Le Miroir de Cassandre

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Une « montre à probabilité » accompagne l'héroïne tout au long du roman

Le Miroir de Cassandre est un roman de Bernard Werber paru aux éditions Albin Michel en 2009. Il raconte les péripéties d'une jeune fille qui, dotée du don de voyance, erre dans Paris en proie à un passé trouble, de même qu'à des visions d'attentats terroristes dont elle veut à tout prix éviter qu'ils ne se concrétisent. Cependant, à l'instar du mythe grec de Cassandre dont elle tient son prénom, personne (hormis éventuellement une joyeuse bande de clochards !) ne la croit.

Citations[modifier]

— Au sud, ils ont créé la bouche, avec une ville entière vouée à recevoir la nourriture (…) Au nord ils ont créé le trou du cul avec une zone destinée à évacuer les déchets (…)
— Beaucoup de grandes cités fonctionnent comme cela (…) Au sud l'approvisionnement. Au nord les déchets (…)
— Et l'on pourrait ajouter : à l'ouest les riches, à l'est les pauvres. Le matin les ouvriers de l'est vont travailler dans les quartiers riches de l'ouest.

  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 34


Travail vient du latin « trépied », un supplice où l'on accrochait les esclaves par les pieds pour les battre.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 70


Il existe deux sortes d'entités qu'on ne connaît que par leurs prénoms : les clochards et les anges. Quand les clochards sont présentés aux actualités on inscrit « Ferdinand » ou « Albert » suivis des lettres SDF. Et les anges : Gabriel, Raphaël, Michael, etc. Pas de nom de famille.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 75


« La réalité, c'est ce que tu crois. »
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 116


Savoir et ne pas pouvoir convaincre les autres c'est peut-être frustrant, mais ne pas savoir et vivre comme les autres c'est bien pire.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 117


« Et l'ange appuie son doigt sur la lèvre du fœtus juste avant qu'il naisse et murmure : "Oublie toutes tes vies précédentes pour que leur souvenir ne te gêne pas dans cette vie-ci." C'est ce qui donne la gouttière au-dessus des lèvres du nouveau-né. »       — LA KABBALE
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 137


« Le futur s'écrit aujourd'hui. C'est parce que certains imaginent maintenant un monde meilleur que ce monde meilleur pourra un jour exister. Tout le bien qui est le nôtre actuellement a été pensé, ou rêvé, un jour par l'un de nos ancêtres. Si cet ancêtre n'y avait pas pensé, cela n'existerait pas. »
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 139


La vie est un éternel recommencement. Ce qu'on n'a pas compris la première fois nous est proposé une seconde fois. À peine différemment. Et si on ne comprend toujours pas, ça revient jusqu'à ce que la leçon soit parfaitement intégrée.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 146


Ce qui nous fait souffrir c'est la peur de se tromper dans nos choix, mais s'il n'y a plus de choix, il n'y a plus de souffrance.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 162


[L]a vie est un film qui finit mal.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 168


« Ce qu'on te reproche, cultive-le, c'est toi. »       — Jean Cocteau
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 172


« Réussir, c'est aller d'échec en échec sans perdre l'enthousiasme. »       — Winston Churchill
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 173


« La dictature c'est : ferme ta gueule. La démocratie c'est : cause toujours. »
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 202


« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » —  Mark Twain
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 371


Toute une génération de fanatiques arrive pour détruire tranquillement la civilisation et réduire les libertés. Des barbares, comme par le passé. En plus, pour leur faciliter la tâche, on a inversé les valeurs et on les présente comme de sympathiques adversaires du capitalisme ! Les intellectuels de tout bord leur trouvent des excuses. Leurs meurtres sont non seulement impunis mais légitimés par une logique tordue à laquelle tout le monde croie. Rien ne pourra plus les arrêter. C'est comme un couteau qui s'enfonce dans un sac de blé. Ils sont pointus et durs, et nous sommes mous et fragiles. Ils ont un discours primaire et nous leur opposons des arguments compliqués et confus. Ils vont forcément gagner. Ils ont déjà gagné.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 396-97


[L']humanité entière est devenue folle, fascinée par sa propre autodestruction. Elle fabrique le poison pour se détruire et admire son agonie, elle la présente même en spectacle son et lumière tous les soirs aux actualités.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 397


[À] présent, se reproduire sans retenue ni contrôle était considéré comme un des droits fondamentaux de tout être humain. Juste par narcissisme, pour se voir soi-même reproduit en plus petit ; par nationalisme pour engendrer de futurs soldats qui défendront des drapeaux d'une couleur ou d'une autre ; par mysticisme pour faire plaisir au prêtre qui a dit «  croissez et multipliez », pour être les futurs martyrs des guerres saintes ; ou par intérêt pécuniaire comme c'est le cas en Chine où les gens font des enfants pour assurer leurs vieux jours.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 412-13


[J']ai juste envie de me déconnecter des autres. Tous ces gens sont trop agités et trop nerveux pour mon niveau de sensibilité. Leurs préoccupations me semblent puériles. Ils n'agissent que pour réduire leur peur. Ils n'ont aucune ambition honorable. Pour eux, réussir c'est posséder de l'argent, de l'influence sur les gens, des animaux et des objets. Ils veulent les privilèges et les honneurs. Ils veulent les machines avec des boutons sur lesquels ils pourront appuyer. Ils accumulent des biens dont ils n'ont pas besoin avec pour seul objectif d'en avoir plus que les autres.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 416


Ils sont comme ces animaux de zoo qu'on ne peut pas libérer parce qu'ils ont trop peur du monde extérieur (...) Mais la vie c'est aussi prendre des risques, c'est l'aventure, la possibilité d'échouer et de mourir. Si vous ne le faites pas, vous resterez des zombies. Prenez vos vies en main ou vous ne serez toujours que des esclaves.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 419


« On n'est pas obligé d'aimer nos parents. Et eux ne sont pas obligés de nous aimer en retour. » (...) L'amour filial est une invention marketing pour vendre des jouets à Noël, des chemises pour la fête des Pères et des robots de cuisine pour la fête des Mères.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 423


C'est au nom de la liberté que les gens manifestent pour avoir le droit de rester esclaves. C'est au nom de l'amour de leur patrie ou de leur religion qu'ils tuent leur prochain. Ils n'aiment pas ceux qui les libèrent et leur ouvrent les yeux, ils adorent ceux qui les terrorisent et les abreuvent de mensonges.
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 453


« Quand je veux éteindre mon cerveau, je vais à ma télévision ; quand je veux allumer mon cerveau, je vais à mon ordinateur. »       — Steve Jobs
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 481


Il faut que vous sachiez que la déchéance se passe en trois étapes. La première, c'est quand on ne peut plus s'empêcher de se gratter. La seconde, c'est quand on se met à parler tout seul. Et la troisième, c'est quand on devient complètement fou. La plupart des clochards finissent cinglés, vous le saviez ?
  • Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber, éd. Albin Michel, 2009, p. 555


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