Christian Corouge

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Christian Corouge est un ouvrier de Peugeot-Sochaux, connu pour avoir participé au Groupe Medvedkine Sochaux avec, entre autres, Chris Marker et Bruno Muel. Il a entame, dans les année 1980, un dialogue avec le sociologue Michel Pialoux, sur le travail à la chaîne.

Résister à la chaîne (avec Michel Pialoux)[modifier]

Je crois que c'est Taylor qui disait ça, que si on pouvait mettre des bœufs à la place d'un ouvrier, on les y mettrait.
  • Résister à la chaîne, Corouge, Pialoux, éd. Éditions Agone, 2011, p. 25


Michel Pialoux : Au fond la vraie, la seule classe ouvrière, c’est vous les OS...
Christian Corouge : À la limite c’est elle qui a été dépossédée de tous les moyens culturels et de production. Elle est incapable d’agir sur sa production, elle est incapable de calculer sa gamme de travail, elle est incapable de calculer les points en fonction des heures de travail parce qu’elle n’a jamais été à l’école. Mais elle est capable de tout inventer dans ces systèmes de production. Je t’ai raconté l’histoire des pinces, des outils que les mecs étaient capables d’inventer.

  • Résister à la chaîne, Corouge, Pialoux, éd. Éditions Agone, 2011, p. 367


Avec le sang des autres (groupe Medvedkine)[modifier]

Ma peau s’en va. Je veux pas me l’arracher, c’est Peugeot qui me l’arrachera. Je lutterai pour éviter que Peugeot me l’arrache. C’est pour ça que je veux pas qu’on les touche mes mains. C’est tout ce qu’on a. Peugeot essaie de nous les bouffer, de nous les user. Et bien on lutte pour les avoir. C’est de la survie qu’on fait.
  • « De main en main », Anna Vittet, Écrivant, 26 dec. 2010 (lire en ligne)


Propos divers[modifier]

Je n’ai pas trop mal vécu l’usine. L’histoire de l’usine, c’est une histoire de haine et d’amour.
  • « La classe ouvrière n'ira pas en enfer », Gilles Collas, Le Courrier, 25 mars 2011 (lire en ligne)


Chaque homme porte en lui une somme de révolte. Révolté par ce qu’on voit, ces attaques répétées sur les plus pauvres, les plus démunis. Faire payer les pauvres, c’est ça le vrai problème.
  • « La classe ouvrière n'ira pas en enfer », Gilles Collas, Le Courrier, 25 mars 2011 (lire en ligne)