Stéréotype

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Philippe Bernard[modifier]

L'étude des vagues de xénophobie, toujours liées à une crise économique ou politique et non au dépassement d'un quelconque seuil de tolérance, révèle la permanence d'un stéréotype propre à l'étranger.
  • Immigration : le défi mondial, Philippe Bernard, éd. Gallimard, 2002, p. 72-73


Édith Sales-Wuillemin[modifier]

Selon Lippman (1922), les stéréotypes sont des shémas de pensée qui permettent de simplifier la réalité. Ils sont indispensables au traitement des informations provenant de l'environnement ; sans eux, il y aurait une surcharge mentale : « [...] l'environnement réel est à la fois trop vaste, trop complexe [...]. Nous [en tant qu'individus] ne sommes pas équipés pour faire face à autant de subtilité et de diversité, à autant de permutations et de combinaisons. Puisque nous devons composer avec un tel environnement, il nous faut donc le réduire en un modèle plus simple avant de pouvoir le gérer. »
  • La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. « Psycho Sup (Psychologie sociale) », 2006  (ISBN 2 10 049391 4), partie II. Stéréotypes sociaux et processus de stéréotypisation, p. 71


Selon Lippman, les individus ont des images rigides du monde environnant, des stéréotypes qui se superposeraient à la réalité et permettraient d'éviter un traitement approfondi des informations du monde environnant. Cette explication part du point de vue que les données environnementales seraient trop nombreuses et que le système cognitif aurait trouvé là un moyen de traitement économique des informations. Sans eux le monde environnant serait insensé et incompréhensible au sujet.
  • La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. « Psycho Sup (Psychologie sociale) », 2006  (ISBN 2 10 049391 4), partie Introduction, Préjugés et stéréotypes, p. 6