Vernor Vinge

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Vernor Vinge (né le 21 octobre 1944) est un mathématicien, informaticien et auteur de science-fiction américain.

La captive du temps perdu (1986)[modifier]

« Vous savez que je fais partie des shangaïés, Marta.
— Mmm.
— Quel crime étrange, précipiter quelqu'un loin dans le futur dans une bulle. On aurait pu qualifier cette exaction de meurtre, mais les tribunaux n'en étaient pas certains. À mon époque d'origine, la plupart des juridictions lui réservait une peine spéciale. »
  • La captive du temps perdu (1986), Vernor Vinge (trad. Stéphane Manfrédo), éd. Librairie l'Atalante, 1996  (ISBN 2-84172-038-1), chap. 2, p. 46


Il y avait là des tableaux célèbres : La Mort à bicyclette, La Mort va à la foire... Ils avaient fait fureur autour des années 2050, lors de la sensationnelle découverte de la jouvence, quand tout le monde eut compris que, sauf accident ou violence, on vivrait éternellement. La Mort, libérée de son fardeau millénaire, s'était soudain métamorphosée en un vieux monsieur débonnaire.
  • La captive du temps perdu (1986), Vernor Vinge (trad. Stéphane Manfrédo), éd. Librairie l'Atalante, 1996  (ISBN 2-84172-038-1), chap. 7, p. 92


« Finalement, il n'existe qu'une seule manière de découvrir de source sûre la nature de la Singularité. Il faut être présent quand elle a lieu... Les Korolev ont rassemblé tous ceux qui restent. Je pense que nous sommes assez nombreux. Cela nous prendra peut-être quelques siècles, mais si nous parvenons à relancer la civilisation, nous susciterons notre propre singularité.
» Et cette fois, je ne manquerai pas le Grand Passage.
  • La captive du temps perdu (1986), Vernor Vinge (trad. Stéphane Manfrédo), éd. Librairie l'Atalante, 1996  (ISBN 2-84172-038-1), chap. 11, p. 156-157


Un des chiens voyants lança un coup d'oeil à Wil et lui adressa un grognement peu convaincant. Plus que tout, ils lui rappelaient le coyote frustré qui avait poursuivi le Bip-Bip dans des dessins animés pendant deux siècles.
  • La captive du temps perdu (1986), Vernor Vinge (trad. Stéphane Manfrédo), éd. Librairie l'Atalante, 1996  (ISBN 2-84172-038-1), chap. 24, p. 306


Les singes pêcheurs avaient reçu une forte poussée vers l'intelligence. Ce ne fut pas suffisant. L'évolution biologique ne tend pas naturellement vers la conscience ; elle se dirige aveuglément vers l'adaptation optimale. Dans le cas des pêcheurs, ils s'agissait de la domination sur les eaux peu profondes. La race à laquelle Juan avait donné naissance vécut encore quelques siècles sur le détroit oriental [...] À la fin, ils retournèrent à l'état sauvage où Juan les avait trouvés.
  • La captive du temps perdu (1986), Vernor Vinge (trad. Stéphane Manfrédo), éd. Librairie l'Atalante, 1996  (ISBN 2-84172-038-1), chap. 26, p. 339-340


Un feu sur l'abîme (1992)[modifier]

Pérégrin Wickwrackrum était partagé en ce qui concernait le mal. Dès qu'un certain nombre de règles sont enfreintes, il sort toujours quelque chose de bon du carnage qui en résulte.
  • Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge (trad. Guy Abadia), éd. Éditions Robert Laffont, 1994, partie PREMIÈRE PARTIE, chap. 2, p. 29

« Relais » est un nom de lieu des plus communs. Il a une signification dans n'importe quel environnement ou presque. Comme « Villeneuve » ou « Nouvelle », il revient inlassablement chaque fois qu'une colonie s'installe ou participe à un réseau de communications. Même si vous traversez un milliard d'années-lumière ou d'années tout court, vous retrouverez ces noms chez toutes les races d'intelligence naturelles.
  • Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge (trad. Guy Abadia), éd. Éditions Robert Laffont, 1994, partie PREMIÈRE PARTIE, chap. 7, p. 88


De toute sa vie, il n'avait côtoyé que trois races non humaines. Aujourd'hui, il était perdu dans un océan d'inhumanité.
  • Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge (trad. Guy Abadia), éd. Éditions Robert Laffont, 1994, partie PREMIÈRE PARTIE, chap. 8, p. 107


Ravna- L'En delà et tout ce qui se trouve en dessous sont comparables à une fosse océanique. Nous sommes les créatures des abysses, qui nageons si profond que les êtres de la surface — malgré leur supériorité — ne peuvent nous atteindre vraiment. Oh, il leur arrive bien de pêcher, et ils polluent parfois la surface avec des poisons qui ne nous sont mêmes pas compréhensibles. Mais les abysses restent un endroit relativement sûr.
  • Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge (trad. Guy Abadia), éd. Éditions Robert Laffont, 1994, partie PREMIÈRE PARTIE, chap. 8, p. 128


Pham- Dans toutes politiques médiévale, l'épée et la pensée sont étroitement liées.
  • Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge (trad. Guy Abadia), éd. Éditions Robert Laffont, 1994, chap. 25, p. 395


Au tréfonds du ciel (1999)[modifier]

Si ces gens ne faisaient pas de provisions suffisantes maintenant, ils mourraient sûrement de faim dans les premières et rigoureuses années de la Grande Ténèbre ; même dans une civilisation moderne, on n'avait pas de pitié pour les individus valides qui avaient négligé d'assurer leur subsistance.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Quatre, p. 81


Les pires tyrannies étaient celles où le gouvernement exigeait sa propre logique dans chaque noeud incorporé.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Dix, p. 146


Une fois, Qiwi lui avait dit : « Il est toujours plus facile de se faire pardonner après que d'avoir la permission avant. »
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Seize, p. 264


— Non, pas un empire, dit Sura en riant. Nul gouvernement ne peut se maintenir à des années-lumière de distance. La plupart ne durent pas plus que quelques sièecles. La politique peut subir des éclipses, mais le commerce dure éternellement.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Dix-sept, p. 287


Chez les civilisations sédentaires, rien ne durait éternellement. Le fait que la race humaine ait survécu assez longtemps pour fuir la Terre tenait du miracle. Une race intelligente disposait de tellement de moyens pour assurer sa propre extinction. Culs-de-sac ou processus incontrôlables, pandémies, catastrophes atmosphériques, collisions célestes — c'était les dangers les plus simples. L'humanité avait déjà vécu assez longtemps pour comprendre certaines des menaces. Or, une civilisation technologique avait beau s'entourer de précautions, elle portait en elle les germes de sa propre destruction. Tôt ou tard, elle s'ossifiait et sa vie politique la conduisait à sa chute. [...] La Vieille Terre avait été recolonisée à partir de zéro quatre fois depuis le début de la diaspora.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Vingt-deux, p. 399-400


S'il avait de la chance, le cycle actuel de sa civilisation lui survivrait. Mais dans un millier d'années, quand Larson ne serait que poussière, quand sa civilisation se serait effondrée, inévitablement, comme toutes celles basées sur une planète — d'ici mille ans, donc, Pham et les Qeng Ho continueraient de naviguer au milieu des étoiles.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Vingt-deux, p. 409


Gokna et elle étaient de loin les meilleures manipulatrices de toute la famille. C'était pour cela qu'elles s'entendaient aussi mal.
  • Au tréfonds du ciel (1999), Vernor Vinge (trad. Bernard Sigaud), éd. Éditions Robert Laffont, 2001  (ISBN 2-253-10869-3), chap. Vingt-sept, p. 498