Alan Turing

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Alan Turing, à l’âge de seize ans.

Alan Mathison Turing, (23 juin 1912 - 7 juin 1954) est un mathématicien, cryptologue et informaticien britannique.

Computing machinery and intelligence, 1950[modifier]

Je crois que dans une cinquantaine d’années il sera possible de programmer des ordinateurs, avec une capacité de mémoire d’à peu près 10⁹, pour les faire si bien jouer au jeu de l’imitation qu’un interrogateur moyen n’aura pas plus de 70 pour cent de chances de procéder à l’identification exacte après cinq minutes d’interrogation.

  • (en) I believe that in about fifty years’ time it will be possible to programme computers, with a storage capacity of about 10⁹, to make them play the imitation game so well that an average interrogator will not have more than 70 per cent. chance of mating the right identification after five minutes of questioning.
  • (en)« Computing machinery and intelligence », Alan Turing (trad. Patrice Blanchard[1]), Mind, vol. 59 nº 236, octobre 1950, p. 442 (lire en ligne)

Nous ne savons pas où nous allons, mais du moins il nous reste bien des choses à faire.

  • (en) We can only see a short distance ahead, but we can see plenty there that needs to be done.
  • « Computing machinery and intelligence », Alan Turing, Mind, vol. 59 nº 236, octobre 1950, p. 460 (lire en ligne)
  • Pensée et machine, Alan Ross Anderson, éd. Champ Vallon, 1983 (ISBN 2-903528-28-4), chap. Les ordinateurs de l’intelligence, p. 67


Correspondance[modifier]

Je pourrais peut-être tenter de trouver du travail en France. Mais je suis en psychanalyse depuis quelques mois, à présent, et il semblerait que ce soit efficace. C’est assez amusant, et je crois que je suis tombé sur quelqu’un de bien. […] Je n’ai plus le temps de me consacrer à la logique !
Amicalement, Alan

  • À Norman Routledge, le 22 février (probablement 1953)


Je ne sais ce qui peut se passer quand le corps est endormi, toutefois quand il meurt, le "mécanisme" qui retient l'esprit s'éteint aussi et ce dernier se voit contraint de trouver tôt ou tard, peut-être immédiatement, un nouveau corps.
Quant à savoir pourquoi nous avons besoin d'un corps, pourquoi nous existons pas comme de purs esprits, capables de communiquer comme tels ? Nous pourrions probablement y arriver mais il ne nous resterait alors plus rien à faire. Le corps fournit à l'esprit de quoi s'occuper.

  • À Mme Morcom, voir notes de l'auteur page 701 (b).


Citations sur Alan Turing[modifier]

Alan Turing s'est progressivement intéressé à la notion biologique de "forme vivante" dont l'organisation interne ne relève pas d'un code formel : ces deux significations du mot forme résonnent encore dans le mot même d'"informatique".

  • « Alan Turing : la pensée informatique », Jean Lassègue, Docsciences, nº 14, Juin 2012, p. 4


Dans un article philosophique publié en 1950, Alan Turing fait le pari que d'ici cinquante ans, une personne non prévenue n'aurait plus moyen de distinguer les réponses données par un humain de celles données par un ordinateur et ce, sur n'importe quel sujet.

  • La notion d'intelligence serait alors découplée du substrat biologique qu'est le cerveau.
  • « Alan Turing : la pensée informatique », Jean Lassègue, Docsciences, nº 14, Juin 2012, p. 5


Références[modifier]

  1. Dans sa traduction de Pensée et machine d’Alan Ross Anderson (dir.) aux éditions Champ Vallon, 1983 ((ISBN 2-903528-28-4), chap. Les ordinateurs de l’intelligence, p. 49.

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