Le Gentleman d'Epsom
Le Gentleman d'Epsom est un film réalisé en 1962 par Gilles Grangier. Les dialogues sont signés Michel Audiard.
Citations
[modifier]Jean Gabin
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Citation choisie pour le 27 mars 2011.
Charles Millot
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Jean Lefebvre
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Louis de Funès
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Dialogues
[modifier]Le Commandant : O tempora O mores.
Lucien : Quoi ?
Le Commandant : C'est du latin, ça veut dire drôle d'époque. Et quand je dis drôle d'époque je minimise. En réalité nous assistons au triomphe de la subversion, au renversement des valeurs. Mais dites-vous bien messieurs que la subversion ne date pas d'hier : je l'ai vue naître, moi, en 27, lorsqu'on a monté les hussards sur des motocyclettes. J'ai préféré ne pas participer à cette mascarade, car voir Saumur transformé en garage et le cadre noir en bleu de mécanicien c'est plus qu'un honnête homme ne pouvait en supporter et c'est pourquoi j'ai rendu ma cravache, mon képi et mes éperons. L'odeur du crottin, soit, mais l'odeur du cambouis, non !
Le Commandant : Mon p'tit Lucien... Vous permettez que je vous appelle Lucien ?
Lucien : Je ne permets pas, je préconise.
Le Commandant : Qu'est-ce que c'est que ça ?
Béatrice : Oh rien. Quelques intégrales, des vérifications sur les théories des groupes. C'est assez nouveau, c'est intéressant comme tout. Ça ne te dit rien ?
Le Commandant : Si je comprenais quelque chose aux mathématiques, j'aurais fait l'artillerie comme Bonaparte et comme ton grand père. L'uniforme m'aurait plu, noir avec une bande rouge.
Le Commandant : Jouez-vous toujours au billard avec le baron Emblin ?
Hubert : Non !
Le Commandant : Ah.
Hubert : Nous n'avons jamais joué au billard, mais au bridge.
Le Commandant : Oui, mais enfin c'est la même chose.
Hubert : Je n'avais pas remarqué.
Le Commandant : Si, si. C'est la même chose quant au résultat : il ne jouera plus avec vous. À rien.
Hubert : Peut-on savoir ?
Le Commandant : Le baron est toujours administrateur de la banque de Paris ?
Hubert : Il en est même président directeur général.
Le Commandant : Je viens de lui foutre un chèque sans provisions.
Hubert : Quoi !
Le Commandant : Eh, qu'est-ce que vous voulez, mon cher : une soirée vaguement russe, vous savez ce que c'est, enfin si vous ne le savez pas je vous l'apprends, à l'heure actuelle on ne peut plus se conduire en gentleman sans friser les deux cents billets.
Hubert : Et qu'est-ce que vous allez faire ?
Le Commandant : De la prison.
Le Commandant : Rappelez-vous que dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance : le cyanure ou la loyauté.
Charly : Et en attendant ?
Le Commandant : En attendant, la tactique de César et de Bonaparte : le tout sur le tout.
Charly : Une petite association vous intéresserait pas, non ?
Le Commandant : J'ai horreur des mutuelles.