Voix
Apparence
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La voix est l'ensemble de sons produits par la bouche et résultant de la vibration de la glotte sous la pression de l'air expiré et la faculté d'émettre ces sons. Par extension, on parle de voix, en musique, pour désigner une ligne mélodique.
La voix est la musique de l'âme.
- Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998 (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 51
Citation choisie pour le 16 avril 2026 journée internationale de la voix.
L'éloquence a une influence considérable vous savez. Une influence presque effrayante. On ne peut s'imaginer ce que peut faire une voix, ce que peuvent faire les mots, même lorsqu'ils n'expriment pas une idée particulièrement originale ou convaincante. Tout est dans la façon de s'exprimer, dans le timbre de la voix. Et la sienne semble raisonner comme l'airain.
- (en) Passager pour Francfort, Agatha Christie (trad. Jean-André Rey), éd. Librairie des Champs Élysées, coll. « Le Masque », 1974 (ISBN 978-2-702-41915-1), partie Voyage vers Siefried, p. 139-140
Peu à peu ses yeux se décoloraient. Une convulsion faisait trembler ses joues. Soudain, il se mit à parler et sa voix découvrait une souffrance si grave qu'elle fit taire aussitôt tout murmure dans notre cabinet. Et le bruit de l'orchestre lui-même sembla mourir.
Voici ce qu'il nous raconta.
- La steppe rouge (1922), Joseph Kessel, éd. Gallimard, coll. « Folio », 2009 (ISBN 978-2-07-039284-1), p. 138
La petite fille s'était mise à parler. Et, bien que sa voix demeurât étouffée et sans modulation, ou plutôt à cause de cela même, elle était comme un écho naturel de brousse.
Après avoir enlacé un instant mes épaules de ses ailes gorge-de-pigeon, l'ange proféra un seul mot, et dans sa voix je reconnus toutes les voix que j'avais aimées et qui s'étaient tues. Le mot qu'il prononça était si beau que dans un soupir je fermai les yeux et baissai plus encore la tête. Ce fut comme un parfum et un tintement qui s'écoulèrent dans mes veines, ce fut comme le soleil qui se levait dans mon cerveau, et les vallées innombrables de ma conscience reprirent, répétèrent cette sonorité lumineuse et paradisiaque. Je m'en emplis ; elle battais dans mes tempes en un réseau subtil, elle tremblait comme l'humidité sur mes cils, elle soufflait en un froid délicieux à travers mes cheveux, elle baignait mon cœur d'une chaleur divine.
- « Le Mot », Vladimir Nabokov (trad. Bernard Kreise), Le Magazine Littéraire, nº 495, Mars 2010, p. 11