Wangari Maathai
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Wangari Maathai, née le 1er avril 1940 à Ihithe (colonie du Kenya) et morte le 25 septembre 2011 à Nairobi (Kenya), est une biologiste, professeure d'anatomie en médecine vétérinaire et militante politique et écologiste. Elle reçoit le prix Nobel de la paix 2004 pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » à la suite de son engagement contre la déforestation de son pays.
Citations
[modifier]Celle qui plante les arbres, 2006
[modifier]Je me demande parfois ce qui me serait arrivé si Mwangi ne m'avait pas quittée. Aurais-je eu le même parcours ? À certains égards, son départ m'a permis de m'engager sur une voie que je n'aurais sans doute pas choisie s'il était resté. Avec lui, j'aurais suivi notre chemin au lieu de faire ma propre route. Les épreuves les plus rudes ouvrent aussi de nouveaux horizons.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. La traversé du désert, p. 187-188 (lire en ligne)
Je ne cherche pas à plaisir l'affrontement, mais face à un défi, je ne lâche jamais prise. Et je sais que rien ne se résout du jour au lendemain, qu’il faut de la patience et de la persévérance. C'est peut-être là ma grande force. J'ai constaté à maintes reprises que dès lors que l'on s’investit pleinement et en toute sincérité dans une cause que l’on estime juste, il peut nous arriver des choses extraordinaires.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. Le combat pour la démocratie, p. 245 (lire en ligne)
Ce que les observateurs extérieurs peuvent percevoir comme de la bravoure n’est en réalité que l’effet de la persévérance. C’est parce que je crois pleinement en ce que je fais que je ne vois pas le danger. Et, ne voyant pas le danger, je ne me laisse pas aller à l’envisager – ce qui est la définition même de la peur. Et quand, au lieu de se focaliser sur les risques, on se concentre sur les solutions, on peut relever n'importe quel défi et donner l'impression d’être solide et courageux.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. Les portes de la politique s’entrouvrent, p. 333 (lire en ligne)
Ce que nous avons appris au fil des années, c'est que nous devons être patients, persévérants et totalement engagés. Quand nous plantons des arbres, j'entends parfois des gens me dire qu'ils n'en voient pas l'utilité puisque, le temps qu'ils arrivent à maturité, eux ne seront sans doute plus de ce monde. Mais ont-ils eux-mêmes planté les arbres dont ils utilisent aujourd'hui le bois ? Ne sont-ils pas reconnaissants à leurs ancêtres qui ont planté pour eux ? Aujourd'hui, leur tour est venu de planter pour les générations à venir. Car comme une pousse d'arbre, avec du soleil, de la bonne terre et des pluies abondantes, les racines de notre avenir s'enfonceront dans le sol et une canopée de l'espoir s'élèvera vers le ciel.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. Lève-toi et marche !, p. 354 (lire en ligne)
J’ai toujours été convaincue que derrière les gros nuages noirs qui pèsent au-dessus de nous, il y a un rayon de soleil – et c'est ce rayon de soleil que nous devons chercher. Il finira forcément par percer, sinon pour nous, du moins pour nos enfants, ou nos petits-enfants. Alors, peut-être les vents balaieront-ils ces gros nuages pour laisser briller sur le Kenya un soleil éclatant.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. Lève-toi et marche !, p. 354 (lire en ligne)
Les arbres ont tenu une place essentielle dans ma vie et ils m'ont appris bien des leçons. Chaque arbre est le symbole vivant de la paix et de l'espoir. Avec ses racines profondément ancrées dans la terre et ses branches qui s'élancent vers le ciel, il nous dit que pour aspirer à aller toujours plus haut, nous aussi nous devons être bien enracinés au sol car, aussi haut que nous nous élancions, c'est toujours de nos racines que nous puisons notre force.
- Celle qui plante les arbres : autobiographie [Unbowed : A Memoir] (2006), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2007 (ISBN 978-2-35087-057-1), chap. Épilogue : la canopée de l’espoir, p. 358 (lire en ligne)
Un défi pour l’Afrique, 2009
[modifier]Nous partageons tous une seule et même planète et nous formons une seule et même humanité. C’est là une réalité à laquelle nous ne pouvons échapper.
- Un défi pour l’Afrique [The challenge for Africa] (2009), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2010 (ISBN 978-2-35087-140-0), chap. Introduction : le mauvais autobus, p. 10
Seuls les Africains peuvent décider de se doter d'un leadership qui soit responsable, incorruptible et à même de leur rendre des comptes. C'est à eux d'admettre leur diversité culturelle, de prendre conscience de leur valeur, et d'utiliser ces deux atouts pour faire prospérer leurs nations, leur région et tout leur continent. C'est à eux qu'il incombe d'amorcer une révolution éthique, qui privilégie la communauté et non l'individualisme, le bien public et non l'appât du gain privé, et le service public plutôt que le cynisme et le désespoir. Bien entendu, ces défis s'appliquent non seulement à l'Afrique mais au monde dans son ensemble. […] Tout citoyen doit se donner pour objectif premier de réinventer ses rapports à l'environnement. C'est là une priorité particulièrement importante à l'heure où les scientifiques s'accordent à dire que le changement climatique est déjà amorcé et que ses conséquences seront particulièrement terribles pour l'Afrique. Le défi pour l'Afrique est donc aussi un défi pour chacun d'entre nous.
- Un défi pour l’Afrique [The challenge for Africa] (2009), Wangari Maathai (trad. Isabelle Taudière), éd. Héloïse d’Ormesson, 2010 (ISBN 978-2-35087-140-0), chap. La paysanne de Yaoundé, p. 32-33
Autres citations
[modifier]Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un défi qui requiert un changement dans notre manière de penser, afin que l'humanité s'arrête de mettre en danger son système de soutien vital. Nous devons aider la Terre à guérir de ses maux et, ce faisant, nous guérirons les nôtres – en effet, nous devons embrasser l'ensemble de la création dans toute sa diversité, sa beauté et ses merveilles. Nous y parviendrons, si nous comprenons le besoin de faire renaître notre sentiment d'appartenance à une famille plus large de vie, avec laquelle nous partageons notre processus évolutionniste. Dans le cours de l'histoire, il est un temps où l'humanité doit s'élever à un plus haut niveau de prise conscience, afin d'atteindre un terrain moral plus élevé. Un temps où nous devons abandonner notre peur et nous donner espoir, les uns aux autres. Ce temps, c'est maintenant.
- (en) Today we are faced with a challenge that calls for a shift in our thinking, so that humanity stops threatening its life-support system. We are called to assist the Earth to heal her wounds and in the process heal our own – indeed, to embrace the whole creation in all its diversity, beauty and wonder. This will happen if we see the need to revive our sense of belonging to a larger family of life, with which we have shared our evolutionary process. In the course of history, there comes a time when humanity is called to shift to a new level of consciousness, to reach a higher moral ground. A time when we have to shed our fear and give hope to each other. That time is now.
- « Nobel Prize lecture », sur nobelprize.org, .
- « Discours de réception du prix Nobel de la paix », Wangari Maathai, dans Des femmes écrivent l'Afrique, Amandina Lihamba, Fulata L. Moyo, M. M. Mulokozi, Naomi L. Shitemi, Saïda Yahya-Othman, éd. Karthala, 2010 (ISBN 978-2-8111-0410-8), vol. 3 : L’Afrique de l’Est, p. 618