Lénine

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Lénine (1920).

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine (1870-1924) fut un révolutionnaire communiste russe, principal dirigeant du parti bolchévique puis, à partir de la révolution d'octobre, de l'État soviétique.

Sommaire

Œuvres principales[modifier]

Que faire ?, février 1902[modifier]

Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. On ne saurait trop insister sur cette idée à une époque où l'engouement pour les formes les plus étroites de l'action pratique va de pair avec la propagande à la mode de l'opportunisme.
  • Œuvres, mai 1901-février 1902 (1902), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1965, chap. Que faire ?, février 1902, p. 376


L'impérialisme stade suprême du capitalisme, printemps 1916[modifier]

Seule la possession des colonies donne au monopole de complètes garanties de succès contre tous les aléas de la lutte avec ses rivaux, même au cas où ces derniers s'aviseraient de se défendre par une loi établissant le monopole d'État. Plus le capitalisme est développé, plus le manque de matières premières se fait sentir, plus la concurrence et la recherche des sources de matières premières dans le monde entier sont acharnées, et plus est brutale la lutte pour la possession des colonies.
  • Œuvres décembre 1915-juillet 1916 (1916), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1960, chap. L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, printemps 1916, p. 281


L'État et la Révolution, 1917[modifier]

Nous nous assignons comme but final la suppression de l'État, c'est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n'attendons pas l'avènement d'un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d'un homme à un autre, d'une partie de la population à une autre ; car les hommes s'habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission.
  • L'État et la Révolution (1917), Lénine, éd. de Pékin, 1978, chap. Chapitre IV. Suite. Explications complémentaires d'Engels, p. 102


L'État pourra s'éteindre complètement quand la société aura réalisé le principe : "De chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins", c'est-à-dire quand les hommes se seront si bien habitués à respecter les règles fondamentales de la vie en société et que leur travail sera devenu si productif qu'ils travailleront volontairement selon leurs capacités. "L'horizon borné du droit bourgeois", qui oblige à calculer avec l'âpreté d'un Shylock : "N'aurais-je pas travaillé une demi-heure de plus que le voisin ? N'aurais-je pas touché un salaire inférieur au sien ?" - cet horizon borné sera alors dépassé. La répartition des produits n'exigera plus alors le rationnement par la société des produits délivrés à chacun ; chacun puisera librement "selon ses besoins".
  • L'État et la Révolution (1917), Lénine, éd. de Pékin, 1978, chap. Chapitre V. Les bases économiques de l'extinction de l'État, p. 120


En attendant l'avènement de la phase "supérieure" du communisme, les socialistes réclament de la société et de l'État qu'ils exercent le contrôle le plus rigoureux sur la mesure de travail et la mesure de consommation ; mais ce contrôle doit commencer par l'expropriation des capitalistes, par le contrôle des ouvriers sur les capitalistes, et il doit être exercé non par l'État des fonctionnaires, mais par l'État des ouvriers armés.
  • L'État et la Révolution (1917), Lénine, éd. de Pékin, 1978, chap. Chapitre V. Les bases économiques de l'extinction de l'État, p. 121


La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »), 1920[modifier]

Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l'agréable voisinage des bandits. C'est là un compromis, à n'en pas douter. "Do ut des" (je te "donne" mon argent, mes armes, mon auto, "pour que tu me donnes" la possibilité de me retirer sain et sauf). Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu'il n'ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis "inadmissible en principe", ou pour dénoncer celui qui l'a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l'auto, aient pu s'en servir, ainsi que des armes, pour de nouveaux brigandages). Notre compromis avec les bandits de l'impérialisme allemand a été analogue à celui-là.
  • Lénine évoque le traité de paix de Brest-Litovsk signé avec l'Allemagne en 1918.
  • La maladie infantile du communisme (le gauchisme) (1920), Lénine, éd. de Pékin, coll. « Éditions en langues étrangères », 1976, chap. IV. Dans la lutte contre quels ennemis au sein du mouvement ouvrier le bolchevisme s'est-il développé, fortifié, aguerri ?, p. 21


Mais les révolutionnaires qui ne savent pas allier aux formes illégales de lutte toutes les formes légales sont de bien mauvais révolutionnaires. Il n'est pas difficile d'être un révolutionnaire quand la révolution a éclaté déjà et bat son plein ; quand tout un chacun s'y rallie par simple engouement, pour suivre la mode, parfois même pour faire carrière. Sa "libération" de ces piètres révolutionnaires, le prolétariat doit la payer plus tard, après sa victoire, par des efforts inouïs, par un martyre douloureux, pourrait-on dire. Il est beaucoup plus difficile — et beaucoup plus précieux — de se montrer révolutionnaire quand la situation ne permet pas encore la lutte directe, déclarée, véritablement massive, véritablement révolutionnaire, de savoir défendre les intérêts de la révolution (par la propagande, par l'agitation, par l'organisation) dans des institutions non révolutionnaires, voire nettement réactionnaires, dans une ambiance non révolutionnaire, parmi des masses incapables de comprendre tout de suite la nécessité d'une méthode d'action révolutionnaire. Savoir trouver, pressentir, déterminer exactement la voie concrète ou le tour spécial des événements, qui conduira les masses vers la grande lutte révolutionnaire véritable, décisive et finale : tel est le principal objet du communisme actuel en Europe occidentale et en Amérique.
  • La maladie infantile du communisme (le gauchisme) (1920), Lénine, éd. de Pékin, coll. « Éditions en langues étrangères », 1976, chap. X. Quelques conclusions, p. 97


Articles ou Discours d'avant 1914[modifier]

Conclusion de l'article « La Commune de Paris et les tâches de la dictature démocratique», in Prolétari n°8 du 17 juillet 1905[modifier]

Cette information nous apprend, tout d'abord, que l'entrée dans le gouvernement révolutionnaire de représentants du prolétariat socialiste aux côtés de la petite bourgeoisie est, sur le plan des principes, parfaitement acceptable et, dans des conditions déterminées, tout simplement obligatoire. Cette information nous montre ensuite que la tâche réelle dont la Commune a dû s'acquitter était avant tout la réalisation de la dictature non pas socialiste, mais démocratique, l'application de notre « programme minimum ». Enfin, cette information nous rappelle que, tirant la leçon de la Commune de Paris, nous devons imiter non ses erreurs (les communards n'ont pas pris la Banque de France, ils n'ont pas lancé d'offensive contre Versailles, n'avaient pas de programme clair, etc.), mais ces actions pratiques couronnées de succès qui nous montrent la voie à suivre. Nous ne devons pas emprunter le mot « Commune » aux grands combattants de 1871, nous ne devons pas répéter aveuglément chacun de leurs mots d'ordre, mais promouvoir clairement des mots d'ordre de programme et d'action qui répondent à la situation actuelle de la Russie et que l'on peut résumer ainsi: dictature révolutionnaire démocratique du prolétariat et des paysans.
  • Sur La Commune de Paris, Marx, Engels, Lénine, éd. Les Éditions du Progrès, Moscou, URSS, 1971, partie Lénine, chap. Conclusion de l'article « La Commune de Paris et les tâches de la dictature démocratique», p. 305


A propos des mots d'ordre et de la conception du travail social-démocrate à la Douma et en dehors, Social-Démocrate, n° 25, 8-21 décembre 1911 (Cent-Noirs contre cent Romanov, monarchie de type anglais contre république)[modifier]

Les ganaches libérales dissertent sur l'exemple d'une monarchie constitutionnelle de type anglais. Eh bien, si dans un pays aussi cultivé que l'Angleterre, qui n'a jamais connu le joug mongol, l'oppression de la bureaucratie, le déchaînement de la caste militaire, il a néanmoins fallu couper la tête à un bandit couronné pour apprendre aux rois à être des monarques "'constitutionnels", en Russie il faudra couper la tête à Cent Romanov au moins, pour enlever à leurs successeurs l'habitude d'organiser des bandes d'assassins Cent-Noirs et de déchaîner des pogromes. Si la social-démocratie a retenu quelque chose de la première révolution russe elle doit maintenant bannir de tous nos discours, de tous nos tracts le mot d'ordre de "à bas l'autocratie" qui s'est révélé inadapté et vague, et défendre exclusivement celui de "A bas la monarchie tsariste, vive la république".
  • Œuvres décembre 1910-avril 1912 (1911), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1968, chap. A propos des mots d'ordre et de la conception du travail social-démocrate à la Douma et en dehors, 8-21 décembre 1911, p. 341


Capitalisme et "parlement", 17 juin 1912[modifier]

Les vérités de la démocratie ne doivent pas nous cacher le fait, souvent négligé par les démocrates bourgeois, que les institutions représentatives engendrent inévitablement dans les pays capitalistes des formes originales d'influence du capital sur le pouvoir d'Etat. Nous n'avons pas de parlement, mais du crétinisme parlementaire parmi les libéraux, de la dépravation parlementaire parmi tous les députés bourgeois, nous en avons à revendre. Les ouvriers doivent bien assimiler cette vérité s'ils veulent apprendre à utiliser les institutions représentatives pour le développement de la conscience, de la cohésion, de l'efficacité, de l'activité de la classe ouvrière. Toutes les forces sociales hostiles au prolétariat - "bureaucratie", propriété foncière, capital - utilisent déjà ces institutions représentatives contre les ouvriers.
  • Œuvres avril 1912-mars 1913 (1912), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1969, chap. Capitalisme et "parlement", 17 juin 1912., p. 128


Les ouvriers et la Pravda, 29 août 1912[modifier]

La chronique de la vie ouvrière commence seulement à se développer et à s'affermir dans la Pravda (...) Le journal ouvrier est la tribune des ouvriers. Il importe de poser tour à tour, à l'échelle de toute la Russie, les questions relatives à la vie ouvrière en général et à la démocratie ouvrière en particulier. Les prolétaires de Pétersbourg en ont marqué le début. C'est à leur énergie que le prolétariat de Russie est redevable de son premier quotidien ouvrier, après les sombres années de stagnation sociale.
  • Œuvres avril 1912-mars 1913 (1912), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1969, chap. Les ouvriers et la Pravda, 29 août 1912, p. 304


"Avis et résolutions de la conférence du Comité Central du P.O.S.D.R. tenue à Cracovie avec les responsables du parti," février 1913[modifier]

Une grande tâche incombe à présent à la classe ouvrière, celle de procéder à l'éveil révolutionnaire et à l'éducation dans la lutte de toutes les masses démocratiques, de les diriger en vue du puissant assaut qui doit donner à la Russie la liberté et la république, une fois abattue la monarchie des Romanov.
  • Œuvres avril 1912-mars 1913 (1913), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1969, chap. Avis et résolutions de la conférence du Comité Central du P.O.S.D.R. tenue à Cracovie avec les responsables du parti," février 1913, p. 466


Russes et Nègres (fin janvier- début février 1913, publié en 1925)[modifier]

En Russie il y a 73% d'analphabètes, sans compter les enfants âgés de moins de neuf ans. Parmi les Nègres des Etats-Unis d'Amérique, il y avait en 1900 44, 5 % d'analphabètes. Ce pourcentage scandaleusement élevé d'analphabètes est une honte pour un pays civilisé, avancé comme la république d'Amérique du Nord (...) Le capitalisme ne peut donner une libération complète, ni même une égalité complète. Il est instructif de savoir que parmi les blancs d'Amérique le pourcentage des analphabètes n'est que de 6 %.
  • Œuvres avril 1912-mars 1913 (1913), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1969, chap. Russes et Nègres, fin janvier-début février 1913, p. 565-566


Articles ou Discours de 1914 à 1917[modifier]

La conférence des sections à l'étranger du P.O.S.D.R, 19 février-4 mars 1915[modifier]

Dans chaque pays , la lutte contre son propre gouvernement engagé dans la guerre impérialiste ne doit pas s'arrêter devant l'éventualité d'une défaite par suite de l'agitation révolutionnaire. La défaite de l'armée gouvernementale affaiblit le gouvernement, favorise la libération des nationalités qu'il opprime et facilite la guerre civile contre les classes au pouvoir. Appliquée à la Russie cette thèse est particulièrement juste. Une victoire de la Russie entraînerait un renforcement de la réaction mondiale et de la réaction à l'intérieur du pays et s'accompagnerait d'un asservissement complet des peuples dans les régions déjà conquises. C'est pourquoi la défaite de la Russie apparaît en tout état de cause comme un moindre mal.
  • Œuvres aout 1914-décembre 1915 (1915), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1960, chap. La conférence des sections à l'étranger du P.O.S.D.R, 19 février-4 mars 1915, p. 162


"Lettres de loin, lettre 1, la première étape de la première révolution", 7-20 mars 1917[modifier]

La première révolution et l'époque de contre-révolution qui l'a suivie (1907-1914) ont décelé le fond de la monarchie tsariste, l'ont poussée à son extrême limite, en ont mis à nu toute la pourriture et toute la turpitude, ont démasqué tout le cynisme et la corruption de la clique tsariste avec le monstrueux Raspoutine à sa tête, toute la férocité de la famille Romanov - ces massacreurs qui inondèrent la Russie du sang des Juifs, des ouvriers, des révolutionnaires, - ces "propriétaires fonciers", les premiers entre leurs pairs, possesseurs de millions de déciatines de terre, et prêts à commettre toutes les atrocités et tous les crimes, à ruiner et étrangler autant de citoyens qu'il le faudrait pour conserver leur propre "sacro-sainte propriété" et "celle de leur classe."
  • Œuvres aout 1916-mars 1917 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, chap. "Lettres de loin, lettre 1 La première étape de la première révolution", 7-20 mars 1917, p. 326


"Lettres de loin, lettre 2, le nouveau gouvernement et le prolétariat", 9-22 mars 1917[modifier]

Le prolétariat ne peut ni ne doit soutenir un gouvernement de guerre, un gouvernement de restauration. Ce qu'il faut pour combattre la réaction et repousser les tentatives éventuelles et probables des Romanov et de leurs amis en vue de rétablir la monarchie et de lever une armée contre-révolutionnaire, ce n'est pas du tout soutenir Goutchkov et cie, mais "organiser", élargir et affermir une milice "prolétarienne", armer le peuple sous la direction des ouvriers. Sans cette mesure principale, essentielle, fondamentale, il ne saurait être question d'opposer une résistance sérieuse à la restauration de la monarchie ou aux tentatives de ravir ou de rogner les libertés promises, ni de s'engager résolument dans la voie conduisant à la conquête du pain, de la "paix" et de la liberté.
  • Œuvres aout 1916-mars 1917 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, chap. "Lettres de loin, lettre 2 le nouveau gouvernement et le prolétariat", 9-22 mars 1917, p. 344-345


"Résolution du comité central du P.O.S.D.R., adoptée le 21 avril (4 mai)1917"[modifier]

Les propagandistes du Parti doivent dénoncer sans relâche l'infâme calomnie lancée par les capitalistes, selon laquelle notre Parti serait pour une paix séparée avec l'Allemagne. Nous considérons Guillaume II comme un bandit couronné méritant la mort au même titre que Nicolas II, et les Goutchkov allemands, c'est-à-dire les capitalistes allemands, comme des agresseurs des forbans et des impérialistes pareils aux capitalistes russes, anglais et autres ; nous sommes contre des négociations avec les capitalistes, pour des négociations et la fraternisation avec "les ouvriers et les soldats de tous les pays". Nous sommes convaincus que si le gouvernement Goutchkov - Milioukov s'efforce d'aggraver la situation, c'est parce qu'il sait que la révolution ouvrière commence en Allemagne et que cette révolution serait un coup porté aux capitalistes de tous les pays.
  • Œuvres Avril-juin 1917 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. "Résolution du comité central du P.O.S.D.R., adoptée le 21 avril (4 mai)1917", p. 199


"La guerre et la révolution, conférence faite le 14-27 mai 1917" (confrontation guerre révolutionnaire française de 1792-1793-Grande-Guerre de 1914)[modifier]

La guerre était en France le prolongement de la politique de la classe révolutionnaire qui fit la révolution, conquit la République, mata avec une énergie jusque-là inconnue les capitalistes et les grands propriétaires fonciers français, et qui, au nom de cette même politique et en la prolongeant mena contre l'Europe monarchique une guerre révolutionnaire. Tandis qu'aujourd'hui nous sommes en présence de deux groupes coalisés de puissances capitalistes (...) Je le souligne. Et il ne faut jamais se lasser de le souligner, car si nous l'oublions nous ne pourrons rien comprendre à la guerre actuelle, et nous serons alors complètement impuissants, à la merci de tout publiciste bourgeois qui nous glissera ses phrases mensongères.
  • Œuvres avril-juin 1917 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. "La guerre et la révolution", conférence faite le 14-27 mai 1917"., p. 411


Le Gouvernement provisoire a publié, il n'y a pas longtemps, une déclaration "révolutionnaire". Cela ne change rien à rien, et les capitalistes des autres pays plus experts que les nôtres dans l'art de duper les masses, ont depuis longtemps battu dans ce domaine tous les records du monde. Prenez l'histoire parlementaire de la France depuis que cette république prête assistance au tsarisme ; au cours des dizaines d'années d'histoire parlementaire de la France, il est des dizaines d'exemples où des manifestes pleins des mots les plus grandiloquents ont servi à couvrir la plus abjecte politique de rapines coloniales et financières. Toute l'histoire de la Troisième république est l'histoire de ces rapines. Ce sont là les sources d'où découle la guerre actuelle.
  • Œuvres avril-juin 1917 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. "La guerre et la révolution", conférence faite le 14-27 mai 1917", p. 418



Rapport sur la paix du 26 octobre(8 novembre) 1917[modifier]

La paix juste ou démocratique dont a soif l'écrasante majorité des classes ouvrières et laborieuses, épuisées, harassées, martyrisées par la guerre, dans tous les pays belligérants — la paix qu'exigent de la façon la plus résolue et la plus instante les ouvriers et les paysans russes depuis le renversement de la monarchie tsariste —, cette paix, le gouvernement estime qu'elle ne peut être qu'une paix immédiate, sans annexions (c'est-à-dire sans main-mise sur les terres étrangères, sans rattachement par la force de nationalités étrangères) et sans contribution de guerre.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Rapport sur la paix du 26 octobre-8 novembre 1917, p. 255


Rapport sur la terre du 26 octobre(8 novembre) 1917[modifier]

Nous estimons que la révolution a montré et démontré à quel point il est important que la question de la terre soit posé clairement. Le déclenchement de l'insurrection armée, de la deuxième révolution, la révolution d'octobre, prouve clairement que la terre doit être remise entre les mains des paysans. Un crime a été commis par le gouvernement aujourd'hui renversé et par les partis conciliateurs menchevik et socialiste-révolutionnaire qui sous différents prétextes, ont ajourné la solution de la question agraire, et ont de ce fait conduit le pays à la désorganisation et au soulèvement paysan.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Rapport sur la terre du 26 octobre-8 novembre 1917, p. 265


Discours sur la question de la presse du 4 (17) novembre 1917[modifier]

Nous ne pouvons pas donner à la bourgeoisie la possibilité de nous calomnier. Il faut tout de suite désigner une commission d'enquête sur la dépendance des journaux bourgeois à l'égard des banques. De quelle liberté ces journaux ont-ils besoin ? N'est-ce pas de la liberté d'acheter une grande quantité de papier et d'employer une grande quantité de barbouilleurs de papier ? Nous devons nous libérer de cette liberté de la presse qui est dans la dépendance du capital. Cette question a une importance de principe. Si nous marchons à la révolution sociale, nous ne pouvons ajouter aux bombes de Kalédine les bombes du mensonge.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Discours sur la question de la presse du 4-17 novembre 1917, p. 297-298


La question nationale, 22 novembre (5 décembre) 1917[modifier]

Quand on aborde la question nationale (…) il faut noter surtout la diversité des nationalités en Russie, où les Grands-Russes ne constituent qu'environ 40% de la population et où la majorité appartient à d'autres nationalités. Sous le tsarisme, l'oppression à l'égard de ces dernières était d'une cruauté et d'une stupidité incroyables, elle accumulait chez les nationalités, privées de droits égaux la haine la plus profonde contre les monarques. Rien d'étonnant si cette haine envers ceux qui interdisaient même l'usage de la langue maternelle, et condamnaient les masses populaire à l'analphabétisme, se reportait sur tous les Grands-Russes. On pensait que ces derniers voulaient, en tant que privilégiés, garder pour eux seuls les prérogatives que Nicolas II et Kerensky leur conservaient pieusement.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. La question nationale, 22 novembre-5 décembre 1917, p. 360


Articles et discours de 1918[modifier]

Comment organiser l'émulation 25-28 décembre 1917 (7-10 janvier 1918)[modifier]

Les écrivains bourgeois ont noirci et noircissent des montagnes de papier, en portant au nues la concurrence, l'initiative privée et autres magnifiques prouesses et appâts des capitalistes et de leur régime. On a reproché aux socialistes de méconnaître ces vertus et de ne pas vouloir compter avec la "nature humaine". Or, en fait le capitalisme a depuis longtemps remplacé la petite production marchande indépendante, où la concurrence pouvait dans des proportions plus ou moins larges développer l'esprit d'entreprise, l'énergie, les initiatives hardies par la grande, la très grande production industrielle, les sociétés par actions, les monopoles (...) Loin d'éteindre l'émulation, le socialisme crée au contraire pour la première fois la possibilité de la stimuler sur une vaste échelle, d'une façon véritablement massive, d'ouvrir à la majorité des travailleurs un champs d'actions où ils pourraient faire leurs preuves, déployer leurs facultés, révéler leurs talents, qui sont une source intarissable et intacte dans le peuple, et que le capitalisme écrasait, étouffait, broyait par milliers et millions.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917-1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Comment organiser l'émulation 25-28 décembre 1917 (7-10 janvier 1918), p. 423


Le grandiose remplacement du travail forcé par le travail pour soi, par le travail organisé méthodiquement à l'échelle gigantesque de l'Etat (et aussi, dans une certaine mesure, à l'échelle internationale, mondiale) exige également - outre les mesures «militaires» pour réprimer la résistance des exploiteurs - d'immenses efforts d'organisation, de la part du prolétariat et de la paysannerie pauvre. Cette tâche est inséparable de l'écrasement militaire, implacable, des esclavagistes d'hier (les capitalistes) et de la meute de leurs laquais, ces messieurs les intellectuels bourgeois. Nous avons toujours été les organisateurs et les chefs, c'est nous qui commandions. Voilà ce que disent et pensent les esclavagistes d'hier et leurs commis intellectuels. Nous voulons rester ce que nous étions, nous n'allons pas obéir à la «plèbe», aux ouvriers et paysans, nous ne nous soumettrons pas à eux, nous nous servirons de notre savoir pour défendre les privilèges du sac d'écus et la domination exercée sur le peuple par le capital.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917-1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Comment organiser l'émulation 25-28 décembre 1917-7-10 janvier 1918, p. 425


La Commune de Paris a fourni un grand exemple d'initiative, d'indépendance, de liberté de mouvement, d'élan vigoureux parti d'en bas, le tout allié à un centralisme librement consenti, étranger à la routine. Nos Soviets suivent la même voie. Mais ils sont encore «timides», ils n'ont pas encore pris tout leur élan, ils ne se sont pas encore engagés à fond dans leur nouveau, leur grand, leur fécond travail d'édification d'un régime socialiste (...) Il importe que toutes les «communes» - fabriques, villages, coopératives de consommation, comités de ravitaillement - entrent en émulation dans l'organisation pratique du recensement et du contrôle du travail et de la répartition des produits. Le programme de ce recensement et de ce contrôle est simple, clair, intelligible à tous : que chacun ait du pain, porte des chaussures solides et des vêtements en bon état, ait un logement chaud et travaille consciencieusement ; que pas un filou (pas un seul tire-au-flanc non plus) ne se promène en liberté, mais qu'il soit en prison ou qu'il purge une peine très sévère de travaux forcés ; que pas un riche enfreignant les règlements et les lois du socialisme ne puisse échapper au sort du filou, lequel sort doit en toute justice être le sien.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1917-1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Comment organiser l'émulation 25-28 décembre 1917-7-10 janvier 1918, p. 431


Déclaration de la fraction du P.O.S.D.R (Bolchevik), lue à la séance de l'assemblée constituante, 5 (18) janvier 1918[modifier]

Les débats que se sont déroulés tout au long de la journée ont montré jusqu'à l'évidence, que tout comme au temps de Kérenski, le parti des socialistes-révolutionnaires de droite nourrit le peuple de promesses. En paroles il lui promet tout ; mais en fait il a décidé de lutter contre le pouvoir des Soviets ouvriers, paysans et soldats, contre les mesures socialistes, contre la remise des terres et de tout le matériel aux paysans sans rachat, contre la nationalisation des banques, contre l'annulation de la Dette publique. Pour ne pas couvrir un seul instant les crimes des ennemis du peuple, nous déclarons quitter l'Assemblée constituante afin de laisser au pouvoir des Soviets le soin de résoudre définitivement la question de l'attitude à adopter vis-à-vis de la partie contre-révolutionnaire de l'Assemblée constituante.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Déclaration de la fraction du P.O.S.D.R (Bolchevik) lue à la séance de l'assemblée constituante 5 (18) janvier 1918, p. 449


Projet de décret sur la dissolution de l'Assemblée constituante, 6 (19) janvier 1918[modifier]

Les classes laborieuses ont pu se convaincre par leur expérience que le vieux parlementarisme bourgeois avait fait son temps, qu'il était absolument incompatible avec les tâches posées par la réalisation du socialisme, que seules des institutions de classe (telles que les Soviets) et non des institutions nationales sont capable de vaincre la résistance des classes possédantes et de jeter les fondements de la société socialiste. Tout refus de reconnaître la plénitude du pouvoir des Soviets et la république des Soviets, conquise par le peuple, toute attitude favorable au parlementarisme bourgeois et à l'Assemblée constituante, serait aujourd'hui un pas en arrière et signifierait la faillite de toute la Révolution ouvrière et paysanne d'Octobre...
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Projet de décret sur la dissolution de l'Assemblée constituante, 6 (19) janvier 1918, p. 454


... Il est clair que le reste de l'Assemblée constituante, ne pourrait, de ce fait, que jouer le rôle de paravent destiné à masquer la lutte des contre-révolutionnaires pour le renversement du pouvoir des Soviets. C'est pourquoi le Comité exécutif central décrète : l'Assemblée constituante est dissoute.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Projet de décret sur la dissolution de l'Assemblée constituante, 6 (19) janvier 1918, p. 455


Discours sur la dissolution de l'Assemblée constituante, prononcé à la séance du comité exécutif central 6 (19) janvier 1918[modifier]

La société bourgeoise, c'est toujours la guerre, c'est toujours le carnage ; et ceci a provoqué et aggravé le conflit entre l'Assemblée constituante et les Soviets. Et tous ceux qui nous reprochent de "disperser" aujourd'hui l'Assemblée constituante après l'avoir naguère défendue n'ont pas un grain de bon sens et ne font que des phrases pompeuses et vides. Car naguère, comparée au tsarisme et à la république de Kérenski, l'Assemblée constituante valait mieux pour nous que leurs fameux organismes de pouvoir ; mais à mesure que naissaient les Soviets, ceux-ci, bien entendu, en tant qu'organisations révolutionnaires du peuple tout entier, devenaient incomparablement supérieurs à tous les parlements du monde ; ce que je disais déjà en avril.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Discours sur la dissolution de l'Assemblée constituante, prononcé à la séance du comité exécutif central, 6 (19) janvier 1918, p. 458


Et par la volonté du pouvoir des Soviets, l'Assemblée constituante qui n'a pas reconnu le pouvoir du peuple, est dissoute.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. Discours sur la dissolution de l'Assemblée constituante, prononcé à la séance du comité exécutif central, 6 (19) janvier 1918, p. 460


"Radiogramme à tous, à tous (sic)" 22 janvier, (4 février) 1918[modifier]

Un certain nombre de journaux étrangers communiquent des informations mensongères sur le chaos et la terreur qui règneraient à Pétrograd, etc. Toutes ces informations sont absolument fausses. Le calme le plus absolu règne à Pétrograd et à Moscou. Aucune arrestation de socialistes n'é été opérée(...) L'autorité du pouvoir des Soviets ukrainiens de Kharkov est totalement reconnue. Dans la région du Don, 46 régiments cosaques se sont soulevés contre Kalédine. Orenbourg a été pris par les autorités des Soviets, et le chef des Cosaques, Doutov, est défait et s'est enfui. En Finlande, la victoire du gouvernement ouvrier finlandais se consolide rapidement et les troupes de la garde blanche contre-révolutionnaire sont refoulées vers le nord ; la victoire des ouvriers sur elles est assurée.
  • Œuvres septembre 1917-février 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1958, chap. "Sur la phrase révolutionnaire", 22 janvier (4 février) 1918, p. 535


"Sur la phrase révolutionnaire" (21 février 1918)[modifier]

La phrase révolutionnaire est le plus souvent un mal dont souffrent les partis révolutionnaires dans les moments où ceux-ci réalisent de près ou de loin la liaison, la réunion, l'interpénétration d'éléments prolétariens et petits-bourgeois et où le cours des évènements révolutionnaires connaît de brusques et importants revirements. La phrase révolutionnaire c'est la répétition des mots d'ordre révolutionnaires sans égard aux circonstances objectives, au changement marqué par les derniers évènements en date, à la situation du moment. Des mots d'ordre excellents, qui entraînent et enivrent, mais sont dépourvus de base solide, telle est l'essence de la phrase révolutionnaire.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Sur la phrase révolutionnaire", 21 février 1918, p. 11


"De la gale" (22 février 1918)[modifier]

La gale est un mal douloureux. Et quand c'est la gale de la phrase révolutionnaire qui s'empare des gens, le seul fait d'observer cette maladie provoque des souffrances sans nom (…) (…) Si après maints efforts déployés en toute conscience pour obtenir une paix générale et juste, il apparaissait en fait que cette paix ne peut pas être obtenue en ce moment n'importe quel moujik comprendrait qu'il faut bien accepter une paix non point générale mais séparée et injuste. Le moujik, fut-il le plus fruste et le plus illettré le comprendrait et tiendrait en estime le gouvernement qui lui procurerait même une telle paix. Il a fallu que des bolcheviks attrapent la vilaine gale de phrase pour oublier tout cela et provoquer chez les paysans le mécontentement le plus légitime à leur égard quand cette gale eût amené l'Allemagne vorace à déclencher une nouvelle guerre contre une Russie fatiguée !
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "De la gale", 22 février 1918, p. 29-30


Le traité de Brest-Litovsk : "une leçon dure mais nécessaire" (25 février 1918)[modifier]

C'est un crime, du point de vue de la défense de la patrie, que d'accepter le combat avec un ennemi infiniment plus fort et mieux préparé lors que notoirement on n'a pas d'armée. Force nous est, du point de vue de la défense de la patrie, de signer la plus dure, la plus oppressive, la plus barbare et la plus honteuse des paix non pas pour "capituler" devant l'impérialisme, mais pour apprendre à le combattre et s'y préparer d'une façons sérieuse et efficace.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Le traité de Brest-Litovsk : "une leçon dure mais nécessaire", 25 février 1918, p. 59


Nous avions jusqu'ici devant nous des ennemis lamentables, vils et dignes de mépris (du point de vue de l'impérialisme mondial), un Romanov imbécile, un Kerensky tranche-montagne, des bandes d'élèves-officiers et de fils à papa. Et maintenant se dresse contre nous le géant de l'impérialisme mondial, supérieurement équipé au point de vue technique et admirablement organisé. Il faut se battre contre lui. Il faut savoir se battre contre lui. (...) Cette lutte n'éclatera que lorsque la révolution socialiste embrasera les pays impérialistes avancés.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Le traité de Brest-Litovsk : "une leçon dure mais nécessaire", 25 février 1918, p. 60


Leçon sérieuse et responsabilité sérieuse (5 mars 1918)[modifier]

Nos tristes "hommes de gauche" qui publient depuis hier leur propre journal, le Kommounist (il faudrait ajouter communiste d'avant l'époque de Marx) se dérobent à la leçon et aux leçons de l'Histoire, ils se dérobent à leur propre responsabilité (...) Hélas ! Leurs efforts sont impuissants à démentir les faits. Les faits sont têtus, dit avec raison un proverbe anglais. C'est un fait que, depuis le 3 mars, à une heure de l'après-midi, lorsque les Allemands ont cessé les opérations militaires, jusqu'au 5 mars à 7 heures du soir, moment où j'écris ces lignes, nous bénéficions d'une trêve et que nous avons déjà profité de ces deux jours pour assurer la défense effective (se traduisant par des actes et non par des phrases) de la patrie socialiste.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Leçon sérieuse et responsabilité sérieuse", 5 mars 1918, p. 75


L'Histoire connaît plusieurs de ces traités de paix et de ces guerres. Plusieurs exemples de trêve. Plusieurs déclarations de guerre par l'envahisseur. Plusieurs exemples d'alliance entre une nation opprimée et celle qui opprime, rivale de la nation conquérante et tout aussi conquérante (avis aux partisans de la guerre révolutionnaire sans recours à l'aide des impérialistes ! ). Ainsi s'est faite l'Histoire. Il en fut ainsi. Il en sera ainsi.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Leçon sérieuse et responsabilité sérieuse", 5 mars 1918, p. 80


Pour le premier anniversaire de la Révolution russe (12 mars 1918)[modifier]

Les ennemis auxquels nous avons eu affaire jusqu'à présent : Romanov, Kerensky et la bourgeoisie russe — stupide, inorganisée, inculte, qui baisait la botte de Romanov et qui se mit ensuite à fuir avec des traités secrets dans sa poche — ces ennemis représentent-ils quoi que ce soit en comparaison de cette bourgeoisie internationale qui a fait de toutes les conquêtes de l'esprit humain une arme servant à réprimer la volonté des travailleurs et qui a su adapter toute son organisation à l'extermination des hommes ?
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Discours prononcé au Soviet de Moscou des députés, ouvriers, paysans et soldats le 12 mars 1918", p. 169


"Discours au meeting du manège Alexeevski, 7 avril 1918"[modifier]

Ce n'est qu'aujourd'hui en me retournant sur le chemin parcouru et en voyant toute l'impuissance de la bourgeoisie, toute l'insignifiance des intellectuels saboteurs que je mesure l'énorme pas en avant que nous avons fait. Et pour continuer d'avancer avec succès, nous devons secouer l'ignorance et l'incurie, ce qui est beaucoup plus difficile que de renverser l'idiot Romanov ou ce benêt de Kérenski (...) Nous devons maintenant payer pour tout l'héritage du tsarisme, les régimes de Nicolas et de Kérenski. Quand nous aurons vaincu la désorganisation et l'apathie, nous arriverons par un travail incessant, à la grande victoire du socialisme."
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Discours au meeting du manège Alexeevski, 7 avril 1918", p. 232


Séance du comité exécutif central de Russie : conclusions sur le rapport au sujet des tâches immédiates (29 avril 1918)[modifier]

Nous n'imaginons pas d'autre socialisme que celui qui se fonde sur les leçons découlant de la grande civilisation capitaliste. Le socialisme sans poste, sans télégraphe, sans machine est une phrase absolument creuse. Mais il est impossible de balayer d'un seul coup le milieu bourgeois et les habitudes bourgeoises, car nous avons besoin de l'organisation sur laquelle repose toute la science et toute la technique moderne. Parler à ce propos de fusil c'est la plus grande des sottises. Il dépend du degré d'organisation du peuple tout entier que l'ensemble de la population paie l'impôt sur le revenu, que l'obligation du travail soit instituée, que chacun soit enregistré ; tant qu'il n'est pas enregistré il faut que nous le payions. Quand Boukharine dit qu'il ne voit pas le principe, il est à côté du sujet.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Séance du comité exécutif central de Russie : conclusions sur le rapport au sujet des tâches immédiates", 29 avril 1918, p. 323


Esquisse d'un plan de travaux scientifiques et techniques (Ecrit en avril 1918 et publié en 1933)[modifier]

Une attention particulière doit être portée à l'électrification de l'industrie et des transports et à l'emploi de l'électricité dans l'agriculture.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Esquisse d'un plan de travaux scientifiques et techniques, écrit en avril 1918 et publié en 1933, p. 334


« Thèses sur la situation politique actuelle» (12 ou 13 mai 1918)[modifier]

Il ne saurait être question de se préparer sérieusement sur le plan militaire sans vaincre les difficultés du ravitaillement, sans assurer à la population un approvisionnement normal en blé, sans installer l'ordre le plus rigoureux dans les transports ferroviaires, sans instaurer dans la masse de la population laborieuse (et pas seulement au sein de son élite) une véritable discipline de fer. C'et dans ce domaine-là que nous avons le plus de retard.
  • Oeuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. « Thèses sur la situation politique actuelle », 12 ou 13 mai 1918, p. 379


« Rapport sur la politique extérieure présenté à la séance commune du comité exécutif central de Russie et du Soviet de Moscou» (14 mai 1918)[modifier]

Vous savez camarades, et l'expérience de deux révolutions russes l'a confirmé avec force, que les racines les plus profondes de la politique tant intérieure qu'extérieure de notre état sont déterminées par les intérêts économiques, par la situation économique de la classe dominante de notre Etat. Ces thèses, qui sont à la base de la conception marxiste du monde et qui sont confirmées pour nous révolutionnaires russes, par la grande expérience de deux révolutions russes, il ne faut pas les perdre de vue un seul instant si l'on ne veut pas s'égarer dans le dédale et dans le labyrinthe des subtilités diplomatiques, labyrinthe parfois même artificiellement créé et embrouillé par les hommes, les classes, les partis et les groupements qui ont le goût ou ne peuvent faire autrement que de pêcher en eau trouble.
  • Oeuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. « Rapport sur la politique extérieure présenté à la séance commune du comité exécutif central de Russie et du Soviet de Moscou», 14 mai 1918, p. 382-383


Vous savez ce que valent les traités et ce que valent les lois en regard de conflits internationaux déchaînés : ce ne sont que des chiffons de papier. On a coutume de citer cette expression comme un modèle de cynisme de la politique extérieure de l'impérialisme ; cependant le cynisme n'est pas dans ces paroles, il est dans cette guerre impérialiste implacable, cruellement et douloureusement implacable, dans laquelle tous les traités de paix et toutes les lois sur la neutralité ont été foulés aux pieds, le sont encore et le seront aussi longtemps qu'existera le capitalisme.
  • Oeuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. « Rapport sur la politique extérieure présenté à la séance commune du comité exécutif central de Russie et du Soviet de Moscou», 14 mai 1918, p. 386


Rapport sur la lutte contre la famine (4 juin 1918)[modifier]

Malgré la différence qui existe entre les Bolcheviks et certains partis ou groupes nous sommes convaincus qu'un immense enthousiasme au sein des masses dans la lutte contre la faim, est un élément d'union et qu'il n'anime pas les seules organisations bolcheviques.Et nous ne doutons pas que plus la lutte contre la faim s'accentuera plus la contre-révolution disséminée derrière les bandes tchécoslovaques et autres se manifestera toujours davantage, et plus s'accentuera le départ entre les partisans des Bolcheviks, des ouvriers et des masses paysannes laborieuses, et ces ennemis -quel que soit le nom qu'ils se donnent- dont nous discutons les arguments, d'autre part.
  • Oeuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. « Conclusions sur le « rapport du 4 juin 1918 » relatif à lutte contre la famine, p. 468


Discours au meeting du club de Sokolniski, 21 juin 1918[modifier]

La tâche de notre parti est d'abattre le joug du capitalisme ; cela na peut se faire que par la révolution mondiale. Mais vous devez comprendre camarades, qu'on ne fait pas les révolutions sur commande. Nous nous rendons compte que la République russe s'est trouvée dans une situation telle qu'il a été donné à la classe ouvrière d'être la première à secouer le joug du capitalisme et de la bourgeoisie, et s'il lui a été donné de le faire, ce n'est pas parce qu'elle est la plus évoluée et la plus parfaite, mais parce que notre pays est le plus arriéré.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. "Discours au meeting du club de Sokolniski ", 21 juin 1918, p. 480


Les détachements de soldats de l'Armée rouge quittent le centre avec les meilleures intentions, mais une fois arrivés sur les lieux, il leur arrive de céder à la tentation du pillage et de la beuverie. La faute en est à ces quatre années de boucherie qui ont maintenu les hommes dans les tranchées et les ont rendus sauvages au point de s'entre-tuer. Cette sauvagerie s'observe dans tous les pays. Il se passera des années avant que les gens cessent d'être des bêtes, et reprennent figure humaine.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. "Discours au meeting du club de Sokolniski ", 21 juin 1918, p. 481-482


Rapport sur la situation actuelle, 27 juin 1918 (sur les koulaks)[modifier]

Dans la situation actuelle, tout paysan qui s'attribue peut-être le titre de paysans-travailleur -d'aucuns aiment beaucoup ce mot, mais comment peut-on appeler paysan-travailleur, quelqu'un qui accumule des centaines de pouds de blé fut-ce même par son propre travail sans avoir aucunement recours au travail salarié, mais qui voit maintenant que s'il garde ces centaines de pouds, il pourra peut-être non les réaliser à 6 roubles, mais les vendre à quelque spéculateur ou à un ouvrier épuisé, harassé par la faim, venu de la ville avec sa famille affamée et prêt à payer 200 roubles le poud,- tout paysan de cette espèce, qui cache des centaines de pouds de blé, qui les garde pour faire monter le prix et obtenir jusqu'à 100 roubles par poud, devient un exploiteur pire qu'un brigand.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. Rapport sur la situation actuelle, 27 juin 1918, p. 500-501


Discours prononcé pour clôturer les débats sur le rapport sur la situation actuelle, 28 juin 1918 (sur le ravitaillement en blé)[modifier]

Certains ouvriers nous demandent : pourquoi interdisez-vous aux ouvriers de se ravitailler en blé à titre individuel pour nourrir leur famille ? La réponse est simple : pensez un peu où nous en serions si des milliers de pouds, indispensables à une localité, fabrique, arrondissement ou quartier étaient apportés par des milliers de personnes. Si nous acceptions cela ce serait la pagaïe complète dans les organisations d'approvisionnement.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1961, chap. Discours prononcé pour clôturer les débats sur le rapport sur la situation actuelle, 28 juin 1918, p. 518


Sur l'assassinat, le 6 juillet 1918, du diplomate allemand Mirbach par des SR de gauche (8 juillet 1918)[modifier]

On nous provoque à la guerre contre les Allemands alors que nous ne pouvons pas et que nous ne voulons pas nous battre. Ce grossier mépris de la volonté du peuple, cette provocation violente à la guerre, les masses populaires ne les pardonneront pas aux S.R de gauche. Et si d'aucuns se sont réjouis de l'acte des SR de gauche et se sont frottés les mains avec une joie mauvaise, ce ne peut être que les gardes blancs et les laquais de la bourgeoisie impérialiste.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Entretien avec un collaborateur des Izveztia du comité exécutif central de Russie sur l'émeute des SR de gauche, 8 juillet 1918., p. 570


Contre la menace de guerre persistante avec l'Allemagne, provoquée par l'attentat du 6 juillet 1918 (15 juillet 1918)[modifier]

Si, malgré tous nos efforts la guerre devient un fait nous ne pourrons avoir la moindre confiance en la bande de traîtres du parti S.R. de gauche, capables de saper la volonté des Soviets, d'aller jusqu'à la trahison militaire. Nous puiserons pour la guerre, des forces nouvelles dans la répression impitoyable tant des aventuriers insensés (du parti sr de gauche) que des suppôts de la contre-révolution, conscients de leurs buts de classe (des propriétaires fonciers, des capitalistes et des koulaks).
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Déclaration faite au comité exécutif central des Soviets de Russie, 15 juillet 1918", p. 576


Discours prononcé au meeting de l'arrondissement de Lefortovo, (19 juillet 1918)[modifier]

D'après certains indices, le gouvernement allemand s'oriente vers des concessions et il est possible qu'il renonce à amener un bataillon de soldats allemands à Moscou. Le gouvernement soviétique y a opposé un refus catégorique, même si cela devait provoquer la guerre.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. " Discours prononcé au meeting de l'arrondissement de Lefortovo", 19 juillet 1918, p. 577


Rapport à la conférence des comités d'usine de la province de Moscou (23 juillet 1918)[modifier]

Il n'y a pas un seul pays dont les prisons ne regorgent d'internationalistes sympathiques à la Russie des Soviets ; il n'y a pas un seul pays où la pensée socialiste-révolutionnaire ne s'exprime tantôt dans la presse légale, tantôt dans la presse clandestine. C'est pourquoi, sachant où se trouvent nos véritables amis nous rejetons toute entente avec les mencheviks qui ont soutenu Kerensky et son offensive…
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Rapport à la conférence des comités d'usine de la province de Moscou, 23 juillet 1918, p. 581


… L'ennemi le plus acharné du prolétariat et de la Russie soviétique, c'est la famine. Lorsqu'il cherche à vaincre cet ennemi, le prolétariat se heurte à la bourgeoisie rurale, qui n'a aucune intérêt à la liquidation de la famille, mais qui au contraire en retire ses avantages de groupe et de classe. Le prolétariat doit en tenir compte, et, allié aux paysans pauvres qui souffrent de la faim, il doit mener une lutte à outrance et implacable contre les koulaks.
  • Œuvres février-juillet 1918 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Rapport à la conférence des comités d'usine de la province de Moscou, 23 juillet 1918, p. 584


Lettres de Lénine (sur la répression de l'insurrection des Koulaks à l'été 1918)[modifier]

A C. Zetkin, 26 juillet 1918 (publié pour la première fois le 21 janvier 1933 dans le n° 21 de la Pravda)[modifier]

Nous traversons maintenant ici les semaines les plus dures de toute la révolution. La lutte de classes et la guerre civile ont pénétré au plus profond de la population : partout, la campagne est scindée : les paysans pauvres sont pour nous, les koulaks se dressent furieusement contre nous. L'Entente a acheté les Tchécoslovaques, l'insurrection contre-révolutionnaire fait rage, la bourgeoisie tout entière fait tous ses efforts pour nous renverser. Néanmoins nous croyons fermement que nous éviterons ce cours "habituel" (comme en 1794 et 1849) de la révolution et vaincrons la bourgeoisie.
  • Œuvres, Lettres, février 1912-décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. A C. Zetkin , 26 juillet 1918, p. 350


A A.D.Tsirioupa, 5 août 1918 (publié pour la première fois en 1931)[modifier]

En présence de la situation critique du ravitaillement, il ne faut pas disperser les forces, mais en concentrer de nombreuses sur un seul point, là où il est "possible" de prendre "beaucoup" de blé. Je propose de concentrer les forces sur le district d'Eletz où, d'après une série d'informations et au témoignage de Pravdine, Commissaire du Peuple et à l'Intérieur, qui avait inspecté ce district, la situation est exemplaire du point de vue de la répression des koulaks et de l'organisation de la paysannerie pauvre(...) Pour commencer, diriger le maximum de forces vers les 12 (des 21) cantons du district, où au dire des gens du pays, l'organisation de la paysannerie pauvre est la meilleure, et notamment vers les ex-propriétés foncières recensée. "Ne pas lésiner" sur les primes pour la récolte et le stockage rapides, allouer tout de suite à cette fin jusqu'à 30 millions de roubles (remettre les primes aux cantons et villages sous forme de machines, crédits, pour les écoles et les hôpitaux, et en général, de préférence à ces fins).
  • Œuvres, Lettres, février 1912-décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. A A. D.Tsirioupa , 5 aout 1918, p. 353-354


Au Soviet des députés de Nijni - Novgorod , 9 aout 1918 (publié pour la première fois en 1938)[modifier]

"Une insurrection des gardes blancs est manifestement en cours de préparation à Nijni. Il faut faire le maximum, constituer un triumvirat de dictateurs, déclencher aussitôt une action terroriste de masse, "fusiller et déporter (sic) les centaines" de prostituées qui enivrent les soldats, les ex-officiers, etc. Ne pas perdre une seule minute. il faut agir avec le maximum d'énergie : perquisitions massives. Fusiller les détenteurs d'armes. Déportation massive des mencheviks et des éléments peu sûrs. Changer la garde des entrepôts, y mettre ds hommes sûrs."
  • Œuvres, Lettres, février 1912-décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Au Soviet des députés de Nijni - Novgorod, 9 aout 1918, p. 356


Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (1), 10 aout 1918 (publié pour la première fois en 1931)[modifier]

"Il est indispensable de réprimer avec le maximum d'énergie et de rapidité, sans pitié, le soulèvement koulak, en prenant une partie des troupes à Penza, en confisquant tous les biens des koulaks insurgés et tout leur blé."
  • 'Œuvres, Lettres, février 1912- décembre 1922. (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (1), 10 aout 1918 , p. 357


Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (2), 12-14 aout 1918 (publié pour la première fois en 1931)[modifier]

Extrêmement important de rassembler et de publier les exemples concrets de participation des socialistes-révolutionnaires de gauche au soulèvement koulak. Indiquez en détail quelles mesures vous envisagez contre les socialistes-révolutionnaires de gauche.
  • 'Œuvres, Lettres, février 1912- décembre 1922. (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (2), 12-14 aout 1918 , p. 358


Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (3), 14 aout 1918 (publié pour la première fois en 1931)[modifier]

J'ai reçu deux plaintes contre vous : la première que vous faites preuve de mollesse dans la répression des koulaks. Si c'est exact vous commettez un crime immense contre la révolution. La seconde que vous réduisez la propagande, diminuez le tirage des tracts et vous vous plaignez d'un manque d'argent. Nous n'épargnerons pas des centaines de milliers de roubles pour la propagande.
  • 'Œuvres, Lettres, février 1912- décembre 1922. (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de la province de Penza (3), 14 aout 1918 , p. 359


Télégramme au Comité exécutif de Zadonsk , 17 aout 1918 (publié pour la première fois en 1927 )[modifier]

Agissez de la façon la plus résolue contre les koulaks et la racaille socialiste-révolutionnaire qui est de mèche avec eux. Lancez des appels à la paysannerie pauvre. Organisez-la. Demandez de l'aide à Eletz. Une répression impitoyable des vampires koulaks s'impose.
  • Œuvres, Lettres, février 1912-décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de Zadonsk , 17 aout 1918, p. 360


Télégramme au Comité exécutif de Zdorovetz, Province d'Orel, 19 aout 1918 (publié pour la première fois en 1931)[modifier]

Il faut allier la répression impitoyable du soulèvement koulak socialiste-révolutionnaire de gauche avec la confiscation de tout le blé des koulaks et le prélèvement exemplaire de la totalité des excédents de blé, avec distribution gratuite d'une partie à la paysannerie pauvre.
  • Œuvres, Lettres, février 1912-décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de Zdorovetz, Province d'Orel , 19 aout 1918, p. 361


Télégramme au Comité exécutif de Livny , 20 aout 1918 (publié pour la première fois en 1931 )[modifier]

Je vous félicite de l'énergie avec laquelle vous procédez à la répression des koulaks et gardes blancs dans le district. Il faut battre le fer quand il est chaud, et sans perdre un instant, organiser la paysannerie pauvre du district, confisquer tout le blé et tous les biens des koulaks insurgés, pendre leurs meneurs koulaks, mobiliser et armer la paysannerie pauvre, encadrée de chefs sûrs pris dans notre détachement, arrêter des otages parmi les richards et les détenir, tant que les excédents de blé n'auront pas été recueillis et stockés dans leurs cantons.
  • Œuvres, lettres, février 1912- décembre 1922 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Télégramme au Comité exécutif de Livny , 20 aout 1918, p. 362


Lettre aux ouvriers américains (20 aout 1918)[modifier]

Oh que cette bourgeoisie est humaine et équitable ! Ses valets nous accusent de terrorisme… Les bourgeois anglais ont oublié 1649 et les Français 1793. La terreur était juste et légitime quand la bourgeoisie l'appliquait en sa faveur contre les féodaux. Elle est monstrueuse et criminelle quand les ouvriers et les paysans pauvres ont osé l'appliquer contre la bourgeoisie. La terreur était juste et légitime quand elle était mise en oeuvre pour substituer une minorité exploiteuse à une autre. Elle est monstrueuse et criminelle dès qu'elle est mise en œuvre pour aider au renversement de toute minorité exploiteuse, dans l'intérêt d'une majorité réellement immense, dans l'intérêt du prolétariat et du semi-prolétariat, de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre !
  • Œuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Lettre aux ouvriers américains, 20 aout 1918, p. 66-67


La bourgeoisie impérialiste internationale a fait exterminer 10 millions d'hommes et estropier 20 millions d'autres dans "sa" guerre, déchaînée pour savoir qui, des rapaces anglais ou allemands dominera le monde. Si notre guerre, la guerre des opprimés et des exploités contre leurs oppresseurs et leurs exploiteurs, entraîne un demi-million ou un million de victimes dans tous les pays, la bourgeoisie dira que les premiers sacrifices étaient légitimes et les seconds criminels. Le prolétariat, lui, sera d'un tout autre avis (…) La presse bourgeoise vénale peut claironner sur tous les toits chaque faute commise par notre révolution. Nos fautes ne nous font pas peur. Les hommes ne sont pas devenus des saints du fait que la révolution a commencé. Les classes laborieuses opprimées, abêties, maintenues de force dans l'étau de la misère, de l'ignorance, de la barbarie pendant des siècles, ne peuvent accomplir la révolution sans commettre d'erreurs.
  • Œuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Lettre aux ouvriers américains, 20 aout 1918, p. 67


Discours au meeting du musée polytechnique (23 aout 1918)[modifier]

Il n'est pas possible de rendre tel ou tel personnage responsable de la guerre ; on a tort d'accuser les rois et les tsars de la boucherie actuelle. Elle est l'oeuvre du capital. Le capitalisme est dans une impasse. Cette impasse n'est autre que l'impérialisme qui a dicté une guerre entre rivaux dans le monde entier.
  • Œuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours au meeting du musée polytechnique, 23 aout 1918, p. 77


La paix de Brest - Litovsk était une douloureuses blessure, nous attendions la révolution en Allemagne mais les choses n'étaient pas encore mûres (...) On ne peut pas calculer par avance la révolution, on ne peut pas prédire la révolution, elle vient d'elle-même. Elle monte et doit éclater. Une semaine avant la révolution de Février, savait-on qu'elle allait se déchaîner ? Au moment où un pope fou menait le peuple au Palais, quelqu'on pensait-il qu'éclaterait la révolution de 1905 ?
  • Œuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours au meeting du musée polytechnique, 23 aout 1918, p. 80


Discours prononcé au premier congrès de Russie sur l'instruction publique (28 aout 1918)[modifier]

Les travailleurs aspirent à la connaissance parce qu'elle leur est indispensable pour vaincre. Les neuf dixièmes des masses laborieuses ont compris que le savoir est une arme dans leur lutte pour la libération, que leurs échecs s'expliquent par le manque d'instruction, et que c'est d'eux qu'il dépend de rendre l'éducation effectivement accessible à tous.
  • Œuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours prononcé au premier congrès de Russie sur l'instruction publique le 28 aout 1918, p. 84


Du caractère de nos journaux, Pravda- 20 septembre 1918[modifier]

Pourquoi ne pas traiter en 10 ou 20 lignes au lieu de 200 à 400, des choses simples, connues de tous, claires, déjà assimilées dans une grande mesure par la masse telles que : l'infâme trahison des mencheviks, valets de la bourgeoisie ; l'invasion anglo-japonaise entreprise en vue de la restauration des droits sacro-saints du capital ; les grincements de dents des milliardaires américains contre l'Allemagne, etc, etc. ? Il faut en parler, il faut noter chaque fait nouveau dans ce domaine, mais sans écrire d'articles ni reprendre les mêmes raisonnements ; on doit flétrir en quelques lignes, en "style télégraphique", les manifestations nouvelles d'une vielle politique, déjà connue, déjà jugée.
  • Oeuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Du caractère de nos journaux, Pravda- 20 septembre 1918, p. 95


La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, 9 octobre 1918 ; première critique de la brochure de Kautsky, Dictature du prolétariat[modifier]

Kautsky a renié le marxisme en oubliant que tout état est une machine permettant à une classe d'en réprimer une autre et que la république bourgeoise la plus démocratique est une machine qui donne le moyen à la bourgeoisie d'opprimer le prolétariat.
  • Oeuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Editions Sociales, 1961, chap. La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, 9 octobre 1918 ; première critique de la brochure de Kautsky, Dictature du prolétariat, 9 octobre 1918, p. 106


Rapport présenté à la séance commune du Comité Exécutif Central de Russie du Soviet de Moscou, des comité de fabriques et d'usines et des syndicats le 22 octobre 1918[modifier]

La bourgeoise des différents pays se rend compte qu'elle ne pourra se maintenir qu'avec l'aide des baïonnettes étrangères. Et ce n'est pas seulement en Autriche mais aussi en Allemagne, dont la situation paraissait solide tout récemment encore, que nous voyons commencer la révolution. On apprend que la presse allemande parle déjà de l'abdication du Kaiser, et la presse du parti social - démocrate indépendant a déjà reçu l'autorisation du chancelier de parler de la république allemande. Cela signifie bien quelque chose (...) C'est pourquoi on peut tenir pour pleinement assuré que la révolution mûrit non pas de jour en jour mais d'heure en heure ...
  • Oeuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Rapport présenté à la séance commune du Comité Exécutif Central de Russie du Soviet de Moscou, des comité de fabriques et d'usines et des syndicats, le 22 octobre 1918, p. 114


Une révolution n'a de valeur que dans la mesure où elle sait se défendre, mais ce n'est pas d'emblée que les révolutions apprennent à se défendre. La révolution a été l'éveil à une vie nouvelle pour des millions d'hommes. En février et en mars, ces millions d'êtres humains ne savaient pas pourquoi ils allaient prolonger cette tuerie à laquelle les poussaient les tsars et les Kerenski, et dont le but n'a été dévoilé qu'en décembre par le gouvernement bolchevik. Ils ont clairement compris que ce n'était pas leur guerre, et il a fallu près de six mois pour qu'un tournant se produisit.
  • Oeuvres, juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Rapport présenté à la séance commune du Comité Exécutif Central de Russie du Soviet de Moscou, des comité de fabriques et d'usines et des syndicats le 22 octobre 1918, p. 124-125


Discours aux Délégués des comités de paysans pauvres de la région de Moscou le 8 novembre 1918[modifier]

L’expérience de toutes les révolutions qui ont éclaté jusqu’ici en Europe confirme que la révolution subira inévitablement une défaite, si la paysannerie ne triomphe pas de l’emprise des koulaks. Toutes les révolutions européennes n’ont abouti à rien, précisément parce que la campagne n’a pas su venir à bout de ses ennemis. Les ouvriers des villes ont renversé les monarques (en Angleterre et en France on a exécuté les rois, il y a déjà quelques centaines d’années et nous étions en retard avec notre tsar), et pourtant après un certain temps l’ancien régime était restauré. C’est parce qu’alors il n’existait pas, même dans les villes la grande production qui groupe dans les fabriques et dans les usines des millions d’ouvriers, et les soude en une armée assez solide pour qu’ils puissent sans le soutien des paysans, résister à la fois à la pression des capitalistes et des koulaks.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Discours aux Délégués des comités de paysans pauvres de la région de Moscou, le 8 novembre 1918", p. 175-176


Discours prononcé au premier congrès des ouvrières de Russie (19 novembre 1918)[modifier]

La tâche de la république des Soviets est au premier chef d'abolir toute limitation aux droits des femmes. Le procès en divorce, source de la servitude, de l'humiliation, de la pourriture bourgeoise, le pouvoir des Soviets l'a complètement aboli. Voici bientôt un an qu'existe une législation tout-à-fait libre sur le divorce. Nous avons promulgué un décret qui a supprimé la différence entre l'enfant légitime et l'enfant naturel, ainsi que toute une série de restrictions politiques ; nulle part l'égalité et la liberté des travailleuses n'ont été aussi pleinement réalisées.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours prononcé au premier congrès des ouvrières de Russie le 19 novembre 1918, p. 184


Dans nos villes et dans les régions industrielles cette loi sur la liberté complète du mariage prend bien racine, mais dans les campagnes il arrive souvent, très souvent, qu'elle reste sur le papier. Jusqu'ici le mariage religieux y prédomine. Les femmes le doivent à l'influence des prêtres ; il est plus malaisé de lutter contre ce mal que contre l'ancienne législation. Il faut lutter contre les préjugés religieux avec une prudence extrême ; ceux qui dans ce combat, blessent le sentiment religieux causent un grand préjudice. On doit lutter par la propagande, par l'instruction. En agissant brutalement nous risquons d'irriter les masses ; une action menée de cette manière accentue la division des masses sur le terrain de la religion, or notre force est dans l'union.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours prononcé au premier congrès des ouvrières de Russie le 19 novembre 1918, p. 185


Analyse de l'armistice du 11 novembre 1918, (20 novembre 1918)[modifier]

Ce qui a éloigné beaucoup de gens c’est la monstrueuse paix de Brest-Litovsk ; beaucoup de gens n’ont pas fait confiance à la Révolution, beaucoup croyaient pieusement aux desseins honnêtes des alliés, mais aujourd’hui tout a été démasqué et tous voient que les alliés tant vantés, qui ont dicté à l’Allemagne des conditions encore plus monstrueuses que celles de Brest-Litovsk, sont des pillards tout pareils aux impérialistes allemands. Les alliés sont, on le sait, partisans du régime monarchique en Russie ; à Archangelsk, par exemple, ils soutiennent activement les monarchistes.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Discours prononcé à la réunion du 20 novembre 1918 en l'honneur de V. Lénine", p. 188


La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, (octobre-novembre 1918) ; deuxième critique de la brochure de Kautsky, Dictature du prolétariat[modifier]

La démocratie bourgeoise, tout en constituant un grand progrès historique par rapport au Moyen-Age, reste toujours -elle ne peut pas ne pas rester telle en régime capitaliste- une démocratie étroite, tronquée, fausse, hypocrite, un paradis pour les riches, un piège et un leurre pour les exploités, pour les pauvres. C'est cette vérité, élément constitutif majeur de la doctrine marxiste que le "marxiste" Kautsky n'a pas comprise. Dans cette question -fondamentale- Kautsky prodigue des "amabilités" à la bourgeoisie, au lieu de présenter une critique scientifique des conditions qui font de toute démocratie bourgeoise, une démocratie pour les riches.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, (octobre-novembre 1918), p. 251-252


Si comme théoricien Kautsky a entièrement renié le marxisme, il aurait pu, comme historien, étudier la question de la lutte entre les Soviets et l'Assemblée Constituante. Plusieurs ouvrages de Kautsky témoignent que celui-ci savait être historien marxiste, que des écrits de ce genre dûs à sa plume demeureront le solide patrimoine du prolétariat, en dépit du reniement postérieur de leur auteur. Mais dans cette question, Kautsky, comme historien également, se détourne de la vérité, dédaigne des faits universellement connus, agit en sycophante.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, (octobre-novembre 1918), p. 277


L'intelligent Kautsky a maintes fois relevé, dans l'histoire, et d'une façon générale il connaît fort bien, par ses observations de la vie réelle, des exemples de grands propriétaires fonciers et de capitalistes qui font état de la volonté de la majorité des opprimés. L'intelligent Kautsky s'en tient fermement au point de vue de l'"opposition", c'est-à-dire au point de vue de la lutte intra-parlementaire. C'est bien ainsi qu'il écrit textuellement : "l'opposition" (p. 34 et ailleurs). O savant historien et politique ! vous devriez pourtant savoir que l'"opposition" implique l'idée d'une lutte pacifique et seulement parlementaire, c'est-à-dire une idée qui correspond à une situation non révolutionnaire, une idée qui correspond à l'absence de révolution. En période de révolution il s'agit d'un ennemi implacable dans la guerre civile, et il n'est point de jérémiades réactionnaires de petit-bourgeois redoutant cette guerre, comme le redoute Kautsky, qui puisse rien changer à ce fait.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, (octobre-novembre 1918), p. 282


Kautsky est un socialiste authentique ; n'allez pas mettre en doute la bonne foi de ce vénérable père de famille, de ce citoyen honnête, s'il en fut. C'est un partisan ardent de la victoire des ouvriers, de la révolution prolétarienne. Il aimerait seulement que les intellectuels petits-bourgeois et les philistins en bonnet de nuit établissent d'abord, dès avant le mouvement des masses, dès avant leur lutte acharnée contre le mouvement des exploiteurs et surtout sans guerre civile, des statuts modérés, soigneusement ordonnés, du développement de la révolution...
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1918), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. La révolution prolétarienne et le rénégat Kautsky, (octobre-novembre 1918), p. 285-286


Articles et discours de 1919[modifier]

Discours prononcé après l'assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, (19 janvier 1919)[modifier]

Aujourd'hui à Berlin la bourgeoisie et les social- traîtres exultent : ils ont réussi à assassiner Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg. Ebert et Scheidmann qui, au cours de quatre années, ont mené les ouvriers au carnage au nom des intérêts des forbans, ont assumé aujourd'hui le rôle de bourreaux des chefs prolétariens. L'exemple de la révolution allemande nous persuade que la "démocratie" n'est que le paravent du pillage bourgeois et de la violence la plus féroce. Mort aux bourreaux !
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours prononcé après l'assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, 19 janvier 1919, p. 431


Lettre aux ouvriers d'Europe et d'Amérique (21 janvier 1919)[modifier]

Le sang des meilleurs militants de L'internationale prolétarienne, des chefs regrettés de la révolution socialiste internationale, trempera des masses toujours nouvelles d'ouvriers pour une lutte à mort. Et cette lutte aboutira à la victoire. Nous avons vécu en Russie "les journées de juillet" de l'été de 1917, lorsque les Scheidemann russes, les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires couvraient de l'autorité de "L'État" la "victoire" des gardes blancs sur les bolcheviks, lorsque dans les rues de Pétrograd, les cosaques lynchaient l'ouvrier Voïnov, qui distribuait des tracts bolcheviks.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. "Lettre aux ouvriers d'Europe et d'Amérique", 21 janvier 1919, p. 456


Discours d'ouverture du premier congrès de l'internationale communiste (2 mars 1919)[modifier]

La bourgeoisie aura beau sévir, aura beau massacrer encore des milliers d'ouvriers, la victoire est à nous, la victoire de la révolution communiste mondiale est assurée.
  • Œuvres juillet 1918-mars 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Discours d'ouverture du premier congrès de l'internationale communiste, 2 mars 1919, p. 480


"Discours à la mémoire de I. Sverdlov à l'assemblée extraordinaire du comité exécutif central de Russie" mort le 16 mars 1919 (18 mars 1919)[modifier]

Aucun de ceux qui ont connu de près Iakov Mikhaïlovitch, qui ont observé son travail constant ne peut douter qu'en ce sens Iakov Mikhaïlovitch est irremplaçable. Le travail qu'il a accompli seul en matière d'organisation, de choix des hommes, de la désignation de ceux-ci à des postes responsables dans les diverses spécialités, ce travail nous ne serons capables de l'accomplir que si nous confions chacune des grandes branches d'activité que le camarade Sverdlov dirigeait tout seul, à tout un groupe d'hommes qui, en suivant le chemin qu'il a tracé, sauront se rapprocher de ce qu'accomplissait un seul homme.
  • Œuvres Mars-Août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Discours à la mémoire de I. Sverdlov à l'assemblée extraordinaire du comité exécutif central de Russie mort le 16 mars 1919, 18 mars 1919., p. 90-91


Rapport sur le programme du VIIIème congrès du parti (19 mars 1919)[modifier]

Nous avons accédé au pouvoir dans des circonstances exceptionnelles, à un moment où l'oppression tsariste obligeait à procéder très vigoureusement à une transformation radicale et rapide et nous avons su, dans ces circonstances exceptionnelles nous appuyer pour quelques mois sur l'ensemble de la paysannerie. C'est un fait historique. Au moins jusqu'à l'été 1918, jusqu'à la fondation des comités de paysans pauvres, nous nous sommes maintenus en tant que pouvoir en nous appuyant sur l'ensemble de la paysannerie. Cela n'est possible dans aucun pays capitaliste. Voilà le fait économique essentiel que vous oubliez lorsque vous parlez de réformer de fond en comble tout le programme.
  • Œuvres, mars-aout 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Rapport sur le programme du VIIIème congrès du parti, 19 mars 1919., p. 189-190


À propos des pogroms antijuifs (enregistrement de disques à la fin mars 1919)[modifier]

Les ennemis des travailleurs ce ne sont pas les Juifs. Ce sont les capitalistes de tous les pays. Il y a parmi les Juifs des ouvriers, des travailleurs : ils forment la majorité. Ce sont nos frères opprimés par le capital, nos camarades de combat pour le socialisme. Il y a parmi les Juifs des koulaks, des exploiteurs et des capitalistes, comme parmi les Russes, comme dans toutes les nations(…) Honte au tsarisme maudit qui torturait et persécutait les Juifs. Honte à ceux qui sèment la haine contre les Juifs, à ceux qui sèment la haine contre les autres nations. Vivent la confiance fraternelle et l'alliance de combat entre les ouvriers de toutes les nations dans la lutte pour le renversement du capital.
  • Œuvres, mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Enregistrements de disques sur des pogroms antijuifs, fin mars 1919, p. 254-255


Comment on trompe le peuple avec les mots d'ordre de liberté et d'égalité (19 mai 1919)[modifier]

La liberté, il va sans dire, est pour toute révolution un mot d'ordre absolument essentiel. Or notre programme déclare : si elle est contraire à l'émancipation du travail de l'oppression capitaliste, la liberté est une duperie. Et tous ceux d'entre vous qui ont lu Marx, je pense même tous ceux ne serait-ce qu'un de ses exposés de vulgarisation, savent que Marx a justement consacré une grande partie de sa vie, de ses écrits et de ses travaux scientifiques à railler la liberté, l'égalité, la volonté de la majorité et de tous les Bentham qui étalaient cela dans leur prose, et à démontrer que ces phrases dissimulent les intérêts de la liberté du propriétaire de marchandises, de la liberté du capital pour opprimer les masses laborieuses.
  • Œuvres mars-aout 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Comment on trompe le peuple avec les mots d'ordre de liberté et d'égalité, 19 mai 1919, p. 354


Nous disons que la liberté de réunion pour les capitalistes est le plus grand crime contre les travailleurs, c'est en fait la liberté de réunion pour les contre-révolutionnaires. Nous disons à messieurs les intellectuels bourgeois, à messieurs les partisans de la démocratie : vous mentez lorsque vous nous jetez à la figure l'accusation de violer la liberté ! Lorsque vos grands révolutionnaires bourgeois faisaient la révolution en 1649 en Angleterre, en 1792-1793 en France, ils n'accordaient pas la liberté de réunion aux monarchistes. Si la Révolution française a été appelée la grande Révolution c'est justement parce qu'elle ne s'est pas distinguée par la mollesse, l'équivoque et les phrases creuses de nombreuses révolutions de 1848, parce que c'était une révolution conséquente qui après avoir renversé les monarchistes les a écrasés jusqu'au bout.
  • Œuvres mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Comment on trompe le peuple avec les mots d'ordre de liberté et d'égalité, 19 mai 1919, p. 357


Dans sa marche la révolution renverse l'une après l'autre les classes exploiteuses. Elle a abattu d'abord la monarchie, et elle entendait par égalité la seule existence d'un pouvoir élu, d'une république. Allant plus loin elle a jeté bas les grands propriétaires fonciers, et vous savez que toute la lutte contre le régime médiéval, contre la féodalité s'est déroulée sous le signe "égalité" (…) Nous disons que la république démocratique, avec l'égalité actuelle, est un mensonge et une duperie, que l'égalité n'y est pas respectée et ne peut y exister, et que ce qui empêche de bénéficier de cette égalité, c'est la propriété des moyens de production, de l'argent, du capital.
  • Œuvres mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. Comment on trompe le peuple avec les mots d'ordre de liberté et d'égalité, 19 mai 1919, p. 360


« Tous contre Dénikine ! » ( 3-9 juillet 1919)[modifier]

A l'heure actuelle, les capitalistes étrangers tentent désespérément de rétablir le joug du capital à la faveur de l'agression de Dénikine qu'ils ont aidé comme jadis Koltchak en lui fournissant officiers, munitions, équipements, tanks, etc., etc. Toutes les forces ouvrières et paysannes, toutes les forces de la république des Soviets doivent être tendues pour repousser l'invasion de Dénikine et le vaincre, sans interrompre pour autant l'offensive victorieuse de l'Armée rouge vers l'Oural et la Sibérie.
  • Oeuvres, mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Les Éditions sociales, 1962, chap. « Tous contre Denikine !», lettre du comité central du parti communiste (bolchevik) de Russie aux organisations du parti, écrite le 3 juillet 1919, publiée le 9 dans les Izveztias, p. 440-441


Sur un article réformiste de Ramsey Madonald (14 juillet 1919)[modifier]

Les socialistes qui n'ont pas compris pendant la guerre de 1914-1918 que c'était une guerre criminelle, réactionnaire, une guerre de brigandage des deux côtés, sont des social-chauvins, c'est-à-dire des socialistes en paroles et des chauvins en faits ; des amis de la classe ouvrière en paroles mais en fait de laquais de leur "bourgeoisie" nationale, qu'ils aident à tromper le peuple, en peignant comme "nationale", "libératrice", "défensive", "juste", etc la guerre entre le groupe anglais et le groupe allemand de forbans impérialistes, également immondes, sordides, sanguinaires, criminels réactionnaires.
  • Œuvres mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. "Les tâches de la Troisième Internationale ; Ramsey MacDonald et la Troisième Internationale", 14 juillet 1919, p. 505


Ramsey MacDonald sait parfaitement que nous avons fondé la III ème internationale et rompu totalement avec la II ème, car nous étions convaincus qu'elle était incurable, condamnée, qu'elle était le serviteur de l'impérialisme, l'agent de l'influence bourgeoise, du mensonge bourgeois et de la dépravation bourgeoise dans le mouvement ouvrier.
  • Œuvres mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. "Les tâches de la Troisième Internationale ; Ramsey MacDonald et la Troisième Internationale", 14 juillet 1919, p. 506


"Impérialisme fabien", "Social Impérialisme" sont une seule et même chose : socialisme en paroles, impérialisme dans les faits, transformation de l'opportunisme en impérialisme. Ce phénomène est devenu maintenant, pendant et après la guerre de 1914-1918, un phénomène universel.
  • Œuvres mars-août 1919 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1962, chap. "Les tâches de la Troisième Internationale ; Ramsey MacDonald et la Troisième Internationale", 14 juillet 1919, p. 507


Discours prononcé à la conférence des ouvriers et soldats rouges sans parti des arrondissements Basmanny, Lefortowski, Alexeeievski et Sokolnitcheski (3 septembre 1919)[modifier]

Dans tous les pays, les masses ouvrières sont opprimées. Elles ne jouissent pas des bienfaits de la culture capitaliste, et pourtant ce sont ces masses laborieuses qui devraient être la base de toute la vie de l'État. Camarades, chez nous elles forment l'assise et le fondement de la république des Soviets.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Discours prononcé à la conférence des ouvriers et soldats rouges sans parti des arrondissements Basmanny, Lefortowski, Alexeeievski et Sokolnitcheski", 3 septembre 1919., p. 11


Il faut maintenant se demander, camarades, pourquoi on dit que les Bolcheviks font usage de la violence, qu'ils sont des dictateurs. Pourquoi tous ceux qui suivaient les mencheviks, les socialistes-révolutionnaires pour mettre à la place Koltchak, les ont-ils lâchés de sitôt ? (...) Camarades, la bourgeoisie devait en raison de ses intérêts de classe mentir et tromper les travailleurs. Tout cela les ouvriers et les paysans l'ont compris. Ils ont compris que c'est seulement quand le pouvoir appartiendrait aux travailleurs qu'il n'y aurait plus de mensonge, ni de duperie, ni de ces horreurs qu'ont supportées dans le passé le prolétariat et les paysans pauvres, et qu'ils supportent encore aujourd'hui, après quatre ans de guerre, faite sous la domination de la bourgeoisie.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Discours prononcé à la conférence des ouvriers et soldats rouges sans parti des arrondissements Basmanny, Lefortowski, Alexeeievski et Sokolnitcheski", 3 septembre 1919., p. 15


Comment la bourgeoisie utilise les rénégats (Réponse à un article de Frederic Stanpfer du 7 septembre 1919 sur le livre de Kautsky, terrorisme et communisme), 18-20 septembre 1919[modifier]

D’abord c’est un mensonge pur et simple de dire que les bolcheviks étaient les adversaires de la peine de mort en période de révolution. Au II ème congrès de notre parti, en 1903, alors que naissait le bolchevisme, un programme du parti fut établi et les procès-verbaux du parti stipulent que la pensée d’introduire l’abolition de la peine de mort n’a provoqué que des exclamations ironiques : « et aussi pour Nicolas II ? ». Les mencheviks eux-mêmes n’ont pas osé mettre aux voix la proposition de l’abolition de la peine de mort pour le tsar. Et en 1917, au temps du régime Kérenski, j’écrivais dans La Pravda qu’il n’est pas un seul gouvernement révolutionnaire qui puisse se passer de la peine de mort et que le tout est de savoir contre quelle classe un gouvernement donné dirige l’arme de la peine de mort. Kautsky a tellement désappris à penser en révolutionnaire, il s’est à tel point embourbé dans l’opportunisme petit-bourgeois qu’il ne peut même pas imaginer que le parti prolétarien révolutionnaire, ait pu, longtemps avant sa victoire, reconnaître ouvertement la nécessité de la peine de mort pour les contre-révolutionnaires !
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Comment la bourgeoisie utilise les rénégats , p. 20-21


Les tâches du mouvement ouvrier féminin dans la république des Soviets (23 septembre 1919)[modifier]

Nous constatons que l'égalité est proclamée dans toutes les républiques démocratiques, mais dans leur droit civil, dans leurs lois fixant les droit de la femme, en ce qui concerne sa position au sein de la famille, en ce qui concerne le divorce, nous voyons à chaque instant que la femme n'est pas l'égale de l'homme et qu'elle y est humiliée, et nous disons que cela constitue une violation de la démocratie au détriment des opprimés. Le pouvoir soviétique a appliqué la démocratie plus que tous les autres pays, même les plus avancés, car il n'a pas laissé subsister dans ses lois la moindre allusion à l'inégalité de la femme. Je répète : pas un seul État, pas une seule législation démocratique n'a fait pour la femme la moitié de ce qu'a fait le pouvoir soviétique dès les premiers mois de son existence.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Les tâches du mouvement ouvrier féminin dans la république des Soviets, 23 septembre 1919, p. 36-37


Salut aux communistes italiens, français et allemands (10 octobre 1919)[modifier]

La III ème Internationale a remporté en quelques mois des victoires brillantes, sans précédent. Elle grandit à une allure surprenante. Les erreurs particulières et les maladies de croissance ne doivent pas nous faire peur. Tout en les critiquant ouvertement et sans réticence, nous ferons en sorte que, bientôt, dans tous les pays civilisés, la masse ouvrière, formée à l'école marxiste, chassera loin d'elle les traîtres au socialisme, les scheidemaniens et les kautskistes de toutes les nations (car ces types existent dans tous les pays civilisés).
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Salut aux communistes italiens, français et allemands, " 10 octobre 1919, p. 57


Salut aux ouvriers de Pétrograd (5 novembre 1919)[modifier]

En ce jour du deuxième anniversaire de la République soviétique lez ouvriers de Pétrograd méritent les premiers d'être salués. Au titre d'avant-garde des ouvriers et des soldats révolutionnaires, d'avant-garde des masses laborieuses de Russie et du monde entier les ouvriers de Pétrograd ont les premiers renversé le pouvoir de la bourgeoisie et levé l'étendard de la révolution prolétarienne contre le capitalisme et l'impérialisme (…) Justement ces derniers jours les réactionnaires impérialistes anglais avaient joué leur dernière carte sur la prise de Pétrograd. La bourgeoisie du monde entier, et en particulier de Russie, avait déjà un avant-goût de la victoire. Mais, en fait de victoire, ils ont essuyé une défaite devant Pétrograd. Les armées d'Ioudénitch sont vaincues et battent en retraite (...) Poursuivez à tout prix les armées en retraite, battez-les ne leur laissez pas une heure, une minute de répit. Nous pouvons et nous devons aujourd'hui plus que jamais porter un grand coup pour achever l'ennemi.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Salut aux ouvriers de Pétrograd", 5 novembre 1919, p. 114-115


Le pouvoir des Soviets et la condition de la femme (6 novembre 1919)[modifier]

En deux ans, dans un des pays les plus arriérés de l'Europe, le pouvoir des Soviets a fait pour l'émancipation des femmes, pour leur égalité avec le sexe "fort" bien plus que n'ont pu faire en 130 ans toutes les républiques 'démocratiques", évoluées et éclairées du monde. L'instruction, la culture, la civilisation, la liberté, tous ces mots grandiloquents s'allient dans toutes les républiques bourgeoises, capitalistes à des lois d'une bassesse sans nom, d'une saleté répugnante, d'une brutalité bestiale, qui consacrent l'inégalité de la femme, les lois sur le mariage et le divorce, l'inégalité des enfants naturels avec les "légitimes", les privilèges pour les hommes, l'humiliation et les offenses pour les femmes.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Le pouvoir des Soviets et la condition de la femme", 6 novembre 1919, p. 118


Deux années de pouvoir soviétique (7 novembre 1919)[modifier]

Le pouvoir soviétique en Russie a déjà gagné à ses côtés les ouvriers du monde entier. Il n'est pas un seul pays où on ne parle du bolchevisme et du pouvoir des Soviets. Les capitalistes en parlent avec haine, en écumant de rage ; ils calomnient et mentent sans fin. Mais leur haine justement les trahit, et les ouvriers du monde entier dans leur grande masse tournent le dos à leurs anciens chefs et se rangent aux côtés du pouvoir des Soviets.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Deux années de pouvoir soviétique", 7 novembre 1919, p. 120-121


Nous voyons dans tous les pays la famine et le froid gagner en profondeur et en étendue, et l'on se persuadera que cette situation n'est pas le fait du communisme, mais celui des quatre années de guerre mondiale(…) (…) Nous avons dû au moyen d'un prélèvement d'État, prendre du blé à des millions de paysans et nous avons procédé autrement que les capitalistes qui agissaient de concert avec les spéculateurs. Nous avons réglé ce problème en accord avec les ouvriers contre les spéculateurs. Nous avons procédé par la persuasion ; nous sommes allés trouver le paysan pour lui dire que tout ce que nous faisons est dans son intérêt et celui des ouvriers.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Deux années de pouvoir soviétique", 7 novembre 1919, p. 131


Aux camarades communistes du Turkestan (7-10 novembre 1919)[modifier]

L'établissement de bons rapports avec les peuples du Turkestan revêt aujourd'hui pour la République Soviétique Fédérative Socialiste de Russie une valeur qu'on peut sans exagération qualifier de gigantesque, de portée historique mondiale.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Aux camarades communistes du Turkestan ", 7-10 novembre 1919, p. 134


"Rapport présenté au II ème congrès de Russie des organisations communistes des peuples d'Orient, 22 novembre 1919 "[modifier]

La plupart des peuples d'Orient sont dans une situation pire que la Russie, le pays le plus arriéré d'Europe (…) La liaison avec les peuples d'Orient, est ici particulièrement importante car la plupart de ces peuples sont les représentants typiques des masses laborieuses, non pas des ouvriers qui ont été à l'école des fabriques et usines capitalistes, mais les représentants typiques d'une masse travailleuse de paysans accablés par un joug moyenâgeux. La Révolution russe a montré qu'après avoir vaincu le capitalisme, les prolétaires unis aux millions de paysans travailleurs disséminés se sont insurgés contre cette oppression moyenâgeuse et ont vaincu. Notre république des Soviets doit à présent grouper autour d'elle tous les peuples d'Orient en train de s'éveiller, afin de mener avec eux la lutte contre l'impérialisme international.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Rapport présenté au II ème congrès de Russie des organisations communistes des peuples d'Orient, 22 novembre 1919", p. 159


"Huitième conférence du PCR : rapport politique du comité central, 2 décembre 1919 "[modifier]

Ce sont les pays qui étaient considérés et continuent d'être considérés comme les plus démocratiques, civilisés et cultivés ce sont eux qui ont fait la guerre à la Russie par les moyens les plus féroces et sans le moindre droit légal. On accuse les Bolcheviks de violer la démocratie, c'est là un argument courant chez les mencheviks, les socialistes-révolutionnaires et dans toute la presse bourgeoise d'Europe. Mais aucun de ces états démocratiques n'a pris le parti de déclarer la guerre à la Russie soviétique ; il ne l'osera dans le cadre de ses propres lois (...) La presse d'Angleterre, de France et d'Amérique a publié des propositions tendant à déférer en justice les chefs de ces pays pour crimes d'Etat, pour avoir déclaré la guerre (sic) sans l'autorisation du parlement. De telles propositions ont été émises. Il est vrai qu'elles ont été faites dans des publications ne paraissant pas plus d'une fois par semaine, vraisemblablement confisquées au moins une fois par mois et diffusées à quelques centaines ou milliers d'exemplaires. Les chefs des partis au pouvoir ont même pu les négliger.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Huitième conférence du PCR : rapport politique du comité central, 2 décembre 1919", p. 173


Camarades, on a déjà dit que la guerre était la continuation de la politique. Nous en avons fait l'expérience au cours de notre propre guerre. La guerre impérialiste qui a été la continuation de la politique des impérialistes, des classes dominantes, des grands propriétaires fonciers et des capitalistes, a provoqué l'hostilité dans les masses populaires et a été le meilleur moyen pour provoquer la poussée révolutionnaire de ces masses. Chez nous, en Russie, elle a facilité à la fois le renversement de la monarchie, celui de la grande propriété foncière et de la bourgeoisie ; ce renversement ne s'est effectué avec la plus grande facilité que parce que la guerre impérialiste était la continuation, l'aggravation, le comble du cynisme de la politique impérialiste. Notre guerre à nous a été la continuation de notre politique communiste, de la politique du prolétariat.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Huitième conférence du PCR : rapport politique du comité central, 2 décembre 1919", p. 179


Cette croisade de l'impérialisme mondial, cette croisade militaire lancée contre nous, cette subornation des conspirateurs à l'intérieur du pays, n'est-ce pas la terreur ? La terreur, nous l'avons pratiquée parce que de telles forces militaires ont fondu sur nous qu'il était nécessaire de bander comme jamais tous nos ressorts. Il fallait agir à l'intérieur du pays avec le maximum de rigueur, il fallait rassembler toutes nos forces.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Huitième conférence du PCR : rapport politique du comité central, 2 décembre 1919", p. 182


"Septième congrès des soviets de Russie PCR : rapport du comité exécutif central de Russie et du conseil des commissaires du peuple, 5 décembre 1919 "[modifier]

On nous impute d'avoir érigé le terrorisme en principe. A cela nous répondons : "vous ne croyez pas vous-même à cette calomnie". Ce même historien, Aulard, qui a adressé une lettre à l'Humanité écrit : "J'ai appris l'histoire et je l'ai enseignée. Quand je lis que parmi les bolcheviks il n'y a que des monstres, des croque-mitaines, des épouvantails, je dis : on a dit la même chose de Robespierre et de Danton. Ce faisant, dit-il, je ne ne compare nullement avec ces grands hommes, les Russes d'aujourd'hui, absolument pas ; ils n'offrent pas la moindre ressemblance avec eux. Mais en tant qu'historien, je dis : il n'est pas possible de croire tous les bruits." Lorsqu'un historien bourgeois se met à parler de la sorte, nous voyons que les mensonges qu'on répand sur notre compte commencent à se dissiper.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Septième congrès des soviets de Russie PCR : rapport du comité exécutif central de Russie et du conseil des commissaires du peuple, 5 décembre 1919", p. 226


"Discours prononcé à un meeting commémoratif de l'insurrection de décembre 1905 dans le quartier de la Presnia, 19 décembre 1919 "[modifier]

Camarades, Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer l'anniversaire de l'insurrection de décembre à Moscou et de la bataille de la Presnia qui datent d'il y a 14 ans. Camarades, l'insurrection de Moscou en 1905 fut l'un des plus grands mouvements des ouvriers révolutionnaires russes ; et bien qu'il ne pût triompher à l'époque, sa portée n'en a pas moins été considérable. C'est aujourd'hui seulement qu'en évoquant les longues années de préparation historique de la révolution russe, nous pouvons véritablement apprécier l'importance de l'insurrection de décembre 1905 et des combats que soutinrent à ce mouvement contre les forces du tsarisme les ouvriers rouges de la Presnia.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. " Discours prononcé à un meeting commémoratif de l'insurrection de décembre 1905 dans le quartier de la Presnia, 19 décembre 1919", p. 285


Après 1905, le mouvement ouvrier connut les pages les plus douloureuses et les plus sanglantes de son histoire. Le tsarisme châtia avec une férocité sans nom les héros qui se soulevèrent à Moscou en 1905... ... Ensuite, en 1910,1911 et 1912, nous voyons la classe ouvrière qui, de nouveau rassemble ses forces ; après le massacre de la Lena - avril 1912 - c'est une vague de puissantes grèves de masse qui déferle d'un bout à l'autre du pays et ébranle le tsarisme au point qu'en été 1914 on en arrive à dresser des barricade à Pétrograd et, peut-être, une des raisons qui hâta la décision désespérée du gouvernement tsariste d'entrer en guerre fut son espoir de briser ainsi le mouvement révolutionnaire. Mais au lieu de le briser, la guerre fit en sorte que le mouvement révolutionnaire s'étendit à tous les pays avancés.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Discours prononcé à un meeting commémoratif de l'insurrection de décembre 1905 dans le quartier de la Presnia, 19 décembre 1919", p. 286-287


"Lettre aux ouvriers et aux paysans d'Ukraine à l'occasions des victoires remportées sur Dénikine, 28 décembre 1919 "[modifier]

Nous voulons une alliance librement consentie des nations, une alliance qui ne tolère aucune violence exercée par une nation sur une autre, une alliance fondée sur une confiance absolue, sur une claire conscience de l'union fraternelle, sur un consentement absolument libre.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1919), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Lettre aux ouvriers et aux paysans d'Ukraine à l'occasions des victoires remportées sur Dénikine, 28 décembre 1919 ", p. 303


Cité par d'autres auteurs[modifier]

Lucien Sève[modifier]

En comparaison des pays avancés, il était aisé aux Russes de commencer la grande révolution prolétarienne, mais il sera plus difficile de continuer et de la mener jusqu'à la victoire définitive, dans le sens de l'organisation intégrale de la société socialiste (OL, 29, p.313).
  • In Lucien Sève, Penser avec Marx aujourd'hui Tome III : « La Philosophie » ? (1919), Lénine, éd. La Dispute, 2014, p. 587


Articles et discours dn 1920[modifier]

"Discours prononcé au IIIème congrès ds conseils de l'économie nationale, 27 janvier 1920"[modifier]

Camarades, nous développerons une lutte opiniâtre qui exigera de durs sacrifices sur le front du travail, mais que nous devons absolument réaliser, car nous sommes en proie à la faim, au froid, à la débâcle ds transports, au typhus. Nous devons affronter tous ces fléaux et commencer partout à la fois à bâtir notre état sur la base de la grande industrie mécanisée, afin d'apporter la culture à notre pays et de nous dégager, grâce à une action socialiste bien conçue, du marais où s'enlisent en ce moment les pays du capitalisme et de l'impérialisme mondial.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Discours prononcé au IIIème congrès ds conseils de l'économie nationale, 27 janvier 1920", p. 323


"Discours prononcé à la conférence des travailleurs sans-parti du quartier de Blagoucha - Lefortovo, 9 février 1920"[modifier]

Les gouvernements bourgeois des petits Etats, quoiqu'ils n'aiment pas les Bolcheviks, se sont convaincus que ceux-ci désirent entretenir avec eux des relations de bon voisinage, tandis que ceux qui sont avec les général Dénikine ou avec tout autre général déchireraient dès le lendemain de leur victoire tous les chiffons de papier consacrant l'indépendance des petites nations. Nous avons fait la paix sans le moindre canon ou mitrailleuse, sans coup férir, et nous avons marqué le début d'une conclusion de la paix avec tous les pays qui nous font la guerre. Nous avons montré, dans les faits, que tous les gouvernements doivent mettre bas les armes devant la politique de paix du pouvoir des Soviets.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. "Discours prononcé à la conférence des travailleurs sans-parti" du quartier de Blagoucha-Lefortovo", 9 février 1920, p. 361


Aux ouvrières, 21 février 1920 (droit à l'éligibilité au Soviet de Moscou des femmes communistes et sans-parti)[modifier]

Camarades, (...) Les ouvrières doivent prendre une grande part aux élections. Le pouvoir soviétique a été le premier et le seul au monde à abolir complètement les vieilles lois bourgeoises, les lois infâmes qui consacraient l'infériorité légale de la femme et les privilèges de l'homme, notamment dans le domaine du mariage et des rapports avec les enfants (...) Mais ce n'est pas assez. L'égalité devant la loi n'est pas encore l'égalité dans la vie. Il faut pour cela que les ouvrières prennent une part de plus en plus grande à la gestion des entreprises publiques et à l'administration de l'État. Les femmes feront vite leur apprentissage en administrant et rattraperont les hommes. Élisez donc davantage d'ouvrières au Soviet, tant communistes que sans-parti. Peu importe si une ouvrière honnête, sensée et consciencieuse dans son travail n'appartient pas au parti : élisez-la au Soviet de Moscou !
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Aux ouvrières, 21 février 1920, p. 383-384


Discours à la séance solennelle du soviet de Moscou en l'honneur de l'anniversaire de la III ème Internationale, 6 mars 1920 [modifier]

L'internationale communiste est forte des leçons du carnage impérialiste mondial. La justesse de sa position est de plus en plus confirmée dans chaque pays par l'expérience de millions d'hommes ; le mouvement qui les pousse vers l'Internationale communiste est cent fois plus vaste et plus profond que jamais. Il a causé en l'espace d'un an la faillite complète de la II éme Internationale. Il n'est pas un seul pays au monde, même le moins développé, où les ouvriers qui pensent n'aient rejoint l'Internationale communiste, n'y aient adhéré sur le terrain idéologique.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Discours à la séance solennelle du soviet de Moscou en l'honneur de l'anniversaire de la III ème Internationale, 6 mars 1920 , p. 437


Discours prononcé au IIIè congrès des travailleurs des transports fluviaux de Russie, 15 mars 1920 [modifier]

Les révolutions précédentes ont péri parce que les ouvriers n'ont pas su tenir par une dictature ferme et ne comprenaient pas que la dictature, la violence, la contrainte ne suffisaient pas pour tenir ; on ne peut tenir qu'en s'assimilant toute l'expérience culturelle et technique du capitalisme progressif et en prenant à son service tous ces gens (...) Si l'on pouvait bâtir le communisme avec des spécialistes non imprégnés des opinions bourgeoises ce serait très facile, mais ce communisme-là serait du domaine de la fantaisie (...) Quiconque rêve du communisme fantaisiste auquel je fais allusion doit être mis à la porte de nos réunions sérieuses, où ne doivent rester que des hommes capables de faire oeuvre utile avec les vestiges du capitalisme.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Discours prononcé au IIIè congrès des travailleurs des transports fluviaux de Russie, 15 mars 1920 , p. 442


Tout paysan cossu, tout koulak, tout représentant de la vieille administration qui ne veut pas soutenir l'ouvrier est un ennemi ; ne vous faites pas d'illusions. Il faut, pour vaincre, une lutte prodigieuse, une discipline de fer, une discipline militaire. Qui ne l'a pas compris n'a rien compris aux conditions du maintien du pouvoir ouvrier et nuit énormément par ses considérations à ce même pouvoir des ouvriers et des paysans.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Discours prononcé au IIIè congrès des travailleurs des transports fluviaux de Russie, 15 mars 1920 , p. 444-445


Discours à l'assemblée organisée par le comité de Moscou du P.C.(b) R. en l'honneur du 50 ème anniversaire de Lénine, 23 avril 1920 [modifier]

Jusqu'ici nos beaux succès et nos brillantes victoires se sont déroulés dans des conditions qui ne nous ont pas permis de surmonter les principales difficultés. Ces conditions étaient que nous devions affronter les tâches de la guerre, de la lutte la plus profonde et la plus ardente contre la réaction des propriétaire fonciers, des généraux et du tsar ; les tâches constituant le fond même de la révolution socialiste ont été de la sorte reléguées au second plan par l'organisation de la lutte contre les manifestations quotidiennes de l'élément petit-bourgeois, l'éparpillement, la dispersion, tout ce qui nous fait rétrograder vers le capitalisme.
  • Œuvres, septembre 1919- avril 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1964, chap. Discours à l'assemblée organisée par le comité de Moscou du P.C.(b) R. en l'honneur du 50 ème anniversaire de Lénine, 23 avril 1920 , p. 542


Le huitième congrès des Soviets de Russie, 22 décembre 1920[modifier]

Le communisme, c'est le pouvoir soviétique plus l'électrification du pays entier.
  • Œuvres, avril-décembre 1920 (1920), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Le huitième congrès des Soviets de Russie, 22 décembre 1920, p. 537



Articles et discours de 1921 à 1924[modifier]

Édition sociale, Tome 33, 1959 (textes de 1921)[modifier]

Nous comptions (…) pouvoir, par les ordres exprès de l'État prolétarien, organiser à la manière communiste, dans un pays de petits paysans, la production et la répartition des produits par l'État. La vie a montré notre erreur
  • Pour le quatrième anniversaire de la révolution (1921), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, p. 51


Sur le front économique, avec la tentative de passage au communisme, nous avons subi au printemps de 1921 une défaite plus grave qu'aucune de celles que nous avaient infligées Koltchak, Dénikine ou Pilsudski, une défaite beaucoup plus grave, beaucoup plus dangereuse et lourde de conséquences. Elle s'est exprimée dans le fait que notre politique économique, à son sommet, s'est trouvée séparée de la base, et n'a pas engendré l'essor des forces productives que le programme de notre parti reconnaît comme la tâche fondamentale la plus urgente.
  • Rapport au IIième Congrès des Services d'Éducation (1921), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, p. 57


Les entreprises qui ne nous sont pas absolument indispensables, nous les confierons à des affermataires, y compris nos capitalistes privés et les concessionnaires étrangers.
  • Nouveaux temps, anciennes erreurs, Œuvres, Éditions Sociales, Paris, 1959, Tome 33, p.19. (1921), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, p. 19


Il faut toute une époque historique. En mettant les choses au mieux, nous pouvons la franchir en dix ou vingt ans.
  • De la coopération (1921), Lénine, éd. Éditions Sociales, 1959, p. 483


Mieux vaut moins, mais mieux, 1923[modifier]

Au demeurant, la situation internationale fait que la Russie est aujourd'hui rejetée en arrière ; que dans l'ensemble la productivité du travail national est maintenant sensiblement moins élevée chez nous qu'avant la guerre. Les puissances capitalistes de l'Europe occidentale, en partie sciemment, en partie spontanément, ont fait tout leur possible pour nous rejeter en arrière, pour profiter de la guerre civile en Russie en vue de ruiner au maximum notre pays. Précisément une telle issue à la guerre impérialiste leur apparaissait, bien entendu, comme offrant des avantages sensibles. Si nous ne renversons pas le régime révolutionnaire en Russie, nous entraverons du moins son évolution vers le socialisme, voilà à peu près comment ces puissances raisonnaient, et, de leur point de vue, elles ne pouvaient raisonner autrement. En fin de compte elles ont accompli leur tâche à moitié. Elles n'ont pas renversé le nouveau régime instauré par la Révolution, mais elles ne lui ont pas permis non plus de faire aussitôt un pas en avant tel qu'il eût justifié les prévisions des socialistes, qui leur eût permis de développer à une cadence extrêmement rapide les forces productives ; de développer toutes les possibilités dont l'ensemble eût formé le socialisme ; de montrer à tous et à chacun nettement, de toute évidence, que le socialisme implique des forces immenses et que l'humanité est passée maintenant à un stade de développement nouveau, qui comporte des perspectives extraordinairement brillantes.
  • article publié dans la Pravda du 4 mars 1923
  • « Mieux vaut moins, mais mieux », Lénine (1923), dans Le dernier combat de Lénine, Moshe Lewin, éd. Les Éditions de Minuit, coll. « Arguments », 1978  (ISBN 2-7073-0237-6), partie annexe IX, p. 164



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=== CITATIONS SUR LENINE ===

La mort de Lénine vue par Staline, 27 janvier 1924, allocution devant le II ème congrès des Soviets.[modifier]

"En nous quittant le camarade Lénine nous a ordonné de tenir haut et de garder pur le grand titre de membre du Parti. Nous te jurons, camarade Lénine, que nous honorerons jusqu'au bout ton commandement."
  • Histoire de l'URSS ; le socialisme dans un seul pays (1922-1939) (1924), Jean Elleinstein, éd. Éditions Sociales, 1973, chap. II, "le parti communiste (bolchevik) de l'URSS de 1922 à 1924 ; la maladie et la mort de Lénine.", p. 61


La mort de Lénine, vue par sa veuve Nadiejda Kroupskskaïa, Pravda, 30 janvier 1924.[modifier]

"J'ai une grande prière à vous adresser. Ne laissez pas votre hommage à Illitch prendre la forme d'une adoration pour sa personne. Ne construisez pas pour lui des monuments, ne donnez pas son nom à un palais, n'organisez pas des cérémonies commémoratives. De son vivant il attachait si peu d'importance à tout cela, tout cela était si vain à ses yeux. Rappelez-vous combien notre pays est encore pauvre. Si vous désirez honorer le nom de Lénine, construisez des crèches, des écoles, des jardins d'enfants, des bibliothèques, des centres médicaux, des hôpitaux, des maisons pour les handicapés... et par-dessus tout mettez ses préceptes en pratique."
  • Histoire de l'URSS ; le socialisme dans un seul pays (1922-1939) (1924), Jean Elleinstein, éd. Éditions Sociales, 1973, chap. II, "le parti communiste (bolchevik) de l'URSS de 1922 à 1924 ; la maladie et la mort de Lénine.", p. 61-62