Les Aventures de Tintin

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Les Aventures de Tintin est une série d'albums de bande dessinée belge créée par Hergé en 1929 et développée sur tout le XXe siècle. Elle met en scène le jeune reporter Tintin et son chien Milou

Tintin au pays des Soviets, 1930[modifier]

Le « Petit XXe », toujours désireux de satisfaire ses lecteurs et de les tenir au courant de ce qui se passe à l’étranger, vient d’envoyer en Russie Soviétique un de ses meilleurs reporters : Tintin ! Ce sont ses multiples avatars que vous verrez défiler sous vos yeux chaque semaine.
NB : La direction du petit XXe certifie toutes ces photos rigoureusement authentiques, celles-ci ayant été prises par Tintin lui-même, aidé de son sympathique cabot : Milou !
  • Texte d’introduction à l’histoire.
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 1


Policier allemand : Vous êtes inculpé d’avoir dérobé 10 wagons et d’avoir fait disparaître 218 personnes ! Qu’avez-vous à répondre à cela ??… Bien au cachot n°8.
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 4


Agent du Guépéou : Je serai décoré de l’ordre de la « Faucille d’aluminium étiré » !
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 15


Tintin : Rien à faire… Je suis condamné à périr dans ce souterrain. Va, sauve-toi, Milou, puisque tu le peux !
Milou : Jamais je ne t’abandonnerai ô Tintin.

  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 46


Tintin : De cette ville magnifique qu’était Moscou, voila ce que les soviets ont fait : un bourbier infect !
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 75


Tintin : Encore une des plaies de la Russie actuelle, ces bandes d’enfants abandonnés, vagabondant dans les villes et les campagnes, vivant de vol et de mendicité.
Milou : Pauvres gosses.

  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 75


Tintin : Attends, sale bolchevik ! Tu vas faire plus ample connaissance avec moi !
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 92


Tintin : Où suis-je ?
Bolchevik : Vous êtes ici dans la cachette où Lénine, Trotzky et Staline ont amassé les trésors volés au peuple !

  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 101


Tintin : Ainsi pendant que le peuple russe meurt de faim, d’immenses quantités de blé partent à l’étranger pour attester de la soi-disant richesse du paradis soviétique.
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 104


Policier allemand : Oh !… Ce document nous révèle que l’homme est un bolcheviste et qu’il avait l’intention de faire sauter à la dynamite toutes les capitales d’Europe.
  • Tintin au pays des Soviets, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1930, t. 1, p. 133


Tintin au Congo, 1931[modifier]

Dupont : Il paraît que c’est un jeune reporter qui part pour l’Afrique…
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 2, p. 1


Africain : (à un enfant) Ti vois ce grand bateau, Boule de neige ?… Eh bien, ça y en a Tintin et Milou sur ce bateau…
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, 1946, t. 2, p. 9


Africain : Li Blanc très juste !… Li donné à chacun la moitié du chapeau !
  • Ce personnage s’était battu avec un autre Africain pour un chapeau. Tintin les départage en coupant le chapeau en deux.
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 2, p. 27


Muganga : Sans toi, moi être mort… À présent, moi être ton esclave, ô Blanc généreux !…
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 2, p. 32


Milou : Quels as, ces missionnaires !…
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 2, p. 36


Vieil Africain : Moi plus jamais y en verrai boula-matari comme Tintin !…
  • Tintin au Congo (1931), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 2, p. 62


Tintin en Amérique, 1932[modifier]

Milou : Prends garde, Chicago ! Nous voici !…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 1


La Taupe-au-regard-perçant : Nom d’un calumet !… Je ne parviens plus à me rappeler l’endroit où l’on a enterré la hache de guerre, lors de la dernière paix !…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 19


Tintin : Co…Comment avez-vous su qu’il y avait un puits de pétrole ici ?… Il y a dix minutes à peine qu’il a jailli…
Businessman : Le flair, old boy !… Un businessman américain ne se trompe jamais !

  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 29


Employé de banque : Ce matin, lorsque je suis arrivé à la banque, comme d’habitude, j’ai trouvé le patron dans cet état, et le coffre-fort ouvert… J’ai donné l’alarme. On a immédiatement pendu sept nègres, mais le coupable s’est enfui…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 34


Radio : Voici les évènements de la journée d’hier, d’après le professeur W.R. Law, directeur de l’Office des statistiques : 24 banques ont fermé leurs guichets : 24 banquiers ont été arrêtés. On a kidnappé 35 bébés… 44 nègres ont été lynchés. 150 gallons d’eau de Javel champagnisée ont été saisis par la police : le Coroner et 29 policiers sont à l’hôpital…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 36


Représentant : Monsieur Tintin ! Monsieur Tintin ! Écoutez-moi ! Laissez-moi vous convertir à la nouvelle religion néo-judéo-bouddho-islamo-américaine, dont les dividendes sont les plus élevés in the world !
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 44


Détective Mike Mac Adam : Vous permettez que je détecte ?…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 45


Gangster : Ainsi, vous avez réussi votre troisième enlèvement. C’est très bien. Je propose de monter cette affaire en société anonyme. Nous travaillerons en série. Nous distribuerons des prospectus ainsi conçus : pour vos rapts, adressez-vous à « L’Enlèvement S.A. ». Célérité. Discrétion. Mutisme des victimes garanti. Ville et province.
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 50


Ouvrier : Ce qui se passe ?… C’est la grève !… La direction a baissé les prix auxquels on nous rachetait les chiens, les chats et les rats qui servaient à fabriquer le pâté de lièvre. Alors, vous comprenez…
  • Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1945, t. 3, p. 54


Les Cigares du pharaon, 1934[modifier]

Tintin : Qu’est-ce que vous faites là ?
Philémon Siclone : Vous le voyez bien : je rame.
Tintin : Mais votre canot n’est pas à l’eau !
Philémon Siclone : Tiens, c’est vrai. Vous êtes très observateur, jeune homme !

  • Les Cigares du pharaon (1934), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1955, t. 4, p. 3


Rastapopoulos : Vous regretterez un jour de vous être mis en travers de mon chemin : sachez que mon nom est Rastapopoulos !
  • Les Cigares du pharaon (1934), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1955, t. 4, p. 4


Rastapopoulos : Mais, mon cher, c’est un vrai ciné-roman : à croire qu’une puissance occulte a juré votre perte !
  • Les Cigares du pharaon (1934), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1955, t. 4, p. 22


Tintin : Et maintenant, vous allez me dire pourquoi vous avez cherché à me tuer. Allons, répondez !
Philémon Siclone : Ce n’est pas moi, ce sont les yeux…
Tintin : Les yeux ? Quels yeux ?!
Philémon Siclone : Quels yeux ? Quels yeux ? Ah oui, je me souviens ! (il chante) Non, mes yeux ne te verront plus…

  • Les Cigares du pharaon (1934), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1955, t. 4, p. 41


Le Lotus bleu, 1936[modifier]

Gibbons : Imbécile !… Sale Chink !… Ah ! Tu as osé bousculer un Blanc !…
  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 6


Gibbons : Où allons-nous si nous ne pouvons même plus inculquer à ces sales Jaunes quelques notions de politesse ?… C’est à vous dégoûter de vouloir civiliser un peu ces barbares !… Nous n’aurions donc plus aucun droit sur eux, nous qui leur apportons les bienfaits de notre belle civilisation occidentale ?…
  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 7


Didi : Lao-Tzeu l’a dit : « Il faut trouver la voie ! » Moi je l’ai trouvée. Il faut donc que vous la trouviez aussi… Je vais d’abord vous couper la tête. Ensuite, vous trouverez la vérité !
  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 13


Mitsuhirato : Mille millions de samouraïs !…
  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 22


Tintin : Comment t'appelles-tu ?… Moi, je me nomme Tintin…
Tchang : Moi, Tchang Tchong-Jen… Mais… Pourquoi m’as-tu sauvé la vie ?…

  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 43


Tchang : Il y a un arc-en-ciel dans mon cœur, Vénérable !… Je pleure le départ de Tintin et je ris de retrouver un papa et une maman !…
  • Le Lotus bleu (1936), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1946, t. 5, p. 62


L’Oreille cassée, 1937[modifier]

Dupont : Mon opinion est faite : cette lettre est une lettre anonyme !
Dupond : Je dirais même plus : une lettre anonyme dont l’auteur est inconnu !

  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 3


Colonel : À votre santé !… Somme toute, être fusillé, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, pas vrai ?… On aurait tort de prendre ça au tragique.
  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 21


Tintin : (ivre) Pif ! Paf ! Pan !… Je suis mort !… Vive le général Alcazar et les pommes de terre frites !
  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 21


Tintin : (ivre) Vous comprenez, moi, j'ai déjà été fusillé trois fois ! Alors, une fois de plus, vous comprenez ? ça m'est égal, j'y suis habitué !
  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 22


Colonel Diaz : Mais… ne pensez-vous pas, mon général, qu’il vaudrait mieux le nommer caporal ? Nous n’en avons que quarante-neuf, alors qu’il y a déjà trois mille quatre cent quatre-vingt-sept colonels.
  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 22


R.W.Chicklet : Je vous ai dit qu’une partie des terrains pétrolifères était située en territoire nuevo-riquien. Or, notre société désire les exploiter également : il faudrait donc que vous annexiez cette région.
Tintin : Mais c’est la guerre, cela, Monsieur !
R.W.Chicklet : Hélas ! Oui. Que voulez-vous : on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, n’est-il pas vrai, colonel ?

  • L’Oreille cassée (1937), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 6, p. 31


L’Île noire, 1938[modifier]

Tintin : Vous voyez qu’un bon browning bien chargé est le commencement de la sagesse…
  • L’Île noire (1938), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1965, t. 7, p. 50


Tintin : Et alors ?… Ils n'ont pas opposé trop de résistance ?
Dupont : Oh ! non. Nous avons fait comme Christophe Colomb… euh … non, comme Samothrace… enfin, un type de cette époque : « Veni, vidi, vici ! »

  • L’Île noire (1938), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1965, t. 7, p. 60


Le Sceptre d’Ottokar, 1939[modifier]

Milou : Tu as tort, Tintin !… Tu sais que ça ne te réussit jamais, de t’occuper des affaires des autres.
  • Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1947, t. 8, p. 1


Tintin : Votre « szlaszeck » était excellent. Comment est-ce préparé ?
Restaurateur : Ah ! Monsieur, c’est une spécialité de la maison : du gigot de jeune chien accommodé à la sauce syldave…

  • Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1947, t. 8, p. 6


Eih bennek, eih blavek.
  • Devise de la Syldavie, pays imaginaire créé par Hergé, qui signifie à peu près en langue syldave «J'y suis, j'y reste!»
  • Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1947, t. 8, p. 21


Dupont : « Trois jours, leur dit Colomb, et je vous donne un monde ! »… Trois jours, Sire et nous vous amenons votre sceptre, pieds et poings liés, nous le jurons !…
  • Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1947, t. 8, p. 44


Le Crabe aux pinces d’or, 1941[modifier]

Tintin : Une boîte à conserve + un noyé + cinq fausses pièces + Karaboudjan + un Japonais + une lettre + un enlèvement = un fameux casse-tête chinois…
  • Le Crabe aux pinces d’or (1941), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 9, p. 8


Tintin : Écoutez. Il faut m’aider. Et d’abord, vous allez me promettre de ne plus boire. Songez à votre dignité, capitaine ! Que dirait votre vieille mère si elle vous voyait dans cet état ?…
  • Le Crabe aux pinces d’or (1941), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 9, p. 16


Capitaine Haddock : VENGEANCE ! VENGEANCE ! VENGEANCE ! VENGEANCE ! Canailles !… Emplâtres !… Va-nu-pieds !… Troglodytes !… Tchouck-tchouk-nougat !…
  • Le Crabe aux pinces d’or (1941), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 9, p. 37


Capitaine Haddock : … car le pire ennemi du marin, ce n’est pas la tempête qui fait rage ; ce n’est pas la vague écumante qui s’abat sur le pont, emportant tout sur son passage ; ce n’est pas le récif perfide caché à fleur d’eau et qui déchire le flanc du navire ; le pire ennemi du marin, c’est l’alcool !
  • Le Crabe aux pinces d’or (1941), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 9, p. 62

L’Étoile mystérieuse, 1942[modifier]

Hippolyte Calys : C’est une boule de feu !… Une ÉNORRRME boule de feu ! Oui, c’est une gigantesque masse de matière en fusion…
Tintin : Et comment se fait-il qu’elle grossisse à vue d’œil ?… Car elle grossit, n'est-ce-pas ?…
Hippolyte Calys : Naturellement, elle grossit : elle se dirige vers nous à une vitesse inimaginable…
Tintin : Elle se dirige vers nous ?… Mais elle ne vas tout de même pas ?…
Hippolyte Calys : Si !… Ce bolide va entrer en collision avec la Terre !
Tintin : Juste ciel !… Mais alors, c’est…
Hippolyte Calys : …LA FIN DU MONDE, OUI !…

  • L’Étoile mystérieuse (1942), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 10, p. 5


Astronome : La collision aura lieu demain, à 8h.12m.30s.
Tintin : La fin du monde…
Hippolyte Calys : À 8h.12m.30s. C’est bien cela… Et c’est moi, Hippolyte Calys, qui ai déterminé l’heure à laquelle se produira le cataclysme !… Demain je serai célèbre !

  • L’Étoile mystérieuse (1942), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 10, p. 6


Tintin : Allo, allo ! Ici Dieu le Père !… Prophète Philippulus, je vous ordonne de redescendre sur terre ! Et faites attention : ne vous cassez pas la figure !…
  • L’Étoile mystérieuse (1942), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 10, p. 20


Haddock : TERRE !… TERRE !… Et bien tonnerre de Brest ! Il était temps que nous arrivions !
Tintin : Pourquoi ? Plus de mazout ?
Haddock : Pis que ça !… Plus de whisky !

  • L’Étoile mystérieuse (1942), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 10, p. 62


Le Secret de la Licorne, 1943[modifier]

Tintin : Mais ce n'est sûrement pas lui qui a pu vous voler hier soir un portefeuille que vous n'avez acheté que ce matin…
Dupont : Il y a du vrai dans ce que vous dites…

  • Le Secret de la Licorne, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 11, p. 10


Tintin : Et le chevalier ?
Haddock : Le chevalier ?… Lorsqu’il revint à lui, il était solidement attaché à un mât de son vaisseau. Il souffrait atrocement…
Tintin : Le coup qu’il avait reçu sur la tête, naturellement…
Capitaine Haddock : Non, la soif !… Pauvre homme ! Comme il a du souffrir…

  • Le Secret de la Licorne, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 11, p. 21


Tintin : Bonjour, cher amis ! Je…
Dupont : Permettez ! Nous sommes en service. Et en service, nous ne connaissons pas d’amis !

  • Le Secret de la Licorne, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 11, p. 28


Haddock : Messieurs, souvenons-nous des grandes erreurs judiciaires !… Cet homme est innocent : Tintin nous l’a dit. Allez-vous lui laisser ces menottes… et l’empêcher d’aller me chercher une bouteille de cognac ?
  • Le Secret de la Licorne, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 11, p. 55


Trois frères unys. Trois Licornes de
conserve vogant au Soleil de midi
parleron.
Car c’est de la lumière que
viendra la lumière. Et resplendira
20 37 42 N. 70 52 15 W.
la † de l’Aigle.

  • Texte des parchemins cachés dans les mâts des trois maquettes du bateau « la Licorne », donnant la latitude et la longitude du lieu de naufrage de ce navire.
  • Le Secret de la Licorne, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1943, t. 11, p. 61


Le Trésor de Rackam le Rouge, 1944[modifier]

Haddock : Vous êtes donc tous, n’est-ce pas, des descendants de Rackam le Rouge ? Bon. Et bien ! moi, je suis le descendant du chevalier François de Hadoque, qui tua jadis Rackam le Rouge en combat singulier… Et il y a des moments… où je sens remonter en moi les instincts belliqueux de mon aïeul…
  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 4


Tournesol : Je vous remercie d’avoir accepté si vite de venir !
Tintin : Il n’y a vraiment pas de quoi…
Tournesol : Non, Tournesol, Tryphon Tournesol.

  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 6


Dupont : Capitaine, excusez-nous, mais il y avait réellement une petite erreur dans vos calculs. Voici exactement où nous sommes…
Haddock : Vous avez raison… Je m’étais trompé… Messieurs, veuillez-vous découvrir… (Il enlève sa casquette)
Dupont : Pourquoi faut-il se découvrir, capitaine ?… Je…
Haddock : Chut !... (Il prie) Et voilà…
Dupont : Mais enfin, capitaine, nous direz-vous ce que cela signifie ?…
Haddock : Cela signifie, Messieurs, que, selon vos calculs, nous nous trouvons en ce moment dans la basilique de St-Pierre, à Rome !…

  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 22-23


Tournesol : Capitaine, que se passe-t-il ?... On dirait que nous faisons demi-tour…
Haddock : Eh ! oui, Monsieur Tournesol, nous faisons demi-tour…
Tournesol : Ah ! bon ! Tant mieux !…Je croyais que nous faisions demi-tour… Comme on peut se tromper ! J’aurais juré que nous avions fait demi-tour…

  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 24


Tournesol : L’ouest… Toujours l’ouest…
  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 39


Tournesol : Capitaine !… Capitaine !… Le bateau avance !…
Haddock : Eh bien, que voulez-vous qu’il fasse ?… Qu’il danse le menuet ?…

  • Le Trésor de Rackam le Rouge, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1944, t. 12, p. 55


Les Sept Boules de cristal, 1948[modifier]

Passager du train : Ça finira mal toute cette histoire, vous verrez…
Tintin : Qu’est-ce qui finira mal ?
Passager du train : Et bien, cette histoire de momies… Souvenez-vous de Tout-Ankh-Amon, jeune homme !… Songez à tous ces égyptologues qui sont morts mystérieusement après avoir ouvert le tombeau de ce pharaon… Vous verrez, la même chose arrivera à ceux qui ont violé la sépulture de cet Inca…
Tintin : Vous croyez ?
Passager du train : J’en suis sur !… Aussi, pourquoi ne laisse-t-on pas ces gens tranquilles ?… Que dirions-nous si les Égyptiens ou les Péruviens venaient, chez nous, ouvrir les tombeaux de nos rois ?… Hein, que dirions-nous ?…

  • Dialogue à propos d’une expédition ethnographique en Amérique du Sud, dont les membres ont exploré plusieurs tombeaux Incas.
  • Les Sept Boules de cristal, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1948, t. 13, p. 1


Haddock : Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je l’entends, je pense à ce cyclone qui s’est un jour abattu sur mon bateau, alors que je naviguais dans la mer des Antilles…
  • À propos de la cantatrice Bianca Castafiore.
  • Les Sept Boules de cristal, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1948, t. 13, p. 11


Le Temple du Soleil, 1949[modifier]

Péruvien : Quand lama fâché, señor, lui toujours faire ainsi…
  • Explication d’un péruvien après que le capitaine Haddock se soit fait cracher dessus par un lama.
  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 2


Tintin : Eh bien ! Zorrino, il y a un dieu pour les amateurs de whisky…
  • Réflexion de Tintin après que le capitaine Haddock, ivre, ait miraculeusement survécu à une avalanche.
  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 34


Haddock : Dites-moi toute la vérité ! Ne me cachez rien ! C’est un autobus, n’est-ce pas, qui m’a renversé ?
Tintin : Mais non, capitaine, c’est un tapir…

  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 37


Haddock : (A un fourmilier tamanoir) Au large ! espèce de Cyrano à quatre pattes !…
  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 38


Haddock : Une éclipse !… Une éclipse !… Une éclipse !…
Tournesol : Inutile de s’alarmer : c’est tout simplement une éclipse…

  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 59


Dupont : dis donc c'est le téléphone...
Dupond : Oui en effet, je crois que c'est le téléphone...
Dupont : Alors tu y vas toi?
Dupond : Ah non jamais de la vie!... Moi, je dors!...
Dupont : Comment, tu dors?... Tu ne dors pas, puisque tu parles!...
Dupond : Tu sais bien que je parle toujours en dormant!...

  • Le Temple du Soleil, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1949, t. 14, p. 10


Tintin au pays de l’or noir, 1950[modifier]

Dupont : Saperlipopette !… C’était un mirage !…
Dupond : Un mirage ?… Tiens ?… Je croyais qu’on les avait supprimés !…

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 19


Dupond : Et hop ! encore un mirage !
Dupont : Tu crois ?… Ça n’en a pas l’air… A ta place je ferais un petit virage et…
Dupond : Moi, faire un virage pour un stupide rimage ?… Euh… Un rivage pour un mirage… Non, un mirage pour un virage… euh… Enfin, jamais de la vie : je continue tout droit.

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 23


L’émir Ben Kalish Ezab : Ceux qui… Mais tu es fou !… Mon fils !… Enlevé… Et pourquoi ?… Dis-moi, pourquoi aurait-on enlevé mon fils ?… C’est insensé !… Tout cela, tu l’inventes ! Car tu mens, oui tu mens, comme tous ceux de ta race !…
  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 37


Abdallah : Tu es un méchant, na !… Et je le dirais à mon père !… Et mon père est émir !…
Tintin : Ah ! Ah !…
[…]
Abdallah : …Et mon père, il te donnera la bastonnade… Et puis il te fera empaler !…
Tintin : Bonne idée !…

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 51


Tintin : Mais dites-moi, capitaine, vous ne m'avez toujours pas expliqué votre présence ici ?…
Haddock : Eh bien ! c'est à la fois très simple et très compliqué…

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 55


Haddock : Mon nez ! mille millions de mille sabords !… Mon nez !…
Abdallah : Encore !… Encore brûler ton nez !…
L’émir Ben Kalish Ezab : Allons, refaites-le, ne fût-ce que pour lui faire plaisir… Un rien l’amuse…

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 61


Tintin : Müller, c’est le véritable nom du professeur Smith.
L’émir Ben Kalish Ezab : Où est-il, ce misérable reptile, que je le fasse empaler !…
Tintin : Müller, Altesse, est entre les mains de la police, et je lui ai donné ma parole qu’il serait jugé régulièrement.
L’émir Ben Kalish Ezab : Par Allah ! que vous êtes compliqué, vous autres Occidentaux !… Nous sommes plus expéditifs, nous !…

  • Tintin au pays de l’or noir, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1950, t. 15, p. 61


Objectif Lune, 1953[modifier]

Tintin : Ah ! vous employez un cornet acoustique, à présent ?... Pourquoi pas, plutôt, un de ces petits appareils qui se placent derrière l’oreille et qui ne se remarquent presque pas ?...
Tournesol : Oui, oui, je vois ce que vous voulez dire… Mais ces appareils-là, c’est pour les sourds !... Moi, n’est-ce pas, je suis seulement un peu dur d’une oreille…

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 8


Haddock : Ha ! ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Ce bon Tournesol sur la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Quel phénomène vous faites !... Sur la Lune !... Elle est bien bonne !... Ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Vous ne doutez de rien, vous !... Sur la Lune !... Alors que vous êtes déjà si souvent dans la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Ah ! la la… Il y a bien longtemps que je n’ai plus ri de si bon cœur !... Sur la Lune !... Et il nous déclare cela le plus sérieusement du monde !... Ah ! vieux farceur, va !... A votre santé !... Ha ! ha ! ha !... Messieurs les passagers pour la Lune, en voiture !... Pardon, en fusée !... Car vous prendrez bien des passagers, j’espère ?...
Tournesol : Mais naturellement !... Pourquoi donc croyez-vous que je vous ait demandé de venir me rejoindre ?...

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 9


Frank Wolff : Voici… Un atome d’U.235 va, en se désintégrant, projeter deux ou trois neutrons. L’un ou l’autre de ceux-ci sera absorbé par un atome d’U.238, qui se trouvera ainsi transformé en plutonium… Mais les autres neutrons ?… Que vont-ils devenir ?...
Haddock : Oui… je suis inquiet à leur sujet…

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 14


Dupont : Ha ! ha ! ha !... Il commence à grésiller sérieusement du trolley, ce pauvre Dupond !...
  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 24


Haddock : Quelle chose magnifique que la technique moderne !... Une simple manette, et hop ! à des centaines de kilomètres, un moteur se remet en marche !... C’est prodigieux !...
  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 32


Tournesol : Ah ! je fais le zouave ?... Ah ! je fais le zouave ?... Je… c’est… c’est trop fort !... Moi, faire le zouave !... J’exige des excuses !.... Des excuses, vous m’entendez ?... Vous n’avez pas le droit !... Moi, Tournesol, faire le zouave !... Oser me dire des choses pareilles !... Vous !... Vous !... Mais vous allez me suivre… Et je vais vous montrer, moi, de quelle façon je fais le zouave !... Allons ! en route !... Aaah ! je fais le zouave !...
  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 39


Haddock : Pauvre Tournesol : il doit avoir du jeu dans ses rivets… Comment voulez-vous qu’un monument pareil puisse s’élever dans les airs ?... Autant jouer du cornet à piston devant la Tour Eiffel en s’imaginant qu’elle va danser la samba !...
  • Réflexion du capitaine Haddock devant la fusée lunaire conçue par Tournesol.
  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 43


Baxter : Au revoir, capitaine. Je me réjouis de ce qu’il y ait un marin parmi les premiers hommes qui prendront pied sur la Lune !...
Haddock : Oh, vous savez, ça m’aurait été égal si ç’avait été un clarinettiste !

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 57


On a marché sur la Lune, 1954[modifier]

Haddock : (aux Dupondt) Et quand je songe, mille sabords ! qu’on m’a interdit à moi de fumer ne fut-ce qu’une pauvre petite pipe, sous prétexte d’économiser l’oxygène, cet oxygène que vous venez ici respirer à tire-larigot !... Et cessez donc de pleurnicher comme vous le faites : ça dégage de l’acide carbonique, tonnerre de Brest !...Ah ! je ne sais pas ce qui me retient de vous balancer par-dessus bord !...
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 3


Tournesol : Venez !... Venez admirer, dans ce périscope stroboscopique, ce que nul être humain n’a pu contempler avant nous !... La Terre, notre bonne vieille Terre, vue à plus de 10.000 kilomètres !... Quand on a contemplé pareil spectacle, eh bien, on peut mourir !...
Tintin : Euh !... oui, évidemment… Mais personnellement, si ça ne vous dérange pas, je ne suis pas pressé !...

  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 4


Tintin : Allo, allo, professeur Tournesol ?... ici Tintin !... Le capitaine s’éloigne de plus en plus, attiré par la masse d’Adonis.
Tournesol : Il s’éloigne ?... en effet, c’est normal !... il est lui-même devenu satellite d’Adonis !...
Tintin : Mon Dieu, c’est épouvantable !... Il y a certainement quelque chose à faire !...
Tournesol : Oui, bien sur !... il faut immédiatement avertir la Terre et lui annoncer qu’Adonis a un nouveau satellite du nom d'Haddock !...

  • Le capitaine Haddock, ivre, s’étant jeté dans l’espace hors de la fusée Lunaire, est en effet attiré par l’attraction de l’astéroïde Adonis.
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 9


Tournesol : Ouf !... Le danger est passé !... Je respire !... Je puis vous avouer maintenant que j’ai bien eu peur…
Haddock : Nous aurions été vraiment réduit en miettes ?...
Tournesol : Si ce n’est que ça !... Mais c’est beaucoup plus grave !... Oui, je puis vous le dire à présent : si mes prévisions ne s’étaient pas réalisées, j’aurais du recommencer tous mes calculs !...

  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 15


Tournesol : Oui, messieurs, dans une bonne demi-heure, si tout va bien, notre fusée se posera sur le sol de la Lune, à l’endroit que j’ai choisi : le cirque Hipparque…
[…]
Dupond : Le cirque du Parc ?... Tiens, ça c’est épatant ! Il y a longtemps que nous n’avons plus été au cirque, pas vrai Dupont ?
Dupont : Oui, chic… Mais j’ignorais qu’il y avait un cirque sur la Lune !... Vous le saviez, vous, capitaine ?
Haddock : Si je le savais ?... Bien sûr. Tout le monde sait cela !... J’ai même appris qu’ils avaient besoin de deux clowns… Vous feriez parfaitement l’affaire !

  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 18


Dupond : Il y a… Il y a que cet individu nous a insultés et que nous exigeons des excuses !...
[…]
Dupont : Très juste !... Cet individu nous a excusé, nous exigeons des insultes !
Dupond : Mais non, gros malin !... C’est le contraire !...
Dupont : Ah ?... Je… En effet… Nous avons insultés cet individu, nous lui devons des excuses !...

  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 19


Tournesol : C’est inouï !... C’est prodigieux !... C’est incroyable !... Dire que dans quelques minutes, ou bien nous marcherons sur le sol de la Lune, ou bien nous serons tous morts. C’est merveilleux !...
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 20


Tintin : Ça y est !... J’ai fait quelques pas !... Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité, ON A MARCHÉ SUR LA LUNE !
  • Premiers mots de Tintin après qu’il y ait posé le pied sur le sol de la Lune.
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 25


Haddock : Regardez-moi ça !... Un peu plus, et vous pouviez disposer de nos billets de retour !...
Tournesol : Une météorite !... C’est merveilleux !...
Haddock : Ah ! vous trouvez ça merveilleux, vous ! Alors que aurions pu être aplatis comme des figues !...
Tournesol : Que voulez-vous ?... Ce sont les risques du métier !...
Haddock : Justement, mille sabords ! ce n’est pas mon métier !... Je suis marin, tonnerre de Brest !... Là, au moins, on ne risque pas d’attraper à tout bout de champ un coin de ciel sur le tournant de la pomme !...
Tournesol : Possible !... Mais essayez donc d’arriver en bateau jusqu’à la Lune !...

  • Après qu'une météorite se soit écrasée à quelques pas du capitaine Haddock.
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 27


Dupond : Dire que nous foulons ce sol de la Lune où jamais la main de l’homme n’a mis le pied !
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 29


Jorgen : Ah ! ha ! mon petit… tu ne t’attendais certainement pas à ce que le colonel Jorgen vienne un jour chercher sa revanche jusque sur la Lune !
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 40


Lorsque vous trouverez ces lignes, j’aurai quitté la fusée. Moi parti, j’espère que vous aurez assez d’oxygène pour arriver vivants jusqu’à la terre.

Quant à moi, peut-être un miracle me permettra-t-il d’en réchapper aussi.

Pardonnez-moi le mal que je vous ai fait.
  • Dernière lettre écrite par Wolff. Celui-ci, pris de remords, s’est jeté dans l’espace hors de la fusée lunaire, pour sauver le reste de l’équipage.
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 55


Haddock : De toute cette histoire, je vous dit, moi, il y a une seule chose à retenir : ON N’EST VRAIMENT BIEN… QUE SUR NOTRE BONNE VIEILLE TERRE !
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 62


L’Affaire Tournesol, 1956[modifier]

Haddock : Monsieur Lampion, j’ai toutes les assurances possibles et inimaginables… Oui, toutes !... Je suis assuré sur la vie, contre les accidents, contre la grêle, la pluie, les inondations, les raz-de-marée, les tornades ; contre le choléra, la grippe et le coryza ; contre les mites, les termites et les sauterelles… Toutes, je vous dis !... La seule assurance qui me manque, c’est une assurance contre les casse-pieds !
  • L’Affaire Tournesol, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1956, t. 18, p. 6


Dupond : Motus et bouche cousue : c’est notre devise.
Dupont : Oui, botus et mouche cousue : c’est votre denise.

  • L’Affaire Tournesol, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1956, t. 18, p. 13


Tintin : Des types essayent de délivrer Tournesol !... Vite, capitaine, allons leur donner un coup de main !
Haddock : D’accord ! On y va !... Seulement, comment distinguer les bons des mauvais ?
Tintin : Tapez sur ceux qui ont une sale tête… On verra bien !

  • L’Affaire Tournesol, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1956, t. 18, p. 30


Arturo Cartoffoli : Ma qué ?... Ma qué sé passe-t-il maintenant ?... Cette brouit bizarre !... Diavolo !... Jé mé démande… Ouné pistoné ?... Ouné soupapé ?...
Haddock : Ce… ce… ce n’est rien… Ce… ce… ce… sont mes d… d… dents… q… qui clac… clac… claquent…
Arturo Cartoffoli : Ah, ah ! Qué vous trouvez qué jé roule trop vite ?...
Tintin : Euh… Je crois que le capitaine aurait plutôt tendance à estimer que vous volez trop bas…

  • L’Affaire Tournesol, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1956, t. 18, p. 37


Officiel bordure : … Oui Messieurs, si notre Grand État-Major est réuni aujourd’hui, c’est pour être informé d’une découverte formidable… Après des années de recherches acharnées, les savants bordures ont réussi à mettre au point… une arme qui reléguera bientôt la bombe A et la bombe H au rang de la fronde et de l’arquebuse !... Le jour est proche, Messieurs, où cette arme donnera à la nation bordure et à son glorieux chef Pleksy-Gladz la maîtrise absolue du monde…
  • L’Affaire Tournesol, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1956, t. 18, p. 51


Coke en stock, 1958[modifier]

Homme : C’est Ben Youssef, Seigneur… Aïcha s’est jetée sur lui… Voyez, il en a au moins pour trois semaines à se remettre… Il paraît qu’il avait marché sur la queue d’Aïcha…
L’émir Ben Kalish Ezab : Oh ! pauvre bête !

  • Aïcha est un guépard apprivoisé.
  • Coke en stock, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1958, t. 19, p. 32


Bianca Castafiore : Mais, per la Madonna ! je ne me trompe pas : c’est Tintin et son ami le patron-pêcheur Bardock ! Je vais les accueillir. L’Art doit ouvrir ses bras aux enfants de l’Aventure !
[…]
Bianca Castafiore : Ravie de vous revoir mon brave Karbock… heu… Harrock !
Haddock : ‘n roll, Madame Castafiole… Harrock’n roll !

  • Coke en stock, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1958, t. 19, p. 40


Allan : (Au capitaine Haddock) Là-dessus, bye-bye !... Nous arrivons après-demain. Tu as donc tout le temps de mettre au point une grave question : dors-tu avec la barbe au-dessus ou en dessous des couvertures ?!...
  • Coke en stock, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1958, t. 19, p. 42


Africain : On veut pas être esclaves, nous. On veut simplement aller à La Mecque.
Haddock : C’est entendu, je le sais. Mais je vous répète que si vous y allez, vous serez vendus comme esclaves. Est-ce cela que vous voulez ?
Africain : Non, M’sieur, pas esclaves. On est des bons Musulmans. On veut aller à La Mecque.
Haddock : Mais, mille millions de mille sabords ! je me tue à vous répéter que si vous y allez, vous serez vendus comme esclaves. C’est clair, oui ou non, tonnerre de Brest !?!...
Africain : Pas crier, cap’taine. Nous, on veut simplement aller à La Mecque.
Haddock : Eh bien ! espèces de têtes de mules, allez-y donc, à votre Mecque !...Mais vous rester là-bas pour toujours !... Vous plus jamais revoir pays natal !... Plus jamais revoir famille !... Vous toujours esclaves !... Voilà ce qui vous pend au nez, bougres d’ectoplasmes à roulettes !!
Africain : Nous, on est pas des ectoplasmes à roulettes, M’sieur. On est des bons Musulmans. On veut aller à La Mecque.

  • Coke en stock, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1958, t. 19, p. 50


Tintin : Je… Excusez-moi, mais la radio, capitaine… La radio… Elle marche !...
Haddock : Ah ! oui ?... Eh bien ! j’espère qu’elle regarde au moins ou elle va, elle !...

  • Coke en stock, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1958, t. 19, p. 53


Tintin au Tibet, 1960[modifier]

Tintin : Tchang est vivant, capitaine !
Haddock : Tchang est vivant ! Tchang est vivant ! Tout ça parce que vous avez rêvé de lui !... Moi, j’ai rêvé de Napoléon, cette nuit : ce n’est par pour ça que je le crois vivant, moi !... Je ne suis pas une sorte de somnambule, moi !... Je regarde où je vais, moi !...

  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 10


Bonne conscience de Milou : C’est du whisky, misérable créature !... De l’alcool !... Cet alcool qui ravale la bête au rang de l’homme !...
  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 19


Sherpa : Tchang, Sahib : ça boisson fermentée. Bière très forte. Yéti boire Tchang. Alors devenir saoûl, et dormir… Alors hommes du village le lier. Mais yéti très fort. Quand lui plus dormir…
Haddock : Lui se réveiller avec mal aux cheveux ! Connu !

  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 23


Haddock : Le yéto là-hi !... Le yéya là-ti ! Le téyi ho-là !... Flûte !... Le truc, enfin !... Le yéti, quoi !... Là-haut !...
  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 37


Tintin : Allons, capitaine, encore un petit effort ! Dans quelques heures, nous aurons quitté la région des neiges.
Haddock : Non ! Continuez sans moi !
Tintin : J’ai encore un petit peu de cognac. Vous allez en boire une gorgée.
Haddock : Vous pourriez aussi bien me faire avaler du kérozène : je ne fais pas un pas de plus !

  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 43


Savoir Infini : Ce Foudre bénie, avec ses visions !... Quand on pense qu’il est myope comme une taupe de Weï-Pyiong !...
  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 44


Haddock : Nous avons marché des jours et des jours !... Nous avons escaladé des tas de rochers !... Nous avons rôti au soleil et gelé sous la neige !... Nous avons dégringolé dans des crevasses !... Nous avons reçu des avalanches sur la tête !... Pis que tout, euh… Grand mufti, le yéti m’a fauché une bouteille de whisky à peine entamée : la dernière que je possédais !
  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 49


Grand Précieux : Et toi aussi, Tonnerre Grondant, sois béni, car, malgré tout, tu as eu la foi qui transporte les montagnes !
Haddock : Elle aurait mieux fait de les aplatir !

  • Tintin au Tibet, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1960, t. 20, p. 61


Les Bijoux de la Castafiore, 1963[modifier]

Haddock : La Castafiore ici !!!... Cataclysme !... Catastrophe !... Calamité !...
  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 6


Tintin : Permettez-moi, madame, de vous présenter notre vieil ami le professeur Tournesol.
Bianca Castafiore : Oh ! je suis ravie, absolument ravie de rencontrer le célèbre sportif qui a fait de si magnifiques ascensions en ballon !...

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 9


Bianca Castafiore : Comme ils ont du charme, ces vieux meubles !... ce lit à baldaquin… de style… euh… c’est de l’Henri XV, n’est-ce pas ?
Nestor : Louis XIII, madame.
Bianca Castafiore : C’est ce que je voulais dire, naturellement !

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 11


Bianca Castafiore : Ce n’est pas que ce collier-ci ait une grande valeur : ce n’est qu’un bijou de fantaisie. Mais il est de Tristan Bior… Et Tristan Bior, on dira ce qu’on veut, c’est toujours Tristan Bior !
  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 25


Bianca Castafiore : (à la télévision) Oui, une série de récitals aux États-Unis, où je passerai deux mois et où je suis attendue avec impatience.
Haddock : (en pensée) Pauvres Amerloques !... Ils étaient si tranquilles avant Christophe Colomb !...
Bianca Castafiore : (à la télévision) Puis en Amérique du Sud, où je me produirai dans les grandes capitales.
Haddock : (en pensée) Voilà encore des régions qui vont être cruellement éprouvées !...

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 33


Tintin : Le courant n’a pas été coupé : ce sont les fusibles qui ont fondu…
Dupont : Fusibles coupées ou courant fondu, jeune homme, pour moi, c’est la même chose : l’obscurité s’est faite, et c’est exactement ce que volait le vouleur !

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 37


Bianca Castafiore : Mes bijoux !... Mes beaux bijoux !...
Dupond : Nous les retrouverons, madame. Morts ou vifs, mais nous les retrouverons !... Soyez-en assurée !...

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 38


Dupond : Dites-moi, madame Castafiore est-elle sûre, cette fois, que ce bijou a réellement été volé ?...
Dupont : Judicieuse question !...
Tintin : Il semble bien que oui, hélas !
Dupond : Bon !... Eh bien, elle a de la chance !... Parce que j’aime autant vous dire que si elle nous avait dérangés encore une fois pour rien, nous ne serions pas venu !...

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 45


Dupont : C’est bien notre chance ! Pour une fois que nous tenions des coupables, il faut qu’ils s’arrangent pour être innocent !...
Dupond : C’est vrai, à la fin, on dirait qu’ils le font exprès !...

  • Les Bijoux de la Castafiore, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1963, t. 21, p. 60


Vol 714 pour Sydney, 1968[modifier]

Lazlo Carreidas : (au téléphone) Allo… Oui… Ah oui ! la vente Parke-Bennet… Alors ?... Trois Picasso, des Braque, des Renoir… Peuh !... J’en ai à ne plus savoir où les mettre !... Vous dites ?...Onassis est amateur ?... Achetez dans ce cas… Comment ?... Tout, bien sûr !... Et à n’importe quel prix !
  • Vol 714 pour Sydney, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1968, t. 22, p. 8


Tintin : Nous savions déjà que vous étiez une canaille, monsieur Rastapopoulos ; il nous restait à apprendre que vous étiez un malotru !
  • Vol 714 pour Sydney, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1968, t. 22, p. 19


Lazlo Carreidas : Ainsi, tenez, mon grand-père maternel, pour ne parler que de lui… mon grand-père, n’est-ce pas, qui n’était pourtant qu’un humble sucreur de rahat-lokum à Erzeroum, eh bien ! il ne cessait de me dire : Lazlo, disait-il, souviens-toi que chameau mal acquis ne profite jamais…
  • Vol 714 pour Sydney, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1968, t. 22, p. 30


Rastapopoulos : Mal ?.... Mal ?... Parfaitement, je suis le génie du mal : voilà ce que je suis… Je voudrais bien voir qui oserait prétendre le contraire !
Lazlo Carreidas : Pardon, le génie du mal, c’est moi !... Et d’ailleurs, je suis plus riche que vous !
Rastapopoulos : Possible, mais moi, j’ai ruiné mes trois frères et mes deux sœurs, après avoir mis mes parents sur la paille… Qu’en dites-vous, hein ?
Lazlo Carreidas : Boh ! ce n’est rien, ça !... moi, j’ai tellement fait souffrir ma grande-tante qu’elle est morte de chagrin.

  • Vol 714 pour Sydney, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1968, t. 22, p. 31


Rastapopoulos : Mais qu’est-ce que j’ai fait à Lucifer pour mériter tout ça ?!... C’est injuste, à la fin !...
  • Vol 714 pour Sydney, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1968, t. 22, p. 50


Tintin et les Picaros, 1976[modifier]

Haddock : Mille millions de mille sabords ! Quel est le sombre oryctérope qui a remplacé mon whisky par cet extrait d’eau de Javel ?...
Tintin : De l’eau de Javel ?!?
Haddock : Ou une sorte de vitriol du même tonneau… si j’ose dire ! Tenez, goûtez-moi ça…
Tintin : Heu… Je ne suis pas un expert comme vous, naturellement, mais il me semble que c’est bien le goût du whisky…
Haddock : Du whisky !... Mon jeune ami, si ceci est du whisky, je veux bien être changé en coquille Saint-Jacques !... Et vous venez de le dire, je m’y connais un petit peu !

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 2


Haddock : La Castafiore, conspiratrice !!!... Si, au moins, c’était la conspiration du silence !...
  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 5


Haddock : Soyez sérieux ! Voici justement le professeur Tournesol. Regardez-le et dites-moi si vous le croyez capable de prendre part à un complot ?
Tournesol : Mais parfaitement, môssieu ! Et je m’en vante !...

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 6


Tournesol : Je regrette, militaire, mais je refuse de serrer une main qui foule aux pieds les droits imprescriptibles de la personne humaine !...
  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 12


Tintin : Voyons, capitaine…
Haddock : Qui est capitaine ici, vous ou moi ?
Tintin : Vous, bien sûr, vous êtes le capitaine Haddock…
Haddock : C’est un nom ridicule, ça… Et mon prénom ?...
Tintin : Archibald, non ?...
Haddock : Encore plus ridicule… Et vous ?
Tintin : Moi, je m’appelle Tintin.
Haddock : Grotesque ! Avec tout ça, j’ai perdu mon bateau !... Il s’est probablement envolé !
Tintin : Voyons, capitaine, un bateau ça ne vole pas !
Haddock : Ah non ?... Eh bien, le mien, il vole !... C’est un bateau-mouche, le mien, na !

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 31


Tournesol : Mais oui, c’est un gymnote… Oui, oui, un petit gymnote : un poisson électrique… Heureusement pour vous, ce n’était qu’un tout petit ! Les plus gros atteignent deux mètres, et une seule de leurs décharges est capable d’assommer un cheval !
Haddock : Eh bien, c’est une veine que je ne sois pas un cheval !

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 38


Procureur : En un mot : voyez ces faces de brutes !... Ça des policiers ?... Des imposteurs, des fourbes, des tueurs !... Et qui, pour prendre l’aspect de loyaux partisans du général Tapioca – et de la noble idéologie de Plekszy Gladz – ont poussé la duplicité jusqu’à porter la moustache !
Dupond : C’est faux !... Nous portons la moustache depuis notre plus tendre enfance !...
Dupont : Parfaitement… Depuis notre plus france entendre !

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 47


Colonel Alvarez : Toutes mes félicitations, mon général !... Et mort à Tapioca !... Faut-il le faire fusiller tout de suite ?...
Alcazar : Pas question de le fusiller : il aura la vie sauve !...
Colonel Alvarez : Mais, mon général, c’est contraire à toutes les traditions. Le peuple serait déçu…
Tapioca : Le colonel a raison, général : de grâce, ne me faites pas grâce ! Vous voulez donc me déshonorer ?
Colonel Alvarez : Je me permets d’insister, mon général…
Alcazar : Ma décision est irrévocable : je vous laisse la vie sauve. Un avion se tiendra à votre disposition et vous conduira où il vous plaira d’aller.
Tapioca : Mais vous êtes fou ?...
Alcazar : Moi, non !... Lui ! (il désigne Tintin)... Ca garçon m’a fait jurer sur l’honneur que mon coup d’État se passerait sans effusion de sang !... Je suis désolé…
Tapioca : Je vois : un idéaliste, n’est-ce pas ?... Ces gens-là ne respectent rien, hélas ! pas même les plus vieilles traditions !
Alcazar : Oui, triste époque…

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 57


Dupont : Nous bander les yeux ?... Jamais de la vie : un Dupont veut voir la mort en face…
Dupond : Je dirais même plus : un Dupond veut voir la fort en masse !...
Militaire : Encore une chance pour vous : cette musique donne un petit air de fête, pas vrai ?
[…]
Militaire : Apprêtez !... A-r-r-r-mes !
Dupond : (au peloton d’exécution) Tu n’aurais pas une parole historique, par hasard ?...
Dupont : (au peloton d’exécution) Euh… « Santhéodoriens, je vous ai compris »… Ça irait, tu crois ?...

  • Tintin et les Picaros, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1976, t. 23, p. 60


Tintin et l’Alph-Art, 1986[modifier]

Bianca Castafiore : Ah, cet Alph-Art ! C’est un véritable retour aux sources, aux grottes de Castamura, non de Lascaux… enfin, bref, c’est l’art de notre temps. On en revient aux origines de la civilisation, quoi ! La roue, le feu, l’œuf dur… que sais-je encore ? C’est génial, mon cher Ramo, gé-nial !
  • Tintin et l’Alph-Art (1986), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 2004, t. 24, p. 8-9


Bianca Castafiore : (devant un tableau représentant un gigantesque « K ») Oh, cette œuvre ! Elle est faite pour vous, Capitaine… Un « K » comme Karbock !
Haddock : Moi, c’est Haddock, Madame Bianca !
Bianca Castafiore : Oh, mon Dieu, où ai-je la tête ? (et désignant une autre toile) Alors, voilà l’œuvre qui vous attends : « A » comme Addock !
Haddock : Haddock s’écrit avec un H, madame
Ramo Nash : Dans ce cas, j’ai ce qu’il vous faut, Monsieur Haddock… Ce H en plexi !... C’est non seulement de l’Alph-Art, mais du person Alph-Art !...

  • Tintin et l’Alph-Art (1986), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 2004, t. 24, p. 9


Tournesol : Tiens, qu’est-ce que c’est que ça ?
Haddock : Ça, c’est une œuvre de Ramo Nash.
Tournesol : Je le vois bien, saperlipopette, que c’est un H !... Mais ça sert à quoi ?
Haddock : À rien !... À rien du tout !... C’est une œuvre d’art. Et une œuvre d’art, ça ne sert à rien ! C’est ça l’art !

  • Tintin et l’Alph-Art (1986), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 2004, t. 24, p. 12


Garde : (à Tintin) Allons, debout ! En avant ! L’heure a sonné de vous transformer en César…
  • Il s’agit de la dernière réplique présente dans le scénario de cette aventure de Tintin laissée inachevée à la suite de la mort d’Hergé.
  • Tintin et l’Alph-Art (1986), Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 2004, t. 24, p. 52


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