Géorgiques

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Pâtres et bétail varié, folio 44v du manuscrit dit le Vergilius Romanus (début du Ve siècle), illustration du livre III des Géorgiques

Les Géorgiques (« les travaux de la terre ») sont la deuxième œuvre majeure de Virgile, écrite entre 37 et 30 av. J.-C.. Ce long poème didactique de quelque 2 000 vers, qui s'inspire du poème d'Hésiode Les Travaux et les Jours, est une commande de son ami et protecteur Mécène. Dédié à Octavien, il se présente en quatre livres, les deux premiers consacrés à l'agriculture (céréales, vigne), les deux suivants à l'élevage (animaux, abeilles). Mais loin d'être un simple traité d'agriculture, comme le De re rustica de Varron (publié en 37), il aborde des thèmes beaucoup plus profonds : guerre, paix, mort, résurrection.

Citations[modifier]

Je chante les moissons : je dirai sous quel signe
Il faut ouvrir la terre et marier la vigne ;
Les soins industrieux que l'on doit aux troupeaux ;
Et l'abeille économe, et ses sages travaux.

  • (la)

    Quid faciat laetas segetes, quo sidere terram
    Vertere, Maecenas, ulmisque adjungere vites,
    Conveniat ; quae cura boum, qui cultus habendo
    Sit pecori ; apibus quanta experientia parcis,
    Hinc canere incipiam.

  • Début du premier livre des Géorgiques.
  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre I, p. 134-135, vers 1-5 (texte intégral sur Wikisource)


Tant de nos premiers ans l'habitude a de force !

  • (la)

    Adeo in teneris consuescere multum est !

  • À propos des arbres qui portent longtemps sur leur écorce des marques montrant quel côté était exposé au nord et lequel au sud lorsqu'ils étaient jeunes, et cela même lorsqu'on les transplante ailleurs.
  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre II, p. 190-191, vers 272 (texte intégral sur Wikisource)


Heureux le sage, instruit des lois de la nature,
Qui dompte et foule aux pieds d'importunes erreurs,
Le sort inexorable et les fausses terreurs :
Qui regarde en pitié les fables du Ténare,
Et s'endort au vain bruit de l'Achéron avare !

  • (la)

    Felix, qui potuit rerum cognoscere causas,
    Atque metus omnes et inexorabile fatum
    Subjecit pedibus, strepitumque Acherontis avari !

  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre II, p. 208-209, vers 490-492 (texte intégral sur Wikisource)


Hélas ! nos plus beaux jours s'envolent les premiers :
Un essaim de douleurs bientôt nous environne ;
La vieillesse nous glace et la mort nous moissonne.
Préviens donc leurs ravages, et que dans tes troupeaux
L'hymen forme toujours des nourrissons nouveaux.

  • (la)

    Optima quaeque dies miseris mortalibus aevi
    Prima fugit : subeunt morbi tristisque senectus,
    Et labor, et durae rapit inclementia mortis.
    Semper erunt, quarum mutati corpora malis.
    Semper enim refice ; ac, ne post amissa requiras,
    Anteveni, et sobolem armento sortire quotannis.

  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre III, p. 218-219, vers 66-71 (texte intégral sur Wikisource)


Le temps vole, et s'enfuit sans retour.

  • (la)

    Sed fugit interea, fugit irreparabile tempus.

  • Généralement cité sous la forme Tempus fugit.
  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre III, p. 234-235, vers 284 (texte intégral sur Wikisource)


D'autres livrent la guerre au frelon dévorant.

  • (la)

    Ignavum fucos pecus a praesepibus arcent.

  • Une traduction plus littérale serait « Elles tiennent hors des ruches le troupeau insolent des frelons ».
  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre IV, p. 2366-267, vers 168 (texte intégral sur Wikisource)


Aux petits objets si les grands se comparent

  • (la)

    si parva licet componere magnis

  • Une traduction plus littérale serait « S'il est permis de comparer de petites choses à de grandes choses ».
  • (la) Géorgiques, Virgile (trad. Jacques Delille), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1997, livre IV, p. 2366-267, vers 176 (texte intégral sur Wikisource)


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