Axelle Jah Njiké
Apparence

Axelle Jah Njiké, née en 1972, est une autrice, podcastrice et chroniqueuse féministe française. Elle a créé en 2015 le site Parlons plaisir féminin puis en 2018 le podcast inclusif Me My Sexe and I consacré à l’intimité de femmes noires.
Citations
[modifier]Journal intime d'une féministe (noire), 2022
[modifier]Dans l'évidence charnelle et glorieuse qui s'empare de moi, à chaque fois, je ne suis la fille de personne. La sœur de personne. La femme de personne. La mère de personne. Je suis seulement passionnée. Vivante. Puissante. Et je n'appartiens qu'à moi.
- Journal intime d'une féministe (noire), Axelle Jah Njiké, éd. Au Diable Vauvert, 2022 (ISBN 979-10-307-0514-0), chap. Me my sexe and I, p. 41
Alors quand Michel bidule me dit que je suis trop évoluée pour une Africaine, je ne comprend pas très bien la phrase. Encore moins, quand il juge bon de rajouter que cela pourrait un jour me jouer des tours. Par curiosité - et par irritation aussi, un peu, je lui demande ce qu'il veut dire par là. Et j'écoute donc Michel bidule chouette, cet ancien de Elf, dans toute sa superbe du haut de ses soixante-dix ans, m'expliquer que même si je suis très belle, je n'écoute pas ce qu'on me dit.
- Journal intime d'une féministe (noire), Axelle Jah Njiké, éd. Au Diable Vauvert, 2022 (ISBN 979-10-307-0514-0), chap. Trop évoluée pour une Africaine, p. 87
Je crois en un féminisme qui émancipe, de l'intérieur. Utilisant les femmes, mères, filles ou sœurs, davantage dans l' « être », et par-delà le temps et les cultures.
- Journal intime d'une féministe (noire), Axelle Jah Njiké, éd. Au Diable Vauvert, 2022 (ISBN 979-10-307-0514-0), chap. Épilogue : L'origine du monde, p. 151
Citations rapportées
[modifier]Je voulais qu’on parle des femmes noires autrement que sous le prisme de la discrimination.
- « Axelle Jah Njiké, le féminisme chevillé au corps », Eléa Pommiers, lemonde.fr, 14 septembre 2019 (lire en ligne)
Mes invitées racontent leur vie de femme à la première personne, et ça, dans nos communautés où le groupe prime toujours sur l’individu, surtout quand on est une femme, c’est encore trop rare.
- « Axelle Jah Njiké, le féminisme chevillé au corps », Eléa Pommiers, lemonde.fr, 14 septembre 2019 (lire en ligne)
L’écriture ne fait pas vivre, contrairement à ce qu’on pourrait croire ! J’ai foncé pour créer l’objet audio que j’aurais aimé découvrir lorsque j’étais jeune fille et qui, me semblait-il, manquait jusqu’alors dans le paysage médiatique.
- « Projectrices #2 : Axelle Jah Njiké, créatrice d’un podcast pour faire entendre la parole intime de femmes noires », Annabelle Gasquez, deuxiemepage.fr, 3 mars 2019 (lire en ligne)
Il faut que nous soyons entendues, prenions la parole pour que des gens connaissent nos vécus, et s’y reconnaissent, mais surtout, racontions nos histoires de la façon dont elles doivent l’être.
- (fr) « Projectrices #2 : Axelle Jah Njiké, créatrice d’un podcast pour faire entendre la parole intime de femmes noires », Annabelle Gasquez, deuxiemepage.fr, 3 mars 2019 (lire en ligne)
Le podcast aborde la question de l’identité, ou plutôt des identités plurielles qui composent chaque individue, en invitant chacune à prendre conscience que son vécu, ses expériences, ses blessures et ses traumatismes comptent.
- « Projectrices #2 : Axelle Jah Njiké, créatrice d’un podcast pour faire entendre la parole intime de femmes noires », Annabelle Gasquez, deuxiemepage.fr, 3 mars 2019 (lire en ligne)
Je pense qu’il est primordial de parler de soi en tant que sujet, de faire entendre sa voix, par ses propres mots. En agissant de la sorte, nous offrons la possibilité à d’autres de faire de même, de s’emparer de la narration.
- « Projectrices #2 : Axelle Jah Njiké, créatrice d’un podcast pour faire entendre la parole intime de femmes noires », Annabelle Gasquez, deuxiemepage.fr, 3 mars 2019 (lire en ligne)