Conspiration

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Une conspiration (synonyme : complot, conjuration) est une entente secrète entre plusieurs personnes, en vue de renverser un pouvoir établi, une organisation ou en vue d'attenter à une personne.

Histoire[modifier]

Adolphe Thiers, Histoire du consulat et de l'empire, 1861[modifier]

Si on appelle conspiration tout désir de renversement accompagné de propos menaçants, assurément il y en avait une dans ce que nous venons de rapporter. Mais si on appelle conspiration un projet bien conçu, entre gens sérieux, voulant fermement atteindre un but, décidés à y risquer leur tête, et ayant combiné leurs moyens avec prudence et précision, il est impossible de dire qu'il y eût ici quelque chose de semblable.

  • A propos de la période précédant les Cent Jours.
  • Histoire du consulat et de l'empire, Adolphe Thiers, éd. Méline, Cans et Cie, 1861, t. XV, p. 28-29


Littérature[modifier]

Essai[modifier]

Boris Vian, Utilité d'une littérature érotique, 1980[modifier]

Il y a un paradoxe amusant dans le fait que le gouvernement encourage par tous les moyens les citoyens à boire du cognac et à griller de l'herbe puante, et dans le même temps, arrête et condamne les satyres qui ne font en somme que tenter d'exercer une fonction parfaitement normale mais compliquée à plaisir par les préjugés et autres règlements. Ou plutôt, il n'y a pas de paradoxe ; ce sont les deux aspects d'une conspiration pour le nuisible. Car il est parfaitement sain, physiquement parlant, de se livrer avec une partenaire choisie à toutes les possibilités du joyeux mistère, selon la plaisante expression de nos pères ; tandis que l'on attrape des cirrhoses à boire de l'alcool.

  • Ecrits pornographiques précédés de l'Utilité d'une littérature érotique, Boris Vian, éd. Le Livre de Poche, 1980 (ISBN 978-2-253-14431-1), I. Utilité d'une littérature érotique, p. 34


Prose poétique[modifier]

André Breton, Poisson soluble, 1924[modifier]

Tristes mains, vous me cachez toute la beauté peut-être, je n'aime pas votre air de conspiratrices. Je vous ferais bien couper la tête, ce n'est pas de vous que j'attends un signal ; j'attends la pluie comme une lampe élevée trois fois dans la nuit, comme une colonne de cristal qui monte et qui descend, entre les arborescences soudaines de mes désirs.


Antonin Artaud, Fragments d'un journal d'enfer, 1929[modifier]

[...] de cette minute d'erreur il me reste le sentiment d'avoir ravi à l'inconnu quelque chose de réel. Je crois à des conjurations spontanées.

  • L'Ombilic des Limbes suivi du Pèse-nerfs et autres textes, Antonin Artaud, éd. Gallimard, coll. Poésie/Gallimard, 1956, partie Fragments d'un Journal d'Enfer, p. 120


Roman[modifier]

Virginia Woolf, Les Vagues, 1952[modifier]

Écoute, Rhoda (car nous sommes des conspirateurs, les mains posées sur l'urne froide), la voix banale, vive, exaltante de l'action, la voix des chiens flairant la trace.


Sociologie[modifier]

Alain Accardo, Médias et censure — Figures de l'orthodoxie, 2004[modifier]

Il n'est pas nécessaire que les horloges conspirent pour donner pratiquement la même heure en même temps, il suffit qu'au départ elles aient été mises à l'heure et dotées du même type de mouvement, de sorte qu'en suivant son propre mouvement chacune d'elles s'accordera grosso modo avec toutes les autres. La similitude du mécanisme exclut toute machination.


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