Les Barbouzes

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Les Barbouzes est un film de Georges Lautner, sorti sur les écrans en 1964. Les dialogues sont de Michel Audiard.

Texte déroulant du générique de début[modifier]

   Nous allons ouvrir pour vous les dossiers les plus secrets de l'histoire contemporaine. Les événements et les personnages de ce film sont tellement criants de vérité qu'il serait superflu d'en garantir l'authenticité.
   Mais ce témoignage est aussi une ode à la gloire de ceux dont on ne soulignera jamais assez le rôle joué dans l'épanouissement du respect de la personne humaine, de la liberté de pensée et du progrès social : « LES BARBOUZES »… vulgairement appelés agents de renseignements.
  • Texte déroulant du générique de début, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Répliques[modifier]

Narrateur[modifier]

Le Narrateur : Dans la nuit du 13 au 14 septembre 1964, le monde vivait en paix. Et qui, au cours de cette nuit, appuya le premier sur la gâchette ? Qui recassa le vase de Soissons ? Bref, qui donna le premier coup de pied au cul ?
Le Narrateur : Comme les indicateurs n'existent pas et ne sont pas reconnus par la Sécurité sociale, c'est grâce à son instinct légendaire, que le SR français apprit que Son Excellence Benar Shah venait de réserver une suite dans un grand hôtel d'Istanbul.


Le Narrateur : À la même heure, Monsieur Benar Shah mourrait à Paris suivant la recette du regretté Président Félix Faure.


Le Narrateur : Voici donc Francis Lagneau, dit « Petit Marquis », dit « Chérubin », dit « Talon Rouge », dit « Falbala », dit « Belles Manières ». Il est également connu, dans certains milieux, sous le sobriquet de « Requiem », dit « Bazooka », dit « La Praline », dit « Belle Châtaigne ». C'est curieux comme les gens sont méchants.
  • Description de l'agent français interprété par Lino Ventura


Le Narrateur : Citoyen de Genève, représentant des banques et dépositaire de la pensée neutraliste, voici Eusébio Caffarelli, dit « le Chanoine », entomologiste et esprit distingué. Son mysticisme, à la fois très hostile au rationalisme de saint Thomas et à l'orthodoxie mécaniste de la scolastique, le pousse parfois à des actions brutales que sa conscience réprouve. Mais le meilleur des hommes ne saurait être parfait.


Le Narrateur : Compatriote de Goethe et de Wagner, voici Hans Müller, dit « le bon docteur », philologue, musicien et humaniste, chercheur assoiffé de vérité, auteur d'un ouvrage aujourd'hui introuvable, « Les points sensibles ou la thérapeutique contre le mensonge » .


Le Narrateur : Apôtre de la coexistence, Boris Vassilief, sujet très doué, surnommé dès son plus jeune âge « Trinitrotoluène » , pianiste virtuose, pyrotechnicien confirmé, Boris est classé par ses supérieurs dans la catégorie des « esthètes turbulents ».


Francis Lagneau[modifier]

Francis Lagneau : Son Excellence avait le bras long, oui ! Son Excellence avait obtenu une amnésie courtoise des fichiers, oui ! Mais, Son Excellence est canée !
  • Lino Ventura, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Francis Lagneau : Une brute ça rit d'un rien. Un missile qui passe, un champignon qui monte dans le ciel, le temple d'Angkor qui passe au-dessus de Billancourt... J'me marre de tout, j'ai des goûts simples.
  • Lino Ventura, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Francis Lagneau : Elle dit « Caltez volaille ! ». Oui ! Figurez-vous que Madame Benar Shah en a assez de vos singeries. Et puis elle vous trouve un peu trop bruyants pour les voisins et très très mal élevés. Et à partir de maintenant, on veut du style et de la tenue !
  • Lino Ventura, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Francis : Un barbu, c'est un barbu ! Trois barbus, c'est des barbouzes !
  • Lino Ventura, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Amaranthe[modifier]

Amaranthe : Vous savez, quand un monsieur inconnu ramène chez vous votre mari mort, dynamite la salle de bains et jette les visiteurs par la fenêtre, on prend l'habitude de ne plus s'étonner de grand-chose !


Amaranthe : On part pour jouer Phèdre et puis on se retrouve à faire la danse du ventre sur le Bosphore ! Et encore, j'étais trop maigre !


Amaranthe : Écoutez, Francis ! Si vous arrêtiez une seconde, je ne demande pas beaucoup : une seconde, d'être héroïque ! Nos rapports pourraient être tellement plus simples. Nous pourrions sympathiser sans nous enrouler de tricolore, sans remettre en cause les accords de Yalta et sans que la France perde Saint-Pierre-et-Miquelon !


Amaranthe : Avoue tout de même que je suis la reine des pommes !


Commandant Lanoix[modifier]

Commandant Lanoix : Félicitations ! Avouez que vous êtes doués, vous ! On le suit pas à pas depuis des années. Nous savons qu'il doit livrer des roquettes à la rébellion sud-asiatique et qu'il doit inonder les Caraïbes de mortiers lourds, et c'est le moment que vous choisissez pour le perdre ! Cela va sûrement être très apprécié !


Commandant Lanoix : Madame Pauline n'est pas la femme de Benar Shah et son bouic de la rue de Chazelles n'a rien à voir avec le château fort du défunt.
  • La rue de Chazelles se trouve dans le 17e arrondissement de Paris, bouic = maison close


Commandant Lanoix : Inutile de vous dire, que si cet héritage tombe entre des mains mal éclairées, c'est l'Apocalypse en édition populaire. Le siècle numéro 20 pourrait bien être le dernier de la série, si Madame votre "cousine" se met à déconner.


Commandant Lanoix : Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d'urgence : on épouse !


Agent Fiduc[modifier]

Agent Fiduc (répondant au téléphone) : Et en plus, j'ai trois macchab' sur les bras, moi !


Eusebio[modifier]

Eusebio : Gnan ! Moi je faisais des pâtés au Luxembourg, moi au parc Montsouris ! Ils vont quand même pas remonter au biberon, non ?


Dialogues[modifier]

Francis Lagneau : Si la pluie continue, les fraisiers seront en retard.
Le réceptionniste : Mais les grenouilles seront en avance !


Le groom : Le Chinois vient de tomber de la terrasse. Il est mort !
Le réceptionniste : Un client part, un autre arrive !

  • Philippe Castelli et un acteur non crédité., Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard


Rudolphe : Qu'est qu'il se passe ?
Madame Pauline : Accident de parcours !

  • Au moment du décès de Benar Shah dans le claque de Mme Pauline.


Francis : C'est ça ! Et si je me fais piquer à la frontière avec Son Excellence ?
Le Colonel Lanoix : Mon cher, si vous vouliez être couvert, il fallait vous engager dans la Gendarmerie !


Madame Pauline : Oh... Monsieur Lagneau... Vous n'avez pas connu les soirées du temps de son Excellence.
Francis Lagneau : Croyez bien que je le regrette.
Madame Pauline : C'était pas du tout ce que vous pensez !
Francis Lagneau : M'enfin, écoutez Madame Pauline : faut quand même voir les choses en face... La chambre des glaces, le boudoir chinois, les fillettes au salon... Dans ma jeunesse, ça s'appelait un bor...
Madame Pauline : ...Oh, bien sûr ! Si vous jouez sur les mots ! On leur fait dire ce qu'on veut aux mots. Pour Monsieur Benar Shah, ma maison, c'était plutôt un décor... Une façon de croire qu'on a pas vieilli, qu'on reste fixé dans une époque. Il pensait pas tellement galipettes, mais plutôt traditions.


Rudolphe : Vous connaissez mes références.
Francis : Oh oui, oui ! Elles sont aux archives. Et je dirais même qu'elles encombrent !


Le Chauffeur : Dans deux ans, au revoir Messieurs-Dames ! Je serai à l'échelon 7. Les mômes sont élevés. J'ai ma cabane en Dordogne. La retraite, faut la prendre jeune.
Rudolphe : Faut surtout la prendre vivant ! C'est pas dans les moyens de tout le monde !


Rudolphe : Qu'est ce que t'as ? T'es tout dispersé ! Un œil sur la bouffe et l'autre on sait pas où !
Le Chauffeur : Sur le motif ! T'es bath toi ! Je suis à deux ans de la retraite, moi ! Tu vois pas qu'on nous le fauche ! Hein !

  • En parlant de la caisse contenant la dépouille de Benar Shah.


La serveuse : Monsieur déjeune ?
Francis Lagneau : Ben... Il en est question, oui ! Qu'est ce que vous avez ?
La serveuse : Aujourd'hui nous avons le plat de côtes ou les paupiettes ou le civet de lapin.
Francis Lagneau : Ah... Bah... Vous allez me mettre des paupiettes en ouverture et un plat de côtes. Hein !... Non, non, attendez... Mettez-moi d'abord un civet à la place des paupiettes... Et puis mon plat de côtes après, quoi ! Et puis, glissez-moi une petite paupiette avec, quoi !... hein ?
Le Colonel Lanoix : Vous prendrez bien un petit dessert ?
Francis Lagneau : Ah, ouais !... Vous avez des tartelettes ?
La serveuse : oui.
Francis Lagneau : Eh, bien, tout de suite après le fromage, j'y goûterais bien volontiers... Et puis, alors, après... Une petite bricole, ce que vous avez, quoi... Une petite crème renversée ou une petite glace.


Rosalinde : C'est drôle que tu aies gardé tout ça.
Amaranthe : Tout peut resservir... Faut jamais rien jeter... La preuve !
Rosalinde : C'est pas à Istanbul que tu le portais ?... Dans « Les Mystères de Paris » ?
Amaranthe : Non !... A Beyrouth... Dans "Crac... Voilà le facteur" !

  • En parlant de la tenue de deuil d'Amaranthe.


Eusebio : Si vous voulez bien, mes frères, prions !
Francis : Ça va peut-être pas être inutile !


Eusebio : La coexistence ne peut en effet se concevoir qu'entre gens du même monde !
Francis : Elle peut même ne pas se concevoir du tout !


Boris : Ah ! L'odeur du goudron sur les quais d'Odessa ! Le vent du large dans les cheveux de ce pauvre cher Constantin !
Amaranthe : Mais je croyais qu'il était né à Téhéran.
Boris : Et alors ! On chante aussi bien à Téhéran qu'à Odessa ! Non ?
Francis : Mais le vent du large souffle un peu moins fort ! C'est à 200 bornes de la mer !
Boris : Notion bourgeoise des distances !


Francis : N'empêche que dans certaines de nos écoles, le coup du scorpion est désigné aux futurs agents sous le nom de coup du Chanoine !
Eusebio : Et le coup du dynamitage du Boeing avec 114 activistes bélouchistanais à bord ? Est-ce qu'il porte un nom ?
Francis : Jamais entendu parler de ça !
Eusebio : Et la liquidation du réseau Kœnigsmark ? 40 personnes dans du mazout en flammes, c'est rien, mais bon, faut le faire ! Vous me répondrez que sur ces 40 personnes...
Boris : Je ne vous répondrai rien du tout ! Je ne vous parle plus !


Boris : Boris est un porc ! Ignoble porc, qui voudrait mourir dans le monde, la vie entière dans le cosmos ! Disparaître !
Francis : T'impatiente pas, papa !


Rudolphe : Oh ! Devinez ce que je viens de trouver dans le placard à balais !
Francis : Une femme de ménage !
Rudolphe : Quoi, c'est logique ?
Francis : Ah oui ! Et à partir du moment où le valet de chambre se trouve dans le piano, oui !

Amaranthe : Francis, qui êtes-vous au juste ?
Eusebio : Un fumier et une ordure !
Boris : Un cafard abject, un sycophante glaireux !


Boris : Qu'est-ce qu'on fait ? On le tue tout de suite, ou on boit café d'abord ?
Eusebio : On réfléchit.
Hans : J'ai la tête vide. Moi, la trahison, ça me démolit !
Eusebio : Question de formation. Moi ça m'inspire.


Boris : Et maintenant ! Le monstre, comment on le supprime ?
Eusebio : Eh ben, je suggère un truc de bonne femme ! Genre tisane ! Vous savez, la mauvaise santé par les plantes.
Boris : Oh, c'est un peu triste, non ! J'aimerais mieux quelque chose de... de plus enlevé, de plus allègre ! Quelque chose de... dans le genre de ça !
Hans : Qu'est-ce que c'est ?
Boris : Ça, un dérivé lent de la nitroglycérine. 5-6 gouttes dans le potage et le patient explose... wouf ! ...de l'intérieur !
Eusebio : Écoutez, Boris, mon vieux, cessez de jouer avec vos petits produits. Sinon, un jour vous nous ferez péter la gueule.
Boris : Oh ! Si vous préférez le bricolage !


Amaranthe : T'as connu Benar Shah ?
Francis : Ah ! Pas au mieux de sa forme, non !
Amaranthe : 65 ans, 1 m 40 de tour de taille et deux sujets de conversation : la bourse et le cholestérol ! J'ai supporté ça quatre ans, hein !


Francis : Bon ! Vous, vous restez là ! Alors, si n'importe qui vous demande l'heure, du feu ou le chemin de la mer ?
Fiduc et son collègue : On flingue !
Francis : Voilà ! C'est ça !


Les agents chinois : (L'un s'adresse à l'autre en chinois - Sous-titrages) Il se croit encore sur la Marne. On va lui montrer le Yang Tsé kiang à ce gros (idéogrammes chinois)
Francis : Et ta sœur, elle habite toujours Pékin ?

  • En parlant des chinois faisant le guet devant le compartiment de train de Francis.


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