Langage

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Gilbert Keith Chesterton[modifier]

En matière de langage, qui est l'objet principal de la littérature, il est clair que les mots se dégradent perpétuellement. Ils cessent de dire ce qu'ils signifient ou de signifier ce qu'ils disent ; ils commencent toujours par signifier quelque chose qui non seulement est tout à fait différent, mais encore beaucoup moins défini et beaucoup moins fort. Et dans cette chute des symboles choisis par l'homme, pourrait bien se trouver un symbole de sa propre chute. Il a une difficulté à maîtriser sa langue, non seulement en tant qu'organe de la parole, mais dans le sens de langage parlé. Presque toujours s'il n'y prête pas attention, ce langage s'affole ou, pire encore, s'affaiblit.


Marthe Robert[modifier]

Tout jargon suppose une idéologie qui, pour une raison ou pour une autre, craint de se faire voir dans une trop grande clarté

  • Livre de lectures, Marthe Robert, éd. Grasset, 1977  (ISBN 87 4008 1[à vérifier : ISBN invalide]), p. 12

Paul Valery[modifier]

Mais cette fois, c'est notre sensibilité verbale qui s'est brutalisée, émoussée, dégradée... Le langage s'use en nous.
L'épithète est dépréciée. l'inflation de la publicité a fait tomber à rien la puissance des adjectifs les plus forts. La louange et même l'injure sont dans la détresse ; on doit se fatiguer à chercher de quoi glorifier ou insulter les gens !


Ian Watson[modifier]

Car nos langages se comportent comme des barrages entre la Réalité et notre Idée de la Réalité.

  • L'Enchâssement, Ian Watson (trad. Didier Pemerle), éd. Presses Pocket, 1985, p. 117


Dans ce plat pays tridimensionnel qui est le nôtre, les mots lancés ne brillent du feu de leur sens que dans un laps de temps dérisoire

  • L'Enchâssement, Ian Watson (trad. Didier Pemerle), éd. Presses Pocket, 1985, p. 123