Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

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Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages est un film de Michel Audiard qui a écrit aussi les dialogues. Il est sorti sur les écrans en 1968.

Citations[modifier]

Je m'appelle Rita. Je suis drôlement bien foutue et vachement intelligente. Vous autres, je sais pas ce que vous aimez – les œufs au plat, Teilhard de Chardin ou le rhythm and blues – moi c'est les sous. Je pense qu'à ça. À ça et aux hommes. Aux hommes qui ont des sous.
  • Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Pour moi, la Rosemonde et sa bande de gouines, c'est rien que des grosses prétentieuses, des insolentes. Je dirais même des personnes malsaines.
  • Fred en parlant d'un de ses concurrents devenu transexuel.
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Maintenant, vous allez voir un truc pas banal. Ça glisse, ça remonte, ça redescend, ça se dilate. Vous me direz que c'est compliqué, je vous répondrai que c'est pas le truc de tout le monde. C'est moins intelligent qu'un dauphin, d'accord ! Mais ça vole.
  • Fred lance une machine compliquée pour libérer un pigeon voyageur.
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Maintenant, puisqu'on m'écoute, j'explique. J'ai drôlement peaufiné le coup. (à Rita) Quand t'auras fini d'aller-venir ! (à ses complices) J'ai drôlement peaufiné le coup. Le fourgue est à Hong-Kong, il recevra la livraison par petits paquets transités moitié par Anchorage, et moitié par Johannesburg. (à un complice) On ne bouge pas quand j'explique ! J'ai demandé à être casqué, moitié en dollars, et moitié en francs suisses. (à Rita) J'avais dit sans mousse. (à ses complices) Les biffetons partiront de Formose, moitié par jonques, et moitié par Boeing. Il seront versés sur un compte numéroté dans une banque égyptienne à Tel-Aviv. C'est ça le chou !
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Debout face au mur les paluches en l'air. Que je les voie bien. On est chargé à la magnum. Si vous bougez seulement les oreilles on vous coupe par le milieu. Ça fera dix morceaux.
  • Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Que je sorte de là et je la marque au fer rouge. Je l'empale sur un cactus.
  • À Rita qui vient de le trahir.
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


C'est pas inhumain d'entendre ça. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse avec 500 briques, hein ! Surtout de nos jours. Le SMIC est en plein chanstique, la TVA nous suce le sang et la Bourse se fait la malle. J'ai calculé j'en aurais à peine pour 5 piges et j'aurais 50 berges. Tu ne voudrais tout de même pas que je retourne au charbon à cet âge là, non ? Tu ne serais pas vache avec les vieux, des fois ?
  • Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Une fille qui fait 85 cm de tour de poitrine et 32 cm de tour de tête, ne peut pas être vraiment mauvaise, elle peut être légèrement sotte. Et je crains que tu le sois.
  • À Rita
  • Françoise Rosay, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
  • Fred montrant son outillage pour débusquer Rita
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Je pense à Charles et je me marre. Complètement disparu ce gros dégueulasse depuis son forfait. Il a raison. Condamné à mort, comme la Rita. S'attaquer au môme Fred, faut être maso, non ?
  • En parlant de Charles.
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Sainte Rita, vous qui êtes pleine de grâce, faites que le gros mauvais se fasse repasser et que tante Léontine ne me pique pas mes sous ! J'aimerais bien aussi que Fred ait un accident ou une maladie mortelle, enfin, quelque chose comme ça. Vous voyez, je vous fais confiance.
  • Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Messieurs, Messieurs, si je vous ai arraché à vos pokers et à vos télés, c'est qu'on est au bord de l'abîme. La maladie revient sur les poules. Si j'étais pas sûr de renverser la vapeur, je vous dirais de sauter dans vos autos et filer comme en 40. Le tocsin va sonner dans Montmartre. Y-a le choléra qui est de retour. La peste qui revient sur le monde. Carabosse à quitté ses zoziaux. Bref, Léontine se repointe. (Les truands entendent un bombardement comme en 40) Ben quoi, ce vieux fourbi, c'est quand même pas du plutonium ! Jusqu'ici on a eu la poisse. Et la poisse j'en veux plus ! (Les truands sortent leur porte-bonheur)
  • Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Bref, je récapitule dans le calme. On la débusque, on la passe à l'acide, on la découpe au laser, on la dissout et on balance ce qui reste dans le lac Daumesnil.
  • Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Eh, Superchief ! Tu vas te foutre une cirrhose avec ton Viandox !
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Veni, vedi, non vici (sous-titrage : On l'a dans le baba.)
  • Dominique Zardi, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Mais elle me prend pour un pélican, pour Saint-Vincent-de-Paul, pour l'UNESCO, la vieille bourrique. Attend un peu !
  • Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


La connerie à ce point là, moi, je dis que ça devient gênant !
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Des bolivars, il se sera fait baiser jusqu'au dernier soupir, le gros nave ! Caracas, bah ! Là ou ailleurs, du moment qu'il fait beau !
  • André Pousse, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Quand même, c'est à croire que je les envoûte. Tenez, prenez Tiburce : question cellule motrice, c'est pas non plus une IBM. En un sens, ce serait même un cas. Je dis bien en un sens, parce qu'à côté de ça, attention : champion des jeux des 7 erreurs et imbattable aux domimos mais pour le reste ! Moi, à sa place, voyez, j'irais consulter. Des fois qu'il aurait eu les oreillons sur le tard ou un autre truc comme ça. Parce que moi je vous le dis : il ne tourne pas rond Tiburce.
  • Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Je disais donc, la première nuit sous le toit d'une jeune fille, ça impose le respect. Mais la deuxième ?
  • Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Promouvoir l'imagination sans tomber dans le mauvais genre, faut du doigté, comme dit ma tantine !
  • Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard

Dialogues[modifier]

Rita : D'ailleurs mes ennuis ne viennent pas de mon fiancé, mais de mon associé : Charles le Téméraire. Et bien s'il s'agissait de mon honneur, ce gros mal élevé a mis la famille en cause. Ouais ! J'ai dit que si vous me faites des misères, je vais le dire à tantine ! Il t'a balancé un de ces surnoms ! ah, j'ose même pas répéter.
Léontine : J'aimerais pourtant !
Rita : Léontine la gâteuse !
Léontine : Tiens !
Rita : Et il a même ajouté, la vieille perd ses boulons !
Léontine : Casimir !
Casimir : Mademoiselle ?
Léontine : (se levant de sa chaise roulante) Les valoches !

  • Marlène Jobert, Françoise Rosay, Robert Dalban, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Allo ? Charles ? C'est Léontine.
Charles : Léontine ? Léontine qui ?
Léontine : La gâteuse !

  • Françoise Rosay, Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Premier truand : Il a dû être retardé dans un embouteillage.
Charles : À l'école il avait toujours le prix d'exactitude, et le prix de bonne camaraderie. Ah, les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué, et tout ! Le roi s'endort, on dessoude le dauphin ! Jolies manières ! Mais attention, hein ! J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse !
Deuxième truand : C'est chouette comme métaphore, non ?
Premier truand : C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
Deuxième truand : Oh, fais pas chier !
Premier truand : Ça c'est une métaphore !

  • Dominique Zardi, Bernard Blier, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Je suis sûre que si tu la voyais, tu pardonnerais tout. Elle ne mange plus, elle ne boit plus.
Fred : Tant mieux, qu'elle crève !… (une personnalité entre) Monsieur le président de la cour de cassation !
Léontine : Elle crie ton nom toutes les nuits, elle dévore ses oreillers. Tend lui la main Fred !
Fred : Si je lui tend, ce sera en travers de la gueule ! Après ce qu'elle m'a fait. Parce que je sais pas si t'es au courant !
Léontine : Péché de jeunesse !
Fred : À coup de pompes dans l'oigne que je la recevrais. Même pas à coup de tisonnier. Ça la redressera cette salope ! (une autre personnalité entre) Monsieur le Procureur à la cour des comptes.
Léontine : Tu ne crois pas que le milliard de la franco-libanaise ferait un beau matelas pour une nuit de noce ?
Fred : Je suis trop meurtri. (une autre personnalité entre) Monsieur le Général président du haut tribunal militaire.
Léontine : Ben moi, voir Charles avec tes sous ça me rend malade ! Pas toi ? T'as pas un petit travail pour moi ?
Fred : Puis quoi encore ?
Léontine : Tu ne dynamites plus les autres ?
Fred : Je dynamite plus rien !
Léontine : La route d'Orly, ça ferait pas ton bonheur ?
Fred : Y'a plus de bonheur ! Y-a que des misères !
Léontine : Pourtant Charles prendrait l'avion avant ce soir, ça m'étonnerait pas !
Fred : Alors là, mademoiselle Léontine, entièrement à votre service ! Il va un peu gicler le gros !

  • Françoise Rosay, André Pousse., Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Par exemple, si tu es d'accord, je verrais très bien ma villa de Menton dans la corbeille de mariage.
Charles : Et, entre nous, dans ta corbeille, tu ne verrais pas non plus mes barres de jonc, dis vieille seringue ! Tu ne finis pas ta meringue ? Tu fais la gueule, hein !

  • Léontine et Charles parlent du mariage de Rita et de Tiburce.
  • Françoise Rosay, Bernard Blier., Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Mgr Joseph : Bolivars, bolivars, tu m'offrirais de la sterling, du mark, de la couronne je dirais banco. Même du yen, je dirais banco. Mais le bolivar, ce n'est que jamais que du bolivar, Alfred, Alfredovitch, c'est-à-dire petite monnaie nègre.
Fred : Petit monnaie nègre ? Je te préviens Joseph que je suis agacé comme tout, je pourrais te foutre des tartes. Alors, laisse quimper ton sabir et parlons affaires !
Mgr Joseph : Comme tu voudras ! Tu me proposes du papier à cul contre du dollar US et tu voudrais qu'on traite au cours officiel. Est-ce que tu me prends pour un enfant de cœur !
Fred : Tu refuserais de changer ma monnaie ?
Mgr Joseph : Tes biffetons de carnaval tu pourrais aller jouer au monopoly avec. Je pourrais, à la rigueur, te les prendre en consigne et encore ! À la condition d'en connaître la provenance.

  • Léontine a pris la place de Mgr Joseph, un pontife orthodoxe.
  • Françoise Rosay, André Pousse., Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Joseph, vous pouvez sortir. Vous toucherez vos 10 % comme d'habitude.
Mgr Joseph : Mademoiselle pourrait ajouter un don à notre fonds de soutien, pour le pèlerinage à Nijni Novgorod.
Léontine : Mon ami, entendons-nous bien ! Les affaires sont les affaires. Mais j'ai été baptisée et confirmée dans le sein de l'église catholique romaine. C'est pas pour me faire caver à 75 piges dans vos singeries byzantines.

  • Françoise Rosay, Yvon Sarray., Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Les promenades matinales ne sont pas matinales. Vivement notre soleil et nos orangers.
Rufin : Mademoiselle n'aurait jamais dû les quitter.
Léontine : Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous avez l'air tout chose !
Rufin : Ce sont les choses qui ne vont pas.
Léontine : Mais je trouve qu'elles vont plutôt gaiement.
Rufin : Cependant, en l'absence de mademoiselle, et si j'ôse m'exprimer ainsi devant mademoiselle, la nièce de mademoiselle et le jeune neveu de Monsieur Charles se soient légèrement envoyés en l'air.
Léontine : Ah !
Rufin : Comme j'ai le regret de dire à mademoiselle !
Léontine : Maintenant que j'ai réglé les questions de pognon, je vais régler les questions d'honneur. Je vais mener ce petit monde à la mairie, à coup de lattes.

  • Françoise Rosay, Paul Frankeur., Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


Léontine : Tu m'as vue. Est-ce que j'ai une tête à me farcir quinze cents bornes de route, une escalope Monteverdi, et le fléchage complet du grand collecteur pour me faire racketter par un petit boudin.
Rita : On me frappe, on me dit des gros mots, et en plus on me pique mes sous, j'en ai marre ! Faut pas prendre les enfants du bon Dieu…

  • Après que Léontine eut giflé Rita.
  • Françoise Rosay, Marlène Jobert, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968), écrit par Michel Audiard


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