Jack London

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Jack London en 1900.

Jack London de son vrai nom John Griffith Chaney (né le 12 janvier 1876 à San Francisco et mort le 22 novembre 1916 à Glen Ellen, Californie) est un écrivain américain.

Le Peuple de l'abîme, 1903-1904[modifier]

Dans les anciens temps, les grands cavaliers blonds, qui fonçaient à l'avant-garde des batailles montraient au moins leur mesure en pourfendant les hommes de la tête à l'échine. Tous comptes faits, il avait bien plus de noblesse à tuer un ennemi solide d'un coup d'épée proprement asséné, que de le réduire à l'état de bête, lui et ses descendants, par une manipulation adroite et implacable des rouages de l'industrie et de la politique.

  • Le peuple de l'abîme (1903 - 1904), Jack London, éd. Ebooks libres et gratuits, novembre 2005, p. 138


Dans une civilisation aussi matérialiste, fondée non pas sur l'individu, mais sur la propriété, il est inévitable que cette dernière soit mieux défendue que la personne humaine, et que les crimes contre la propriété soient stigmatisés de façon plus exemplaire que ceux commis contre l'homme.

  • Le peuple de l'abîme (1903 - 1904), Jack London, éd. Ebooks libres et gratuits, novembre 2005, p. 152


Le Talon de fer, 1908[modifier]

- Vous fomentez la haine de classes, dis-je à Ernest. Je trouve que c'est une erreur et un crime de faire appel à tout ce qu'il y a d'étroit et de brutal dans la classe ouvrière. La haine de classes est antisociale, et il me semble antisociale.
- je plaide non coupable, répondit-il. Il n'y a de haine de classe ni dans la lettre ni dans l'esprit d'aucune de mes œuvres.
Oh! m'écriai-je d'un air de reproche.
Je saisi son livre et l'ouvris.
Il buvait son thé, tranquille et souriant, pendant que je le feuilletais.
- Page 132 - je lus à haute voix : "Ainsi la lutte des classes se produit, au stade actuel du développement social, entre la classe qui paie des salaires et les classes qui en reçoivent."
Je le regardai d'un air triomphant.
- Il n'est pas question de haine de classes là-dedans, me dit-il en souriant.
- Mais vous dites "lutte des class"
- Ce n'est pas du tout la même chose. Et, croyez-moi, nous ne fomentons pas la haine. Nous disons que la lutte de classes est une loi du développement social. Nous n'en sommes pas responsables. ce n'est pas nous qui la faisons. Nous nous contentons de l'expliquer, comme Newton expliquant la gravitation. Nous analysons la nature du conflit d'intérêts qui produit la lutte de classes.
- Mais, il ne devrait pas y avoir de conflit d'intérêts, m'écriai-je.
- Je suis tout à fait de votre avis, répondit-il. Et, c'est précisément l'abolition de ce conflit d'intérêts que nous essayons de provoquer, nous autres socialistes. Pardon, laissez-moi vous lire un autre passage - il prit le livre et tourna quelque feuillets. Page 126 : "Le cycle des luttes des classes, qui a commencé avec la dissolution du communisme primitif de la tribu et de la naissance de la propriété individuelle, se terminera avec la suppression de l'appropriation individuelle des moyens d'existence sociale".

  • Le talon de fer (1908), Jack London (trad. Louis Positif), éd. Libretto, 2003, p. 43-44


Notre civilisation tant vanté est née dans le sang, est imbibée de sang, et ni vous, ni moi, ni personne ne pouvons échapper à cette tache écarlate.

  • Le talon de fer (1908), Jack London (trad. Louis Positf), éd. Libretto, 2003, p. 64


Il définissait les socialistes comme des révolutionnaires qui luttent pour renverser la société irrationnelle d'aujourd'hui, afin de construire avec ses matériaux la société rationnelle de l'avenir

  • Le talon de fer (1908), Jack London (trad. Louis Positf), éd. Libretto, 2003, p. 85


Mais, après tout la richesse ne constitue pas le vrai pouvoir par elle-même; elle est le moyen d'obtenir le pouvoir, qui est gouvernemental par essence.

  • Le talon de fer (1908), Jack London (trad. Louis Positf), éd. Libretto, 2003, p. 150


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