Le Gentleman d'Epsom

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Le Gentleman d'Epsom est un film réalisé en 1962 par Gilles Grangier. Les dialogues sont signés Michel Audiard.

Citations[modifier]

Jean Gabin[modifier]

Le cheval est capricieux par nature et quand par surcroît il est toxicomane, le pire est à craindre, mon cher.

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


En ce moment je suis sur une petite affaire dans le Marais. C'est le seul quartier possible, d'ailleurs. Parce que maintenant l'île Saint-Louis est devenue un cloaque. Un camps pour rapins milliardaires et Péruviens pervertis.

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


La valse triste, le troisième violon qui joue faux, le maître d'hôtel qui a un œil sur la steppe et l'autre sur l'addition. Avoue que rien n'est changé.

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


On a beau savoir que la Bourse est la nécropole des dots bourgeoises, vous vous êtes révélé fossoyeur d'élite !!

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Jamais un cheval à moins de 10 contre 1 ! C'est une règle chez moi ! Mais si les cotes minables vous interèssent, personne ne vous empêche d'acheter une boule de verre, du marc de café, une pendule, ou pourquoi pas, un billet de loterie ! Je suis expert moi, je suis pas fakir !

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Nous n'avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j'étais à Saumur. J'apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j'enseignais le trot raccourci !

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


J'ai été assez longtemps dans l'armée pour avoir une certaine expérience de la trahison.

  • Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Charles Millot[modifier]

Un soir des années trente, le Commandant Briand-Charmery est entré ici à cheval. Il était alors amoureux de Lulu de Montparnasse. Lulu occupait tous les soirs la table à droite de l'orchestre et dînait toujours torse-nu. Une reine ! La nuit dont je vous parle a duré soixante heures sans que personne ne sorte. le Commandant appelait Lulu Sonia et voulait l'épouser devant l'archimandrite de Saint-Petersbourg. Il avait bu comme un Romanov.

  • Charles Millot, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Jean Lefebvre[modifier]

Chef d'escadron en retraite, ancien écuyer du cadre noir, il est cité dans tous les manuels d'hippologie de 1912 à nos jours. Les propriétaires se le disputent. Ouais. Il a des mots magiques. Il souffle dans les narines des chevaux. Ouais ! Il leur parle.

  • Jean Lefebvre, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Louis de Funès[modifier]

Petit fils d'auvergnat, fils d'auvergnat, crocodile moi-même, je refais mes additions toutes les nuits, infatigable au bénéfice, jamais d'indigestion, serpent boa. Vous pouvez pas vous rendre compte, vous c'est Saumur, les grandes écoles, on n'est pas du même milieu.

  • Louis de Funès, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Dialogues[modifier]

Le Commandant : O tempora O mores.
Lucien : Quoi ?
Le Commandant : C'est du latin, ça veut dire drôle d'époque. Et quand je dis drôle d'époque je minimise. En réalité nous assistons au triomphe de la subversion, au renversement des valeurs. Mais dites-vous bien messieurs que la subversion ne date pas d'hier : je l'ai vue naître, moi, en 27, lorsqu'on a monté les hussards sur des motocyclettes. J'ai préféré ne pas participer à cette mascarade, car voir Saumur transformé en garage et le cadre noir en bleu de mécanicien c'est plus qu'un honnête homme ne pouvait en supporter et c'est pourquoi j'ai rendu ma cravache, mon képi et mes éperons. L'odeur du crottin, soit, mais l'odeur du cambouis, non !

  • Jean Gabin, Franck Villard, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Le Commandant : Mon p'tit Lucien... Vous permettez que je vous appelle Lucien ?
Lucien : Je ne permets pas, je préconise.

  • Jean Gabin, Franck Villard, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Le Commandant : Qu'est-ce que c'est que ça ?
Béatrice : Oh rien. Quelques intégrales, des vérifications sur les théories des groupes. C'est assez nouveau, c'est intéressant comme tout. Ça ne te dit rien ?
Le Commandant : Si je comprenais quelque chose aux mathématiques, j'aurais fait l'artillerie comme Bonaparte et comme ton grand père. L'uniforme m'aurait plu, noir avec une bande rouge.

  • Jean Gabin, Josée Steiner, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Le Commandant : Jouez-vous toujours au billard avec le baron Emblin ?
Hubert : Non !
Le Commandant : Ah.
Hubert : Nous n'avons jamais joué au billard, mais au bridge.
Le Commandant : Oui, mais enfin c'est la même chose.
Hubert : Je n'avais pas remarqué.
Le Commandant : Si, si. C'est la même chose quant au résultat : il ne jouera plus avec vous. À rien.
Hubert : Peut-on savoir ?
Le Commandant : Le baron est toujours administrateur de la banque de Paris ?
Hubert : Il en est même président directeur général.
Le Commandant : Je viens de lui foutre un chèque sans provisions.
Hubert : Quoi !
Le Commandant : Eh, qu'est-ce que vous voulez, mon cher : une soirée vaguement russe, vous savez ce que c'est, enfin si vous ne le savez pas je vous l'apprends, à l'heure actuelle on ne peut plus se conduire en gentleman sans friser les deux cents billets.
Hubert : Et qu'est-ce que vous allez faire ?
Le Commandant : De la prison.

  • Jean Gabin, Jean Martinelli, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Le Commandant : Rappelez-vous que dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance : le cyanure ou la loyauté.
Charly : Et en attendant ?
Le Commandant : En attendant, la tactique de César et de Bonaparte : le tout sur le tout.

  • Jean Gabin, Jean Lefebvre, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


Charly : Une petite association vous intéresserait pas, non ?
Le Commandant : J'ai horreur des mutuelles.

  • Jean Lefebvre, Jean Gabin, Le Gentleman d'Epsom (1962), écrit par Michel Audiard


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