Célibat

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« Célibataire » : Gravure américaine de 1846 montrant un jeune homme seul dans sa chambre tenant mélancoliquement une gravure intitulée « Mariés » où figurent un couple avec trois enfants.

Le célibat désigne l'état d'une personne qui est en âge de vivre en couple ou d’être mariée mais qui n'a pas de conjoint dans sa vie amoureuse et sexuelle. En général, on considère que le célibat ne s’applique pas aux personnes veuves. Le célibat peut inclure ou exclure, selon les cas, les personnes mariées (séparées ou non) et les divorcés qui ne cohabitent pas avec un conjoint.

En démographie, le célibat désigne en général la situation d'une personne qui n’a jamais été mariée, reflétant un concept notablement différent de celui du langage courant et de celui des sociologues.

Les sexologues font une distinction entre la chasteté et le célibat, ce dernier étant considéré comme le refus de toute activité sexuelle avec un ou une partenaire, sans toutefois exclure les pratiques sexuelles telle que la masturbation. Un célibat chaste, en revanche, interdit toute activité sexuelle quelle qu'elle soit.


Psychologie[modifier]

Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953[modifier]

Le terme « virginité » se rapporte à une qualité, un état subjectif, une attitude psychologique, et non à un fait physiologique ou objectif. Appliqué à la Vierge Marie ou aux déesses vierges des autres religions, il ne sert pas à définir une situation réelle, puisque la réalité de vierge demeure, de manière inexplicable, en dépit des expériences sexuelles, des grossesses et des années qui passent.
Briffault nous offre une explication psychologique de cette énigme « le mot vierge, écrit-il, désigne dans son sens primitif, la célibataire et implique une signification exactement contraire à celle que nous lui donnons maintenant [...]. »
Chez les Esquimaux, la déesse Mère a ce même caractère de virginité au sens ancien du terme. Les Esquimaux l'appellent : « Celle qui ne veut pas de mari. »

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2001  (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 168


Dans notre système patriarcal occidental, la jeune fille non mariée appartient à son père, mais en des temps plus reculés, et comme c'est encore le cas dans certaines communautés primitives, elle était sa propre maîtresse jusqu'à son mariage. Le droit de disposer de soi-même jusqu'à ce qu'on se marie fait partie du concept primitif de la liberté. Une protection générale est accordée aux jeunes filles dans les sociétés primitives, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la tribu [...]. Cette liberté d'action implique le droit de refuser les privautés aussi bien que celui de les accepter. Une fille appartient à elle-même tant qu'elle est vierge, célibataire, et l'on ne peut l'obliger ni à conserver sa chasteté ni à consentir à une étreinte non désirée. En tant que vierge elle n'appartient qu'à elle-même, elle est une.
  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2001  (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 170


Sociologie[modifier]

Légalement jusqu'à la fin du XVIIIème siècle et de fait pendant cent ans de plus, le régime du majorat accordait, en effet, au fils aîné, dans toutes les couches sociales, la teneur et le droit d'administration du patrimoine familial. D'où un nombre important de cadets, hommes et femmes, qui ne se mariaient pas parce qu'ils manquaient du substratum économique correspondant à leur position. Le clergé séculier et les congrégations religieuses absorbaient un grand nombre d'entre eux. D'autres entraient au service du Roi ou de Malte. Beaucoup, les femmes en particulier, restaient célibataires dans la maison de famille où ils avaient de plein droit leur place. La capacité théorique de reproduction se réduisait ainsi à un point considérable. Le célibat, en tant que facteur de l'équilibre démographique, a presque complètement disparu à notre époque, même dans les pays catholiques. Reste l'émigration [...]
  • Précis de biopolitique, Jacques de Mahieu, éd. éditions celtiques, Montréal, 1969, p. 81


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