Zénaïde Fleuriot

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Zénaïde Fleuriot

Zénaïde Fleuriot, né à Saint-Brieuc le 28 octobre 1829 et morte à Paris le 19 décembre 1890 est une écrivaine française de romans pour jeunes filles.

Citations[modifier]

Monsieur Nostradamus (1875)[modifier]

Qu'est la justice, hélas ! et qu'est la vérité, en face de cette passion, fléau du coeur féminin, que rien ne calme, que rien n'enraye, que rien n'assoupit, que rien n'explique, que rien ne tue... la jalousie, cette fille ainée de l'égoïsme ? Douloureux mystère ! beaucoup de femmes naissent jalouses. La passion se glisse, comme un venin subtil, jusque dans leurs veines, corrompt leur propre coeur, ravage leur propre vie, et ce n'est pas seulement de l'affection qu'elles sont jalouses, il leur faut l'influence, la domination, l'omnipotence, tout. Il y a en certaines femmes, une sorte d'activité maladive de tout s'approprier autour d'elles, qui, lorsqu'elle n'est pas combattue par une foi éclairée, va jusqu'à compromettre l'avenir de leur famille. [...] elles luttent jusqu'à la dernière heure et avec d'autant plus d'acharnement que leur nature est plus basse, et leur dénuement, en fait de dons et d'avantages, plus grand.
  • Monsieur Nostradamus, Zénaïde Fleuriot, éd. Librairie Hachette et Cie, 1877 (deuxième édition), p. 111 et 112


La petite duchesse (1876)[modifier]

Si l'homme et si la femme sont parfois changeants jusqu'au caprice, que dire de l'adolescent ? Livré aux premières curiosités de la vie, ne recherchant instinctivement que des jouissances, l'adolescent, et c'est là un grand danger pour lui, va où le vent de la fantaisie le pousse, et il faut voir avec quelle souplesse il change d'habitude aussi bien que d'amis.
  • La petite duchesse, Zénaïde Fleuriot, éd. Librairie Hachette et Cie, 1900 (neuvième édition), p. 169


Cadok (1882)[modifier]

Bien sages sont ceux qui ne prennent jamais l'imagination que comme un passager agréable, toujours étranger à la manoeuvre, qu'on peut déposer à terre, au besoin, et qui n'aura jamais qualité pour gouverner le navire. Ceux-là peuvent jouir pleinement de son charme, se laisser bercer par ses mélodies, et amuser par ses mirages. Reléguée à son rang par la raison, l'imagination ne peut plus leur nuire.
  • Cadok, Zénaïde Fleuriot, éd. Librairie Hachette et Cie, 1882, p. 42


Caline (1883)[modifier]

Ah ! jeunes gens qui prenez la vie à rebours, qui, à peine sortis de ce nid d'amour qui s'appelle une famille, rêvez d'autres félicités, que vous êtes fous et que vous êtes à plaindre ! Le bonheur ! mais il est là où l'on vous aime comme vous ne serez peut-être jamais aimés. [...] Assez tôt vous vous trouverez forcément mêlés à la foule égoïste et jalouse, assez tôt vous vous approcherez des passions qui dévorent, assez tôt vous serez dédaigneux, moqueurs, sceptiques, vieux ! Hélas ! il ne se dispersera que trop vite, aux quatre vent du ciel, ce groupe providentiel qui est votre famille. Ne hâtez pas sa division, n'ayez pas à vous reprocher sa destruction. C'est encore là que vous trouverez plus tard le repos, la sécurité, l'honneur de votre vie.
  • Caline, Zénaïde Fleuriot, éd. Librairie Hachette et Cie, 1901 (quatrième édition), p. 232

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