Chien

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Plusieurs races de chiens

Le Chien (Canis lupus familiaris) est un mammifère domestique de la famille des canidés, proche du loup et du renard.

Cinéma[modifier]

Jean Aurenche/Bertrand Tavernier, Coup de torchon, 1981[modifier]

Cordier : Tu sais pourquoi les chiens s'reniflent les fesses ? Et bien figure-toi qu'à l'époque où la Terre était gouvernée par les chiens, ils avaient décidé de tenir une espèce de congrès pour faire voter des lois nouvelles. alors le chien qui présidait l'assemblée leur dit : « écoutez, vu qu'on va rester plusieurs jours enfermés ici, je propose, par mesure d'hygiène, qu'on laisse nos trous d'balle au vestiaire. » Tous les chiens approuvent, et hop ! les v'la qui s'dé-trou-d'ballisent. Mais à peine la séance était commencée, shuit ! hop, y'a une tempête qui se lève une véritable tornade et shuit ! tous les trous d'balle se sont mélangés. Et y'a pas un chien qu'est foutu d'reconnaître le sien. Voila, depuis c'temps là, ils s'reniflent toujours les fesses. Puis y'a des chances que ça dure jusqu'à la fin du monde.

  • Philippe Noiret, Coup de torchon (1981), écrit par Jean Aurenche et Bertrand Tavernier


Agnès Jaoui/Jean-Pierre Bacri, Un air de famille, 1996[modifier]

Yolande : A quoi ça sert de garder un chien paralysé ?
Denis : C'est décoratif. C'est comme un tapis, mais vivant.
Yolande : Ah oui, c'est vrai.

  • Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin, Un air de famille (1996), écrit par Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri


Littérature[modifier]

Prose poétique[modifier]

André Breton, Poisson soluble, 1924[modifier]

Le chasseur était un homme d'une vingtaine d'années. Ses chiens rampaient tristement à ses côtés.


Louis Aragon, Le Paysan de Paris, 1926[modifier]

La nuit de nos villes ne ressemble plus à cette clameur des chiens des ténèbres latines, ni à la chauve-souris du Moyen Age, ni à cette image des douleurs qui est la nuit de la Renaissance. C'est un monstre immense de tôle, percé mille fois de couteaux.

  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. Découverte Gallimard Littérature, 2000 (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Louis Aragon, Le Paysan de Paris, 1926, p. 162


Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927[modifier]

Perdu entre les segments d’un horizon féroce, l’explorateur casqué de blanc s’apprête à mourir et rassemble ses souvenirs pour savoir comment doit mourir un explorateur : si c’est les bras en croix ou face dans le sable, s’il doit creuser une tombe fugitive en raison du vent et des hyènes, ou se recroqueviller dans la position dite en chien de fusil qui tourmente les mères de famille, quand elles constatent que leur progéniture l’a choisie pour dormir, si le lion sera son bourreau, ou l’insolation, ou la soif.


Roman[modifier]

Alexandre Dumas, Le Capitaine Pamphile, 1839[modifier]

Il faut avoir vu la plaine Saint-Denis un jour d'ouverture, pour se faire une idée du spectacle insensé qu'elle présente. Pas une alouette, pas un moineau franc ne passe, qu'il ne soit salué d'un millier de coups de fusil. S'il tombe, trente carnassières s'ouvrent, trente chasseurs se disputent, trente chiens se mordent ; s'il continue son chemin, tous les yeux sont fixés sur lui ; s'il se pose, tout le monde court ; s'il se relève, tout le monde tire.

  • Le Capitaine Pamphile (1839), Alexandre Dumas, éd. Gallimard, coll. Folio Classiques, 2003 (ISBN 978-2-07-042652-2), chap. III Comment Mlle Camargo tomba en la possession de M. Decamps, p. 62


Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles, 1865[modifier]

   « Et comment savez-vous que vous êtes fou ?
   — Pour commencer, est-ce que tu m'accordes qu'un chien n'est pas fou ?
   — Sans doute.
   — Eh bien, vois-tu, un chien gronde lorsqu'il est en colère, et remue la queue lorsqu'il est content. Or, moi, je gronde quand je suis content, et je remue la queue quand je suis en colère. Donc, je suis fou.
   — Moi j'appelle ça ronronner, pas gronder.
   — Appelle ça comme tu voudras [...]. »


Colette, La Maison de Claudine, 1922[modifier]

J’avais, petite, le loisir de suivre, en courant presque, le grand pas des garçons, lancés dans les bois à la poursuite du Grand Sylvain, du Flambé, du Mars farouche, ou chassant la couleuvre, ou bottelant la haute digitale de juillet au fond des bois clairsemés, rougis de flaques de bruyères… Mais je suivais silencieuse, et je glanais la mûre, la merise, ou la fleur, je battais les taillis et les prés gorgés d’eau en chien indépendant qui ne rend pas de comptes...

  • La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. Super-Bibliothèque, 1976 (ISBN 2-261-00093-6), Où sont les enfants ?, p. 13


Virginia Woolf, Les Vagues, 1952[modifier]

Écoute, Rhoda (car nous sommes des conspirateurs, les mains posées sur l'urne froide), la voix banale, vive, exaltante de l'action, la voix des chiens flairant la trace.


Daniel Pennac, La Fée carabine, 1997[modifier]

On croit qu'on emmène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent à la méditation.


Philosophie[modifier]

Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, IIIè s.[modifier]

Alexandre le rencontrant un jour lui dit : « Je suis le grand roi Alexandre ». Diogène alors se présenta : « Et moi, je suis Diogène, le chien ». On lui demanda pourquoi il était appelé le chien : « Parce que je caresse ceux qui me donnent, j'aboie contre ceux qui ne me donnent pas, et je mords ceux qui sont méchants ».

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