Le Retour du Grand Blond

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Le Retour du Grand Blond est un film comique français sorti en 1974, écrit par Francis Veber et Yves Robert et réalisé par Yves Robert. Les dialogues sont de Francis Veber. Ce film fait suite au film Le Grand Blond avec une chaussure noire sorti deux ans plus tôt.

Citations[modifier]

colonel Toulouse : Oui !
Perrache : (il entre dans le bureau du colonel) Bonjour Monsieur.
colonel Toulouse : Gardez votre manteau mon p'tit Perrache, nous sortons. Nous allons présenter nos devoirs à notre nouveau ministre.
Perrache : Il vient de l'Agriculture. Il a 45 ans, une femme imbaisable… et 4 enfants. Ce qui tendrait à prouver qu'il est capable du pire. (plan suivant : le ministre est accoudé à son aquarium et Perrache est en voix-off) Il a aussi une passion pour les poissons japonais…
(Cette séquence est séparée en deux par le plan où le capitaine Cambrai donne le dossier du Grand Blond au ministre de la Défense. La discussion continue lorsque la voiture du colonel Toulouse accompagné de Perrache arrive au ministère.)
Perrache : …Il aime bien faire des phrases. Il est content de lui et glissant comme une savonnette. Il a une maîtresse de 22 ans chez qui nous avons placé des micros depuis deux jours. Il l'appelle « mon petit voyou » et elle l'appelle « mon grand bouc ».
colonel Toulouse : (en sortant de la voiture, songeur) Le Grand Bouc.



Perrache : …« Non, François Perrin, tu n'es pas mort pour rien. »
colonel Toulouse : (le colonel Toulouse retire le papier de la machine à écrire) On ne vous demande pas de juger, mais de taper cette foutue nécrologie. (Le colonel lit la nécrologie) « François Perrin mort en mission sur une terre étrangère, héroïque soldat de l'ombre, défenseur clandestin des libertés. La France toute entière et le monde libre te doivent reconnaissance et admiration… »
Perrache : Vous croyez pas que c'est un peu trop ça ?
colonel Toulouse : Non, c'est pas trop. C'est con, mais c'est pas trop. « François Perrin, tu paraissais éternel… »



colonel Toulouse : Oh ! Ne faites pas cette tête, mon p'tit Perrache. Hein.
Perrache : Il devait jouer à Gaveau mercredi.
colonel Toulouse : Il n'a sans doute pas souffert. Et puis… Et puis, c'est une péripétie.
la standardiste : Colonel Toulouse ?
colonel Toulouse : (le colonel se dirige vers le standard) Oui.
la standardiste : Le capitaine Cambrai désire vous voir.
colonel Toulouse : (s'adressant à Perrache) Cambrai ?
Perrache : Le capitaine chez le ministre.
colonel Toulouse : Ah ! (s'adressant à la standardiste) Dites lui de prendre rendez-vous, je suis occupé. (s'adresse de nouveau à Perrache) C'est très… Tonic, ces cimetières marins. (le colonel lève son verre) Tchin !
Perrache : Tchin !
capitaine Cambrai : (il entre dans le bureau du colonel brusquement) Vous fêtez la mort de votre meilleur agent, mon Colonel ?
colonel Toulouse : Qui vous a dit d'entrer ?
capitaine Cambrai : J'ai quelqu'un à vous présenter. (Le thème musical du film à la flûte de pan commence, lugubre. Maurice Lefebvre apparaît dans l'encadrement d'une porte du couloir menant au bureau.)
capitaine Cambrai : Maurice Lefebvre… un ami… de François Perrin.
Maurice Lefebvre : (d'une petite voix) Bonjour Monsieur. «  Mon cher Maurice…  »
capitaine Cambrai : C'est une lettre du Grand Blond.
Maurice Lefebvre : «  Mon cher Maurice…  »
colonel Toulouse : De quel droit amenez-vous un civil dans ce bureau ?
capitaine Cambrai : Vous, c'est dans des cercueils que vous les ramenez, mon Colonel.
Maurice : «  Mon cher Maurice…  »
Cambrai : Nous vous écoutons, Monsieur Lefebvre.
Maurice : «  Mon cher Maurice…  » (le standard téléphonique sonne) «  Mon cher Maurice…  » téléphone, Monsieur.
(Perrache répond au téléphone. Le plan suivant montre François Perrin et Christine s'amuser, ainsi que les tueurs envoyés pour l'éliminer de l'autre côté du combiné)
Prince : Et bien, on n'y comprend rien. Je vous jure, on a fait notre travail… C'est incompréhensible, vraiment incompréhensible.
Perrache : Ne quittez pas. (dans le bureau du colonel, une musique caribéenne sort du combiné. Perrache pose le combiné sans raccrocher et s'entretient avec le colonel à voix basse)
Toulouse : (il se retourne avec un large sourire) Nous en étions resté à «  Mon cher Maurice  ».
Maurice : euh, «  Mon cher Maurice…  »
Toulouse : Mais de quoi m'accusez-vous exactement, Capitaine ?
Cambrai : D'avoir assassiné le Grand Blond. (d'un air goguenard, le colonel se retourne vers Perrache en se dirigeant vers le bureau) Ça vous amuse ? (Perrache et le colonel se mettent à frétiller au son du combiné) Je vous accuse également d'avoir fait tuer le colonel Milan en vous servant du Grand Blond. Monsieur Lefebvre n'a plus aucune raison de se taire, maintenant.
Maurice : «  Mon cher Maurice…  »
Cambrai : Oui, oui. Il va témoigner contre vous. (les deux, auprès du bureau, continue à s'amuser de la musique qui sort du combiné) Ça fait deux mois que j'attends ce moment. Les hommes comme vous déshonorent l'armée. Vous dormirez ce soir en prison, Colonel. Je suis ravis que ça vous amuse.
Perrache : (il reprend le combiné) Ne quittez pas surtout. (un autre titre musical commence et Perrache repose le combiné sans raccrocher)
Cambrai : Je vais terminer mon rapport. À votre place, je m'arrangerais pour éviter le déshonneur d'un jugement. (il quitte le bureau)
Toulouse : Mon cher Maurice. (en lui indiquant la sortie de la main)
Maurice : Oui ?
Cambrai : Venez Lefebvre !
Maurice : Oui.
Toulouse : Belle sorite. Un dossier sur cette petite vipère. Capitaine ! (il se précipite dans le couloir) Vous aimez la musique ?
Cambrai : Hein ?
Toulouse : Le Grand Blond est bien vivant. Il passe toujours mercredi prochain à Gaveau. Je vous laisse deux fauteuils d'orchestre ?



Perrache : (dans la voiture du colonel Toulouse) Faites comme à Orly et tout se passera très bien.
François Perrin : Mais il va se douter de quelque chose, il n'est pas ahuri à ce point là, votre ministre.
colonel Toulouse : Mais si, mais si.
le ministre de la Défense : (dans le cabinet du ministre) Je ne suis tout de même pas complétement ahuri, Capitaine.
capitaine Cambrai : Mais non, mais non, Monsieur le Ministre.
le ministre de la Défense : Expliquez-vous, bon Dieu ! C'est bien joli votre enquête, m'enfin il faut tout de même m'éclairer un peu.
capitaine Cambrai : Je vous répète que je ne peux rien affirmer sans preuve.
le ministre : (le ministre fait les cents pas) On me demande de faire revenir le Grand Blond : je fait revenir le Grand Blond. Et puis, on me dit « le Grand Blond est mort » : alors, je fais revenir le cadavre. On l'enterre. Et maintenant l'on me dit que le Grand Blond est ressuscité et on me demande de le mettre sur une mission. Excusez-moi, je suis un peu perdu, n'est-ce pas. Écoutez, j'ai passé deux ans à l'Agriculture et on ne m'a pas apporté ce genre d'embrouille.


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