Intellectuel

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Un intellectuel est une personne qui, du fait de sa position sociale, dispose d'une forme d'autorité et s'engage dans la sphère publique pour défendre des valeurs.

Philosophie[modifier]

Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir, premier mouvement, 2006[modifier]

Simplement jamais personne aux États-Unis ne les lit [les documents publics ayant trait à l'armement des militaires chiliens par le Pentagone], parce que les médias et les intellectuels sont trop disciplinés, tandis que les gens ordinaires n'ont pas le temps d'aller lire les documents du Pentagone et de réaliser ce qui s'est passé.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 25


Être un intellectuel n'a virtuellement rien à voir avec le fait de travailler avec son cerveau, ce sont des choses différentes.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 182


Ces gens-là sont appelés « intellectuels », mais il s'agit en réalité plutôt d'une sorte de prêtrise séculière, dont la tâche est de soutenir les vérités doctrinales de la société. Et sous cet angle-là, la population doit être contre les intellectuels, je pense que c'est une réaction saine.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 183


En France, si vous faites partie de l'élite intellectuelle et que vous toussez, on publie un article en première page du Monde. C'est une des raisons pour lesquelles la culture intellectuelle française est tellement burlesque : c'est comme Hollywood.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 183


Le fait est que si vous êtes dans une université vous êtes très privilégié. D'abord, contrairement à ce que beaucoup disent, vous ne devez pas travailler tellement dur. Et vous contrôler votre propre travail : [...]. Et de plus, vous avez une abondance de ressources : [...]. Mais cela n'a rien à voir avec le fait d'être un « intellectuel » : il y a plein de gens dans les universités qui ont tout cela [les privilèges], qui utilisent tout cela [les ressources], et qui font du travail administratif.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 184


Il y a le travail intellectuel, que beaucoup de gens font ; et puis il y a ce qu'on appelle la « vie intellectuelle », qui est un métier particulier, qui ne requiert pas spécialement de penser – en fait, il vaut peut-être mieux ne pas trop penser – et c'est cela qu'on appelle être un intellectuel respecté. Et les gens ont raison de mépriser cela, parce que ce n'est rien de bien spécial. C'est précisément un métier pas très intéressant, et d'habitude pas très bien fait.
  • Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Thierry Vanès), éd. éditions Aden, 2006, p. 185


Les intellectuels sont des spécialistes de la diffamation, ce sont fondamentalement des « commissaires politiques », des directeurs idéologiques, et ce sont donc eux qui se sentent le plus menacés par la dissidence.
  • Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Hélène Hiessler), éd. éditions Aden, 2006, p. 184


Le boulot des intellectuels du courant dominant, c'est de servir en quelque sorte de "clergé laïque", de s'assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l'Église dominait, c'est ce que faisait le clergé : c'étaient eux qui guettaient et traquaient l'hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne le pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d'autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle - être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte.
  • Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky (propos mis en livre par Peter R. Mitchell et John Schoeffel) (trad. Hélène Hiessler), éd. éditions Aden, 2006, p. 187


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