Sigrid Hunke

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Sigrid Hunke (Kiel 26 avril 1913 - Hambourg 15 juin 1999) était une femme écrivain de nationalité allemande.

Citations[modifier]

La haine religieuse et l’intolérance ont toujours été les pires conseillères des peuples, leur fomentation l’ennemi de toute vie et de tout progrès. Que les peuples ne puissent, au contraire, atteindre leur plus grand épanouissement sans des échanges et une considération réciproque, sans l’ouverture de toutes leurs frontières et une amicale concurrence, voilà ce que ne manque pas de confirmer l’histoire étrange (marquée à la fois par la répulsion et l’attirance, l’hostilité et l’envoûtement) des relations entre le monde musulman et l’Occident, relations, qui en dépit de la méfiance et de la haine ont été pour l’univers un immense bienfait.
  • Le Soleil d'Allah brille sur l'Occident (1960), Sigrid Hunke, éd. Albin Michel, 1997, p. 389-390


Dans le mythe germanique, les deux versions confondues, il y avait à l'origine l'Homme et la Femme, non pas comme deux principes opposés, mais comme les deux facettes d'une unité, facettes qui ont émergé en même temps et pourvues toutes deux également par les dieux d'esprit, d'âme et de force vitale.
  • « Hommage à Sigrid Hunke (1913-1999) », Sigrid Hunke, Propos recueillis par Bernhard Bühler, Nouvelles de Synergies européennes, nº n°42, septembre-octobre 1999, p. 15


C'est cela qui différencie foncièrement, fondamentalement, la religion européenne de toutes les religions orientales et asiatiques : elle ne connaît pas de brouille entre Dieu et l'homme, pas de rupture, pas de « situation malheureuse » qui les aurait éloignés l'un de l'autre et qu'il s'agirait de redresser. […] Il s'agit ainsi de substituer une fois pour toutes à la mentalité du tiers-exclu, qui, par nature, débouche sur l'intolérance et le terrorisme, celle de l'ambivalence qui transcende les frontières et qui, avant la christianisation, allait de soi, aussi bien dans les rapports de l'homme et de la femme dans le mariage ou la vie civile que dans le respect du droit de l'autre à sa personnalité propre, que ce soit chez l'enfant ou le vassal, chez le sujet ou l'inférieur, chez l'ennemi ou le tenant d'une autre croyance… […] Sans doute les temps sont-ils venus où le dualisme oriental, qui affirme l'homme pécheur, appauvrit le réel et morcelle le monde va disparaître, et où l'autre religion de l'Europe, qu'il n'a pas réussi à tuer, la « religion européenne », rétablira le sacré de l'homme et du réel, guérira un monde malade et schizophrène et reprendra enfin possession de l'Europe pour la projeter dans un avenir « européen » dont nous apercevons déjà les premières lueurs.
  • La vraie religion de l'Europe. La foi des « hérétiques » (1983), Sigrid Hunke, éd. Livre-club du Labyrinthe, 1985, p. 250, 274, 277


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