Thé

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Le thé est une boisson aromatique préparée en infusant des feuilles et des bourgeons de théier, un arbuste à feuilles persistantes originaire d'Asie, et pouvant être bue chaude ou froide.

Nicolas Bouvier[modifier]

Nous avons à l’égard de l’Asie une ardoise de taille : redescendons sur terre pour mentionner en passant le platane, fleuron des mails français et le thé, figure principale du roman victorien, venus l’un de Syrie et l’autre d’Assam.
  • Œuvres, Nicolas Bouvier, éd. Gallimard, 2004  (ISBN 9 782070 770946), partie Réflexions sur l’espace et l’écriture, p. 1058


Théophile Gautier[modifier]

Le thé du soir fut servi à tous les passagers, et les samovars, chauffés à outrance, versaient incessamment leur eau bouillante sur l’infusion concentrée.- C’était pour nous un spectacle curieux de voir des gens de la plus basse classe, et dont l’extérieur ressemblait à celui de nos mendiants, savourer cette boisson délicate et parfumée qui est encore une élégance chez nous, et que de blanches mains versent dans les réunions du monde
  • Vers 1870, sur un bateau emprunté par des russes de « toutes classes » entre Tver et Nijni-Novgorod.
  • Voyage en Russie, Théophile Gautier, éd. Charpentier et Cie, 1875, partie Le Volga, p. 382


James Joyce[modifier]

Une autre tranche de pain beurré ; trois, quatre ; bon. Elle n'aimait pas que son assiette fût pleine. Bon. Il laissa le plateau, prit la bouilloire sur le rebord du foyer et la plaça sur le feu, un peu de côté. Sise là, d'aplomb et maussade, le bec agressif. Thé bientôt. Tant mieux. Gorge sèche. La chatte tournait contre le pied de la table, raide et la queue en l'air.


De nouveau Kennyglousse penche la belle pyramide de ses cheveux, se baisse, montre le peigne d'écaille de sa nuque, fait pleuvoir le thé hors de sa bouche, s'étranglant de thé et de rire, toussant de s'étrangler, miaulant.


Vladimir Nabokov[modifier]

À la tasse de thé qu'elle lui versa elle ajouta une touche délicate d'intimité ; dans les récits fortement détaillés de ses diverses indispositions elle réussit à infuser tant de romantisme qu'il put à peine résister à la tentation de lui demander quelque chose de grossier.
  • L'enchanteur (1939), Vladimir Nabokov (trad. Gilles Barbedette), éd. Seuil (Points), 1986, p. 41

Hedrick Smith[modifier]

Andréi Dmitriévitch (…) était en train de boire son thé — parfumé avec des quartiers de petites pommes vertes —

— C'est comme cela que je préfère boire mon thé, dit-il en remarquant mon étonnement.

— On disait que les nobles buvaient leur thé avec du citron et les cuisinières avec des pommes, m'expliqua sa femme. Alors c'est son thé de cuisinière.
  • Andréi Dmitriévitch c'est Sakharov, vers 1970 qui reçoit l'auteur dans son modeste appartement
  • Les Russes : la vie de tous les jours en Union Soviétique (1975), Hedrick Smith (trad. Maud Sissung), éd. France Loisirs, 1976, chap. La dissidence, p. 442


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