Fin de l'histoire

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La fin de l'Histoire est un concept, ou une idée, qui apparaît d'abord dans La Phénoménologie de l'Esprit de Hegel. Elle a par la suite été réinterprétée, au XXe siècle, d'abord par Alexandre Kojève, par Raymond Abellio dès Assomption de l'Europe en 1952 et remise au goût du jour après la chute du mur de Berlin par Francis Fukuyama, comme terme final de l'histoire. Si cette interprétation a été fortement contestée à la suite des événements des années 1990, entre autres par Jacques Derrida dans Spectres de Marx (1993), des interprétations contemporaines de Hegel distinguent clairement l'utilisation, par ce dernier, de ce terme, de l'usage qu'en ont fait Kojève ou Fukuyama. Dans cette perspective, la « fin de l'histoire » serait, chez Hegel, présente à chaque instant dans le processus historique, processus qui ne connaît pas lui-même de terme final. Les interprétations au sujet du sens de ce terme divergent donc très fortement, et le débat est loin d'être tranché.

Richard Millet[modifier]

La fin de l'histoire est une ruse du capitalisme pour faire accepter le remplacement des nations par le Marché. Consommez, nous nous occupons de tout : vieux slogan totalitaire qui empêche la pulsion de mort de se manifester comme telle…

  • Solitude du témoin, Richard Millet, éd. Éditions Léo Scheer, 2015, p. 27


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