Capital

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Le capital peut avoir différentes significations en économie, sociologie, finance et comptabilité :

  • En théorie économique classique, il est l'un des trois facteurs de production, les deux autres étant le travail et la terre.
  • En sociologie, on parle de capital culturel ou de capital social.
  • En finance, on parle de capital financier pour désigner des avoir sous forme d'actif financier.
  • En comptabilité, le terme capital fait généralement référence à un volume monétaire, en particulier celui apporté par les propriétaires d'une entreprise pour la démarrer et la faire tourner.

Karl Marx[modifier]

La condition essentielle d’existence et de suprématie pour la classe bourgeoise est l’accumulation de la richesse dans des mains privées, la formation et l’accroissement du capital ; la condition du capital est le salariat. Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux.

  • (de) Die wesentliche Bedingung für die Existenz und für die Herrschaft der Bourgeoisklasse ist die Anhäufung des Reichtums in den Händen von Privaten, die Bildung und Vermehrung des Kapitals; die Bedingung des Kapitals ist die Lohnarbeit. Die Lohnarbeit beruht ausschließlich auf der Konkurrenz der Arbeiter unter sich.


Le capital est du travail mort, qui ne s'anime qu'en suçant tel un vampire du travail vivant, et qui est d'autant plus vivant qu'il en suce davantage.


La loi qui maintient constamment l'équilibre entre la surpopulation relative, ou l'armée industrielle de réserve, et l'ampleur et l'énergie de l'accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins d'Héphaistos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l'accumulation du capital. L'accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l'autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d'esclavage, d'ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d'emblée, capital.


Si l'argent, comme dit Augier, « vient au monde avec des taches de sang naturelles sur une joue », le capital quant à lui vient au monde dégoulinant de sang et de saleté par tous ses pores, de la tête aux pieds.


Thomas Joseph Dunning[modifier]

Selon le critique, « le capital fuit le tumulte et les conflits. Il est peureux de nature ». Cela est très vrai, mais n'est pourtant pas toute la vérité. Le capital a horreur de l'absence de profit ou des très petits profits comme la nature a horreur du vide. Quand le profit est adéquat, le capital devient audacieux. Garantissez lui 10 pour cent, et on pourra l'employer partout ; à 20 pour cent, il s'anime, à 50 pour cent, il devient carrément téméraire ; à 100 pour cent il foulera aux pieds toutes les lois humaines ; à 300 pour cent, il n'est pas de crime qu'il n'osera commettre, même s'il encourt la potence. Si le tumulte et les conflits rapportent du profit, il les encouragera l'un et l'autre. La preuve : la contrebande et la traite des esclaves.

  • Cité par Karl Marx dans Le Capital. Dunning répond à un auteur de la Quarterly Review
  • Trades Unions and Strikes: Their Philosophy and Intention, Thomas Joseph Dunning, éd. N/A, 1860, p. 35-36


Jules Vallès[modifier]

Le capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme. Il faut, à ces bêtes de fonte et d'acier, le pansage et la poussée de l'ouvrier.

  • L'Insurgé, Jules Vallès, éd. E. Fasquelle, 1923, chap. 14, p. 132


Masaru Satô[modifier]

Lisez Spirale de Junji Ito. Vous y trouverez exactement tout ce que Marx a voulu dire. Considérez que le cette "spirale" est le "capital

  • A propros de Spirale ... in Spirale de Junji Ito, Masaru Satô, éd. éditions Tonkam, 2011, chap. 662, p. 132


Jacques Guigou[modifier]

La nature étant aujourd’hui anéantie par deux millénaires de saccage — saccage dans lequel les dominés prirent leur part — le capital, parvenu aux limites de l’exploitation de la nature jusque là nécessaire à son procès, cherche à se parachever en devenant « la nature ». Furieusement écologiste (l’écologisme est-il autre chose que la liquidation de la dimension naturelle des hommes ?), le capital se veut et se doit d’être la seule réalité « naturelle » des hommes.

  • Trois couplets sur le parachèvement du capital, Jacques Guigou, éd. Les éditions de l'impliqué, 1996, p. 53


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