Laurence Anyways

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Laurence Anyways est un film franco-québécois, écrit et réalisé par Xavier Dolan, sorti en 2012. Il reçoit plusieurs récompenses.

Citations[modifier]

Michel Lafortune : Je vous ai vue rentrer, ce matin, c'est... C'est une révolte ?
Laurence (murmure à son oreille) : Non sire, c'est une révolution.


Laurence (qui perd son emploi à l'université à cause des médisances de familles d'étudiants conservatrices) : Et la justice ?
Le président de l'université : Elle en prend plein la gueule, la justice, Laurence.


Le président de l'université : Vous entamez votre premier roman, Laurence...

Michel Lafortune : S'te plaît, là...
Le président de l'université (l'interrompt et se reprend) : Votre premier recueil. Vous pouvez perdre votre temps puis votre argent avec des recours - que vous pourriez gagner, après deux ans d'avocasseries plates, d'audiences médiatisées, de factures exorbitantes pour des frais de services... ou vous pouvez voir tout ça comme une occasion en or de plonger dans le travail, d'entamer votre carrière...

Laurence : Donc si je comprends bien, vous essayez de me manipuler en me prêtant des intentions bohémiennes qui sous-entendent que je n'ai besoin d'aucune stabilité financière et que la vie est un rêve pour les gens de lettres. C'est ça ?


Stéfie Bellair : C'est vrai que... C'est spécial.
  • Monia Chokri, Laurence Anyways (2012), écrit par Xavier Dolan


Fred : Sky's the limit !


La serveuse : C'est juste pour le look, ou... ? C'est parce qu'on se demandait, dans les cuisines... Vous savez, on en voit beaucoup, dans les rues. Elles font ce métier... Êtes-vous ensemble ? Cute couple. Ça doit passer pas inaperçu.

Fred (brise son assiette d'un coup de poing, la renverse par terre et se lève) : Ostie de grosse vache !
La serveuse : M... mademoiselle, on peut rester polis...
Fred : A-t-on gardé les cochons ensemble, toi puis moi ? C'est quoi ces questions de lot de colon sale, de mangeux de marde ?
La serveuse : Mais, je suis curieuse, c'est normal que ça... (Fred brise un objet par terre.) Hey ! Vous cherchez le trouble, là ? Relax, c'est samedi, c'est qu'y a du monde, c'est samedi puis on peut pas bruncher ?
Fred : Elle est où, ta gérante ?
La serveuse : La gérante ? C'est moi la gérante.
Fred : Ah ouais ?
La serveuse : Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Fred : Je vais te dire ce que tu peux faire pour moi. Tu vas voir, c'pas compliqué. Tu m'parles pas. Tu m'poses pas d'questions. Tu me poses pas de p'tits commentaires de crisse de bitch de tart puis ça finit là ! Hey ! Ya tu rien qu'au coin de panais où ce qu'on peut vivre quand on n'a pas de friteuse pis de clôtures vertes, esti ! Ya tu rien qu'un coin de rue où ce qu'on peut respirer le même air sans se faire regarder de travers dans cette trou de cul de ville là ?
La serveuse : Hé, arrêtez, vous faites peur aux clients !

Fred : Je fais peur aux clients ? JE fais peur aux clients ? Oh, ben, elle est bonne celle-là, tanarnak. Il doit leur faire peur en Christ, lui, avec son Cutex, lui, hein ? Oh, ça fait peur, ça, hein ? Tout le monde chie dans ses culottes. Ostie ! Regarde-moi dans les yeux, regarde-moi quand j'te parle. As-tu magaziné une perruque pour ton cheum, toi ? Hein ? Non, hein ? As-tu déjà eu peur, quand il sort de chez vous, qu'il se fasse tabasser dans la rue, pis qu'il te revienne pas en un morceau ? Hein ? Tu marches-tu dans mes bottes, toi, crisse ? T'as vécu ma vie ? Non. Je te permets pas de rentrer dans notre vie puis de poser des questions. T'as aucun droit sur moi ! Tu n'as pas le droit de nous parler ! Tu pognes ton café, tu sers tes assiettes, tu prends ton huit piastres, pis tu fermes ton ostie de gueule ! (Elle prend ses affaires et s'apprête à quitter la salle avec Laurence.) Hey ! Samedi matin... Give me a fucking break !


Laurence : J'ai jamais eu l'impression que t'étais ma mère.
La mère de Laurence : Ben moi j'ai jamais eu l'impression que t'étais mon fils. (Silence.) Par contre j'ai l'impression que t'es ma fille.


Citations au sujet du film[modifier]

Melvil Poupaud[modifier]

Je ne me suis jamais senti mal à l’aise avec le personnage, avec l’idée de sa transformation. Peut-être aurais-je eu un peu de difficulté à assumer plus jeune, mais le fait d’avoir quarante piges maintenant, je me sens apaisé par rapport à certains trucs. Je crois que j'attendais ce grand rôle depuis longtemps en fait, ça m'a reboosté, ça m'a redonné de l'énergie pour tourner avec d'autres cinéastes.
  • « Melvil Poupaud dans ‘Laurence Anyways’: « J’attendais ce grand rôle depuis longtemps » », Melvil Poupaud, Les Inrockuptibles, 19 mai 2012 (lire en ligne)


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