Arthur C. Clarke

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Sir Arthur C. Clarke en 2005 dans sa maison du Sri Lanka.

Arthur Charles Clarke (16 décembre 1917 - 19 mars 2008) était un scientifique et un écrivain de science-fiction britannique.

Ils ont dit[modifier]

Isaac Asimov[modifier]

On a tendance à nous confondre parce que nous sommes tous deux des auteurs de textes cérébraux où les concepts scientifiques comptent plus que l'action proprement dite.

  • Moi, Asimov (1994), Isaac Asimov (trad. Hélène Collon), éd. Folio, coll. « S.F », 2004 (ISBN 2-07-031302-6), p. 164


Citations de ses romans[modifier]

2001, l'odyssée de l'espace (1968)[modifier]

Voir le recueil de citations : 2001 : l'odyssée de l'espace (livre)

Le Marteau de Dieu (1993)[modifier]

Les préjugés et les tabous liés à la nourriture régissent fortement le comportement humain et la logique s'avère souvent impuissante à les vaincre. Recycler des excréments dans les champs, en plein air, en les purifiant grâce aux rayons du Soleil, passe encore ; mais le faire chez soi, à l'aide de mystérieux appareils électriques, pas question. Pendant des années, les ingénieurs de Fuller argumentèrent en vain:
— Dieu Lui-même serait incapable de voir la différence entre deux atomes de carbone.
Pourtant, la plupart des gens étaient convaincus d'en être capables, eux.

De tous les grands félins, et peut-être de tous les mammifères, le tigre du Bengale est le plus beau.

Les plus célèbres merveilles de Mars étaient tellement gigantesques qu'on ne pouvait les admirer vraiment que de l'espace.

En vérité la permissivité en matière sexuelle, proche de celle de l'Hindouisme, constituait l'une des différences les plus marquantes entre le Chrislamisme et les religions dont il était issu. Il lui dut certainement une grande part de sa popularité, tant était grand le contraste avec le puritanisme islamique et la morale maladive du Christianisme qui empoisonna la vie de milliards d'hommes et aboutit à cette perversion qu'est le célibat.

Jean-Paul IV — […] Voici maintenant venu le temps de reconnaître une faute plus tragique encore. Le refus obstiné de l'Église d'accepter les moyens artificiels de limitation des naissances a gâché des milliards de vies et, ironie du sort, a encouragé les familles trop pauvre pour nourrir les enfants qu'on les obligeait à mettre au monde, à recourir au péché d'avortement.
Cette politique a conduit notre espèce au bord du gouffre. La surpopulation a épuisé les ressources de la planète Terre et pollué tout notre environnement. Dès la fin du XXesiècle, tout le monde avait conscience du drame, mais aucune décision ne fut prise. Certes, on réunit des conférences et on vota d'innombrables résolutions, mais rien de concret, ni d'efficace. […]


Les Enfants d'Icare (1953)[modifier]

Pourquoi mettent-ils en œuvre des accélérations aussi colossales alors qu'ils ont tout l'espace à leur disposition et qu'ils pourraient prendre tout leur temps pour atteindre leur vitesse de croisière ? Ma théorie est la suivante : ils captent d'une façon ou d'une autre l'énergie de champ qui enveloppe les étoiles, ce qui les oblige à effectuer leurs manœuvres de démarrage et d'arrêt à proximité immédiate d'un soleil. Mais tout cela est secondaire...

— C'est une idée cruelle, mais vous devez la regarder en face. Peut-être votre domination s'étendra-t-elle un jour sur les planètes. Mais les étoiles ne sont pas pour l'Homme.

C'est donc la fin de l'homme, songea Jan avec une résignation au-delà de la tristesse. Une fin qu'aucun prophète n'avait jamais annoncée, une fin désavouant aussi bien l'optimisme que le pessimisme.
Et néanmoins appropriée : elle avait la sublime inéluctabilité d'un grandiose chef-d'œuvre. Jan avait eu un fugitif aperçu du cosmos et de sa terrifiante immensité, et il savait désormais que l'homme n'y avait pas sa place. Il comprenait enfin la vanité ultime de l'utopie qui l'avait leurré. Il avait rêvé des étoiles. Or, la route qui conduisait aux étoiles bifurquait et la destination à laquelle menait chacune de ses branches était étrangère aux espoirs comme aux craintes des humains.


Citations de ses nouvelles[modifier]

La sentinelle, 1951[modifier]

Sur la Lune, bien sûr, la distance ne fait pas disparaitre les détails... il n'existe rien de semblable à cette vapeur presque imperceptible qui adoucit et parfois transforme toutes choses lointaines sur la Terre.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 12


D'être venu peut-être cent millions d'années trop tard ne me contrariait pas ; c'était déjà bien assez d'être venu, tout simplement.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 16-17


Je compris alors que je me trouvais devant une chose que rien n'aurait pu égaler dans l'antiquité de ma propre race. Ce n'était pas une bâtisse, mais une machine, qui se défendait au moyen de forces qui défiaient l’Éternité.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 18


Dans le premier enthousiasme de ma découverte, j'avais admis sans discussion que cette construction cristalline était le fait d'une race appartenant au passé lointain de la Lune, mais soudain et avec une force implacable, je fus persuadé que cette race était tout aussi étrangère à la Lune que moi-même.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 19


La pyramide trônait sur ce plateau creusé dans la montagne avant que la vie soit née dans les eaux de la Terre.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 20


C'était un phare qui tout au long des âges avait signalé patiemment que personne ne l'avaient encore découvert.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 21


Si vous me pardonnez cette plate comparaison, nous avons déclenché l'alerte à l'incendie et nous n'avons plus qu'à attendre les pompiers. Je ne pense d'ailleurs pas que nous ayons longtemps à attendre.

  • « La sentinelle » (1951), Arthur C. Clarke (trad. Paul Hébert), dans Histoires de science-fiction (1984), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la science-fiction » (ISBN 2-253-00063-1), p. 22


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