Vladimir Jankélévitch

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Vladimir Jankélévitch est un philosophe et musicologue français né à Bourges le 31 août 1903 et mort à Paris le 6 juin 1985.

Citations[modifier]

Le nazisme se distingue par une inclinaison pédérastique très prononcée qui a toujours été en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltée ; l'austérité spartiate, la nudité grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siècle, les formes classiques du délire allemand. L'athlète hitlérien du XXe siècle est habillé, armé, sanglé, botté, casqué, décoré, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'étalage de la force brutale et l'idolâtrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers éblouissants, la folie des uniformes qui fascinèrent jadis la France vaincue comme la fascinèrent les beaux barbares blonds : la France à genoux, séduite, subjuguée, se livre misérablement à son grand dolichocéphale pour être délicieusement violée par lui : car la défaite a eu pour cause le consentement voluptueux à la défaite et l'abandonnement maladif à la race des seigneurs.
  • « Une monstrueuse apothéose », Vladimir Jankélévitch (1976), dans Quel corps ?, collectif, éd. Passion, 1986  (ISBN 2-906229-01-6), p. 42


Seul le fort peut s'offrir le luxe d'être faible.
  • « Le Mensonge », Vladimir Jankélévitch, Revue de métaphysique et de morale (ISSN 0035-1571), vol. 47 nº 1, janvier 1940, p. 38 (lire en ligne)


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