je me suis faite courtisane, j'ai rayé de ma vie tout souvenir, toute attache, la moindre obligation, j'ai abdiqué ce qu'on appelle la sensibilité d'âme.
  • Les Grandes Courtisanes, Joëlle Chevé, éd. First, 2012  (ISBN 978-2754039666), p. 286


Une courtisane peut tout faire sans voiles, sans grimaces, sans hypocrisie, sans craindre le moindre reproche ou blâme car rien ne la touche ! Elle est en dehors de la société et de ses mesquineries. Montrée du doigt ? Peut-être autrefois, mais plus de nos jours ! Rebelle victorieuse ! Fi de Dame aux camélias, et vivent les Aspasie et les Imperia !
  • Les Grandes Courtisanes, Joëlle Chevé, éd. First, 2012  (ISBN 978-2754039666), p. 286


Citations au sujet de Liane de Pougy[modifier]

Comme la fortune de Liane est infiniment supérieure à la sienne, Georges Ghika, grand seigneur, a exigé la séparation des biens.
  • The New York Times au sujet du mariage entre Liane de Pougy et le prince Georges Ghika en 1908.
  • (fr) Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, The New York Times cité par Jean Chalon, éd. Flammarion, 1994, p. 154


Ne réveillez pas ce fantôme d'une Liane qui entre ; c'est celui de la jeunesse d'une reine de la mode, Liane de Pougy. Liane vient de quitter sa loge, c'est-à-dire son cabinet de toilette. Elle a traversé les coulisses, c'est-à-dire la place de la Concorde. Elle est bonne, elle est simple, elle est douce. Seulement, elle joue un rôle qui ne l'autorise à être ni simple, ni douce, ni bonne. Toute son attitude hautaine déclare : N'approchez pas. Danger de mort.
  • (fr) Trois Grâces de la Belle Époque, Jean Cocteau, cité par Claude Dufresne, éd. Bartillat, 2003, p. 125


Liens externes[modifier]

Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :