Si le grain ne meurt

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Si le grain ne meurt est l'autobiographie de l'écrivain français André Gide. Publié en 1924, ce récit recouvre la vie de Gide depuis sa première enfance à Paris jusqu'à ses fiançailles avec sa cousine Madeleine Rondeaux (appelée ici Emmanuèle) en 1895.

Citations[modifier]

Première partie[modifier]

Chapitre 3[modifier]

[...] toute chose appartient à qui sait en jouir.


Ce que j'aime le moins dans l'ami, d'ordinaire, c'est l'indulgence ; Albert n'était pas indulgent.
  • À propos de son cousin Albert Démarest.


Le succès me valut la considération des autres et m'assura la paix pour longtemps. Du coup, je me persuadai qu'il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées.
  • À 11 ans environ (1880), lorsque, à bout de patience, Gide bat un « grand sacré rouquin au front bas » dans la cour de l'école.


Chapitre 4[modifier]

Les raisons des parents sont impénétrables.


[...] rien n'est plus redoutable qu'un sot.


Chapitre 7[modifier]

Déjà j'étais enclin à me croire une vocation ; je veux dire une vocation d'ordre mystique ; il me sembla qu'une sorte de pacte secret me liait désormais, et lorsque j'entendais ma mère souhaiter pour moi telle ou telle carrière, celle des Eaux et Forêts par exemple qui lui semblait devoir convenir particulièrement à mes goûts, je me prêtais à ses projets par convenance, du bout du cœur, comme on se prêterait à un jeu, mais sachant bien que l'intérêt vital est ailleurs. Pour un peu j'aurais dit à ma mère : Comment disposerais-je de moi ? Ne sais-tu pas que je n'en ai pas le droit ? N'as tu donc pas compris que je suis élu ?


Chapitre 8[modifier]

   La joie, en moi, l'emporte toujours ; c'est pourquoi mes arrivées sont plus sincères que mes départs.


Les Mémoires ne sont jamais qu'à demi sincères, si grand que soit le souci de vérité : tout est toujours plus compliqué qu'on ne le dit. Peut-être même approche-t-on de plus près la vérité dans un roman.


Deuxième partie[modifier]

Chapitre 1[modifier]

Les difficultés d'un sujet, il est bon de ne les connaître qu'au fur et à mesure que l'on travaille ; on perdrait cœur à les voir toutes d'un coup.


Le motif secret de nos actes, et j'entends : des plus décisifs, nous échappe ; et non seulement dans le souvenir que nous en gardons, mais bien au moment même.


Chapitre 2[modifier]

Le grand plaisir du débauché, c'est d'entraîner à la débauche.


Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés; l'explication qu'on en cherche après coup reste vaine.


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