Criminel

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Enseignement[modifier]

Cours d'histoire philosophique de la pensée[modifier]

Michel Foucault, Les Anormaux — Cours au Collège de France, 1974-1975[modifier]

Selon une tradition que vous trouvez chez Montesquieu, mais qui remonte au XVIe siècle, au Moyen Âge et au droit romain aussi, le criminel et la fréquence surtout des crimes représentent, dans une société, comme la maladie du corps social. C'est la fréquence de la criminalité qui représente une maladie, mais la maladie de la collectivité, la maladie du corps social. Fort différent est le thème, pourtant analogue en superficie, que vous voyez pointer à la fin du XVIIIe siècle, et dans lequel ce n'est pas le crime qui est la maladie du corps social, mais le criminel qui, en tant que criminel, pourrait bien en effet être un malade. Ceci est dit, en toute clarté, à l'époque de la Révolution française, dans les discussions qui ont lieu vers 1790-91, au moment où l'on élaborait le nouveau Code pénal.


Littérature[modifier]

Prose poétique[modifier]

René Crevel, Le Pont de la mort, 1926[modifier]

Éclatez couleurs. Les criminels ont les mains bleues.
  • « Le Pont de la mort », René Crevel, La Révolution Surréaliste, nº 7, 15 juin 1926, p. 28


Yasmina Khadra, L’équation africaine, 2011[modifier]

Il n’est point de criminel totalement réfractaire à l’émotion ; tant qu’il dispose d’un ersatz d’âme, aussi enfoui soit-il dans sa bestialité, il est toujours possible de l’atteindre pourvu que l’on décèle une rainure dans sa cuirasse.
  • L’équation africaine, Yasmina Khadra, éd. Pocket, 2011, p. 71-72