Stefan Wul

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Stefan Wul est le pseudonyme de l'écrivain de science-fiction français Pierre Pairault (né le 27 mars 1922 à Paris, mort le 26 novembre 2003).

Citations de ses romans[modifier]

Retour à « 0 », 1956[modifier]

Si cet homme meurt, je ne regretterai pas de l'avoir perdu, je regretterai d'avoir espéré un instant qu'il existait un individu de plus joignant les trois qualités : intelligence, force et réceptivité à la chance.


Adam et Ève..., rêva-t-il. Nos enfants peupleront l'île, nos arrière-petits-enfants se répandront dans l'archipel, puis couvriront la Terre entière. Une race de petits hommes intelligents et courageux va reconquérir la nature.


Rayons pour Sidar, 1957[modifier]

Il regrettait ses jambes de robot, mesurait mieux la faiblesse des hommes de chair, quand il devait s'arrêter, masser les muscles, vérifier leur degré de fatigue en consultant sous un volet de son torse les cadrans indiquant le taux d'urée et d'acide lactique charriés par le sang artificiel.


La Peur géante, 1957[modifier]

L'année 2157 vit la plus grande catastrophe affectant l'humanité depuis les temps bibliques. L'attaque, car c'en était une, commença de façon insidieuse par quelques pannes de réfrigérateurs.


Race pétrie de divers sangs eurafricains, ils étaient le socle de la nation, le contrepoids raisonnable de défauts sympathiques : légèreté française, passion arabe, indolence noire.


Les guerres font toujours faire des progrès. Cette guerre extraordinaire a extraordinairement transformé la mentalité de l'armée en quelques semaines.


Imaginez les dangers terribles courus par notre civilisation. Outre le fait qu'un homme n'exerçant son métier que deux heures par mois deviendrait rapidement inhabile, faute d'entraînement, les loisirs forcés se transformeraient rapidement en supplice générateur de paresse, etc...


Le Temple du passé, 1957[modifier]

Il n'y eut qu'un commentaire : le silence. Un silence aussi noir et vaste que la peur, aussi tranquille.


Il regretta la bête énorme qui avait été si longtemps leur prison, leur compagne de misère et leur sauvegarde. Sans elle, ils seraient irrémédiablement restés au fond d'une mer de chlore.


Un masochisme racial soufflait toujours à Lopez un verdict sévère pour l'Homo sapiens, "cette brute conquérante".


Vous avez devant vous le dernier représentant de la race qui a civilisé les premiers Égyptiens et les Mayas d'Amérique ; qui vivait sur ce continent aujourd'hui disparu sous l'Atlantique.


Niourk, 1957[modifier]

La pensée n'est qu'un ensemble complexe de micro-contractions musculaires ou micro-sensations musculaires. Et même si vous pensez un mot abstrait, ce n'est jamais que la micro-formation rapide et inconsciente de ce mot par les muscles linguaux qui constitue votre pensée même.
  • Niourk, dans Œuvres complètes 1, Stefan Wul, éd. Lefrancq, coll. « Volumes », 1996, partie V, chap. IV, p. 309


Oms en série, 1957[modifier]

Il existe, Édile Suprême, un grand danger pour une race évoluée : la sclérose. [...] Quand une civilisation atteint son point de perfection, elle devient une gigantesque machine, incapable de progrès, et dont tous les membres ne font plus que des rouages sans pensée.


Je prévois pour nos deux races un avenir extraordinaire, conquis grâce au ressort de l'émulation.


L'Orphelin de Perdide, 1958[modifier]

Max portait sa beauté avec négligence, comme un animal indifférent à la couleur de son pelage.
  • L'Orphelin de Perdide, Stefan Wul, éd. Lefrancq, 1996, partie 1e, chap. IV, p. 816


J'ai trop voyagé et trop vite. Pendant que je vivais dix ans, les gens de Perdide vieillissaient de plusieurs lustres.
  • L'Orphelin de Perdide, Stefan Wul, éd. Lefrancq, 1996, partie 3e, chap. II, p. 882


Piège sur Zarkass, 1958[modifier]

Les mots, tu sais, sont des notes de musique. C'est joli, mais ça t'entraîne dans le vague. Je ne suis pas fait pour la logique. Il n'y a que l'intuition.


La capitale avait quelque chose d'énorme. Deux civilisations s'y accouplaient en monstrueux contrastes.


La magie n'est qu'une science qui n'a pas encore été mise en équations.


La science de vos frères prend tout par le bas et le détail, la vôtre prend tout par le haut et l'ensemble. Les deux routes se croiseront et il est dit qu'il en sortira de grands bienfaits pour tous.


Nos meilleurs cerveaux affirment que toute cette histoire est absolument, scientifiquement, rationnellement impossible. Mais elle se moque d'être impossible, cette histoire. Il lui suffit d'être réelle.


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