Capitalisme

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Le capitalisme désigne au sens strict un système économique fondé sur la primauté du droit de propriété individuelle, et en particulier de la propriété privée des moyens de production.

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)[modifier]

Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.

  • (en) It is not from the benevolence of the butcher, the brewer, or the baker, that we expect our dinner, but from regard to their own interest. We address ourselves, not to their humanity but to their self-love.
  • Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), Adam Smith (trad. Germain Garnier), éd. Otto Zeller, 1966, t. 1, chap. 2, livre premier, p. 19 (texte intégral sur Wikisource)


Jean Jaurès, Discours à la chambre (1895)[modifier]

Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.

  • Cette citation est en fait une reformulation issue du discours de Jaurès à la Chambre en 1895 (voir la citation complète).
  • Démocratie, Georges Marchais, éd. sociales, 1990 (ISBN 2209063256), p. 141

David Thesmar & Augustin Landier, Le Grand méchant marché, 2007[modifier]

Cette nouvelle pensée unique qu'est la révolte contre le « grand méchant loup » du libéralisme financier résiste mal à la confrontation aux faits. Le capitalisme financier n'est pas l'instrument du vieux conflit capital-travail qui hante le débat politique depuis plus d'un siècle. [..] Le capitalisme actionnarial n'induit pas non plus la myopie industrielle pour laquelle on le blâme, mais permet au contraire le financement de projets de très longue haleine. De manière générale, le constant quantitatif est univoque : la finance est l'amie de l'emploi, pas son fossoyeur.

  • Le grand méchant marché, décryptage d'un fantasme français, Augustin Landier et David Thesmar, éd. Flammarion, 2007, chap. introduction, p. 8-9


Georges Bataille, La Part maudite (1949)[modifier]

… je puis dire du calvinisme ayant le capitalisme pour conséquence qu’il annonce un problème fondamental : comment l’homme pourrait-il se trouver – ou se retrouver – puisque l’action, à laquelle l’engage de quelque façon la recherche est justement ce qui l’éloigne de lui-même ?

  • La Part maudite précédé de La Notion de dépense (1949), Georges Bataille, éd. Éditions de Minuit, coll. Critique, 2003 (ISBN 2-7073-0181-7), p. 167


Maurice G. Dantec, Le Théâtre des opérations (2002)[modifier]

Le capitalisme est le système d'exploitation dont l'homme est l'ordinateur.

  • Le Théâtre des opérations (2000), Maurice G. Dantec, éd. Gallimard, coll. Folio, 2002, p. 223


Corinne Maier[modifier]

Il est vrai que bouger est l'impératif catégorique d'un capitalisme dont la finalité est de rendre l'inutile à la fois indispensable et frelaté, et ce le plus vite possible.

  • Bonjour paresse (2004), Corinne Maier, éd. Michalon, 2004 (ISBN 2-84186-231-3), p. 52


Johann Norberg, Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste (2003)[modifier]

C'est pour cette raison que nous sommes désignés les « pays riches », parce que c'est le capitalisme qui a donné aux gens la liberté et le pouvoir de créer, de produire et de commercer, suscitant ainsi l'émergence de la prospérité.

  • (en) Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, Johan Norberg (trad. Martin Masse), éd. Plon, 2003 (ISBN 2259200095), p. 49-50


Enzo Traverso, Un Système inhumain (2007)[modifier]

Le capitalisme n'a certes pas inventé le sida, mais il a organisé sa propagation, en soumettant à un impératif marchand la production et la distribution des médicaments qui permettent de le combattre.

  • « Un Système inhumain », Enzo Traverso, Politis (ISSN 1290-5550), nº 967, 13 septembre 2007, p. 10


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