Jean-Claude Michéa

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Jean-Claude Michéa (né en 1950) est un écrivain et professeur de philosophie français.

[modifier] Les Intellectuels, le Peuple et le Ballon rond, 1998

Signaler l'intérêt philosophique d'un livre qui célèbre le football a en effet toutes les chances d'apparaître comme une provocation déplacée à une époque où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu.

  • Les intellectuels, le peuple et le ballon rond, Jean-Claude Michéa, éd. Climats, coll. Sisyphe, 2003, p. 11


[modifier] L'Empire du moindre mal, 2007

Comme chacun peut le constater, là où les sociétés totalitaires s'en tenaient au principe simpliste, et coûteux en vies humaines, du parti unique, le capitalisme contemporain lui a substitué, avec infiniment plus d'élégance (et d'efficacité), celui de l'alternance unique.

  • L'Empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa, éd. Climats, coll. Sisyphe, 2007, p. 125


Une solution beaucoup plus simple est, évidemment, d'adopter la posture schizophrénique de la droite traditionnelle qui, selon le mot du critique américain Russel Jacoby, « vénèrent le marché tout en maudissant la culture qu'il engendre » (et dont le pendant idéologique exact est cette gauche contemporaine qui n'affirme combattre la logique du Marché – de moins en moins, il est vrai – que pour se prosterner avec enthousiasme devant la culture qu'il engendre).

  • L'Empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa, éd. Climats, coll. Sisyphe, 2007, p. 134


L'importance traditionnellement accordée par les anarchistes au problème de l'éducation des individus (aussi bien familiale que scolaire) – de même que leur sensibilité constante aux dimensions morales et psychologiques de l'activité politique – n'a rien qui doive étonner. Et dans la mesure où le refoulement de ces questions fondamentales est à l'origine de toutes les mésaventures du mouvement révolutionnaire, depuis la bureaucratisation inévitable de ses organisations jusqu'à ses dérives totalitaires les plus prévisibles, l'anarchisme apparaît moins comme un courant politique parmi d'autres que comme une propédeutique morale à toute révolution possible (ou, si l'on veut, comme une « métapolitique »), si du moins on entend par révolution [...] l'institution, par les classes jusque-là dominées, d'une société libre, égalitaire et décente.

  • L'Empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa, éd. Climats, coll. Sisyphe, 2007, p. 171-172