Thérèse Hargot

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Thérèse Jacob, plus connue sous son nom de jeune fille Thérèse Hargot, est une sexologue.

Citations de Thérèse Hargot[modifier]

La libération sexuelle s'est en effet accompagnée d'un libéralisme économique qui tend à commercialiser tous les aspects de la sexualité, de la rencontre au coït, en passant par le bébé. La rencontre amoureuse n'a plus rien de gratuit mais tend de plus en plus à ressembler à ces publicités pour adopteunmec.com, où l'on voit une jeune femme jeter un homme dans un caddie. Voilà le renversement aliénant : à force de considérer le sexe comme un bien de consommation, on devient nous-mêmes des produits.

  • « Pour un amour vraiment libre, jouissez sans intrants ! », Marianne Durano, entretien avec Thérèse Hargot, Revue Limite, nº 3, mai 2016, p. 71


Le marché du porno ou de la pilule n'aurait jamais pu naître sans cette libération lancée par Mai68. Cette dernière est fondée sur une haine du corps féminin, de sa fécondité encombrante qui leste le plaisir d'une terrible responsabilité. C'est l'alliance entre l'industrie du sexe ludique, le marché de la contraception, et cette vision soi-disant « féministe » du corps féminin qui est la cause de la marchandisation de notre sexualité, de nos relations amoureuses, de notre fécondité et de notre progéniture.

  • « Pour un amour vraiment libre, jouissez sans intrants ! », Marianne Durano, entretien avec Thérèse Hargot, Revue Limite, nº 3, mai 2016, p. 71


Il faut adapter les relations sexuelles et la société tout entière au corps féminin, et non l'inverse. Cela implique de refuser la société de la performance et de la consommation d'autrui, le mépris du corps et de la nature : bref, de vivre une écologie vraiment intégrale !

  • « Pour un amour vraiment libre, jouissez sans intrants ! », Marianne Durano, entretien avec Thérèse Hargot, Revue Limite, nº 3, mai 2016, p. 72


Il faut cesser de concevoir la carrière sur un mode linéaire, comme un progrès continu, pour penser au contraire par périodes, par cycles, comme pour le corps féminin. Il faut aligner le monde du travail sur la vie biologique des femmes, et non l'inverse ! Ainsi, des femmes peuvent se révéler très énergiques après la ménopause alors même qu'elles sont considérées comme « périmées » sur le marché de l'emploi.
Le monde du travail est conçu sur un modèle masculin : toujours productif, sans aléas ni calendrier biologique. Le féminisme officiel est un antiféminisme, construit sur la haine du corps et qui ne remet pas en cause la société. Sortir de cette hégémonie masculine : c'est ça être féministe aujourd'hui !

  • « Pour un amour vraiment libre, jouissez sans intrants ! », Marianne Durano, entretien avec Thérèse Hargot, Revue Limite, nº 3, mai 2016, p. 73