San-Antonio

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San-Antonio est une série de romans policiers rédigée par Frédéric Dard mettant en vedette le commissaire de police Antoine San-Antonio.

Citations[modifier]

Le fil à couper le beurre, 1955[modifier]

Bérurier, il est comme vous: le travail de l'esprit, c'est pas son fort. Fils de pégreleux, petit-fils de bouseux, arrière-petit-fils de branquignole... Son hérédité craque de partout. Quand il pense, on dirait qu'on met le feu à de la paille humide... Ça produit le même bruit et ça fait autant de fumée.
  • Le fil à couper le beurre, Frédéric Dard, éd. Fleuve noir, 1955, p. 57-58


Pour trimbaler une nana pareille dans les rues faut avoir son brevet de pilote! En tout cas, on ne doit pas passer inaperçu....
  • Le fil à couper le beurre, Frédéric Dard, éd. Fleuve noir, 1955, p. 91


Des mecs qui veulent vous entretenir de choses graves, la vie en est tellement encombrée qu'on doit balayer le trottoir tous les matins pour permettre le passage.
  • Le fil à couper le beurre, Frédéric Dard, éd. Fleuve noir, 1955, p. 23


Des gueules d'enterrement, 1957[modifier]

Il est vêtu d'un seul slip et il a des yeux cernés comme l'armée française à Waterloo.


Pour tout vous dire la charmante enfant à un faible pour moi; un faible assez fort!


L'archipel des malotrus, 1960[modifier]

On croit que certaines gens sont intelligents alors qu'ils n'ont que de la mémoire. On s'imagine que d'autres sont bêtes parce qu'ils se contentent de réfléchir. Dans la vie, faut choisir, mes princes: s'écouter parler, ou se faire entendre.


Vous allez vous dire, avec ce cartésianise qui vous pousse à demander des cartes chaque fois que vous vous asseyez à une table de jeux, vous allez vous dire, mes bons vilains, il déchoit un peu, notre San-A. Le v'là qui monte en mayonnaise avec une gonzesse dont le job consiste précisément à donner du bon temps à ceux pour qui le bon temps c'est de l'argent! Honte de lui! L'homme qui ne réserve pas ses ardeurs à d'honnêtes femmes adulères se ravale au rang de pigeon


Croyez-moi, ou allez vous faire beurrer le trésor afin de mieux pouvoir utiliser les paratonnerres comme tabourets, mais j'ai envie de rire.


Ca mange pas de pain, 1970[modifier]

Voyez galoche! La menteuse en délire! Genre: goûte le goût qu'j'ai et fais voir le goût qu'tas. Instant divin, instant divan! Canapé, canne à pêche!


Un anglais n'est jamais étranger, il a l'impression que le monde réel c'est l'archipel britannique et que tout le reste est une sorte de dominion. En vertu de ce sentiment, je suppose que la perte de son empire colonial ne l'a pas affecté en profondeur, car il n'y pas cru.


Un os dans la noce, 1974[modifier]

L'une est rousse-châtain. L'autre blond-roux. Toutes deux ont des yeux pervers, un derche apocalyptique, des cils qui te râtellent l'émotion sur la vitrine, une bouche dont t'aimerais faire un collier au petit chauve à col roulé de ton Eminence, et, Dieu et Merdanflak en soient loulés, elles portent des jupettes noires qui, lorsqu'elles se baissent, permettent une vue imprenable sur leu salle des fêtes. Comment veux-tu qu'un établissement doté d'un aussi agréable personnel ne marche pas? Faudrait vraiment qu'il y ait de la limaille de fer de le ragoût et des peaux de hérissons dans les plumards!


Se préparait aux législatives. En cas de vestouze, aux sénatoriales. Dans la politique, t'as de la ressource. Tu peux rabattre sur des lots de consolation. Quand on refuse de te sacrer à Reims, t'as les Fidji, la Réunion et consoeurs pour te refaire une santé. Si t'es plus super-préfet, te voilà PDG. Un camembert tout superbe, te dis-je. L'essentiel, c'est de bien savoir sucer la bonne roue ou le bon paf. Pas se laisser décrocher. En être coûte que coûte. Brandir le flamberge, si tu manques de gamberge, mais te montrer. Occuper les éminences de terrain et les éminences grises. Surtout qu'on t'oublie pas. Le mec oublié est un mec foutu: le barlu poursuit sa route sans lui. Il n'a même pas droit à une bouée de secours. Faut s'agiter, d'un sens ou l'autre, mais créer du bouillonnement. Le vrai politicien, c'est un comprimé effervescent. Il mousse, il pétille, il fait roter. La politique, c'est le côté gazeux de la nation: sa limonade, son champagne, ses pets.


L'homme d'autorité doit conserver une parfaite facilité d'élocution, sinon il vire pelure. Depuis Jésus, le pouvoir s'acquiert par le verbe. Un locdu sachant causer a plus d'impact qu'un génie qui se tait. A preuve en politique, tous les frometons qui sévissent avec un grand courant d'air pour tout bagage, mais qui ont le don du blabla. Le tourbier de la rue écoute, crie bravo et vote pour. Comme ça que se gribouille l'histoire (car elle ne s'écrit pas, je dénie mais se griffone avec un doigt trempé dans le sang ou dans la merde).


Optimiste, non? Je pense au futur comme à une chose due. Tous les hommes, mon frère. Tous les hommes. Ils tirent des chèques sur l'avenir, sans s'occuper si le compte est approvisionné.


Jamais mon club de golf tout terrain ne s'est montré plus résistant. T'attacherais un sac de farine de cent kilos après, il pourrait le soulever, je t'assure. Kasleen, c'est écarteleen, maintenant. Elle me quitterait pour s'asseoir sur une borne kilométrique, tu ne saurais plus à quelle distance tu te trouves de Châteauroux.


Faut-il vous l'envelopper, 1975[modifier]

Moi, vous me connaissez? Je suis pas raciste. Je n'en veux ni aux Noirs, ni aux ouvriers, ni aux rouquins. Faut de tout pour faire un monde. Y compris des racistes d'ailleurs. On se débat comme on peut. Chacun apportant sa contribution personnelle. Les Chinois ont inventé la poudre, les Suisses la pendule-coucou et Parkinson une certaine manière de sucrer les fraises.
  • Faut-il vous l'envelopper, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1975, p. 195


Sucette boulevard, 1976[modifier]

Car ce type, je vais te le dire, selon moi il n'a pas inventé l'eau chaude, ou alors, s'il l'a inventée, il l'a laissée refroidir.
  • Sucette Boulevard, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1976, p. 166


Je regarde ces connards faire la queue pour le tiercé. C'est religieux comme spectacle. La messe! En mieux. Leur pièce de cinq francs remplace l'hostie. Ils ont la foi, croient aux miracles et travaillent leur salut!
  • Sucette Boulevard, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1976, p. 172


Peu importe ou exporte. Qu'est-ce que ça peut te foutre le comment qu'il est, c'chinois? Tu ne veux pas le sodomiser, si? Et même, c'est pas son visage, dès lors, qui t'intéresserait, espèce de dégeulasse, que si j'mattendais à une chose pareille de toi, je te jure! Prendre sa température avec un plantoir, c'est quand même pas des manières, reconnais?
  • Sucette Boulevard, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1976, p. 182


Une banane dans l'oreille, 1977[modifier]

Un paf, c'est pas une carotte: tu n'peux pas le râper avant de l'introduire. Ils sont épice-copeaux les braques de mon envergure. Défonceurs, pour tout dire. Leur vocation, en somme. Pics épiques et colériques.
  • Une banane dans l'oreille, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1977, p. 75


En général, les Gros, ils ont pas la quéquette à l'échelle. C'est fréquent que les plus monumentaux te sortent de leur pantalon pour éléphant des navrances d'aspect auriculaire. Les potirons ont des petites tiges! C'est la nature et ses fantaisies.
  • Une banane dans l'oreille, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1977, p. 175


Elle a des loloches de toute beauté, apprécie le Gros, penché sur mon épaule. Et un cul qu'on doit z'êt' mieux là-dedans qu'dans une cabine téléphonique.
  • Une banane dans l'oreille, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1977, p. 75


Pauley louche sur les jambes vertigineuses d'une jeune dame qui n'en est pas avare et les croise tellemet haut que ses seins reposent sur chacun de ses genoux.
  • Une banane dans l'oreille, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1977, p. 45


Trois messieurs qui demandent à te voir, ça fait beaucoup. Deux, à la rigueur, mais trois, ça tourne à la délégation et s'il est vingt-trois choses dont j'ai horreur, la visite d'une délégation se situe dans les dix premières.
  • Une banane dans l'oreille, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1977, p. 11


Mon culte sur la commode, 1979[modifier]

Tu as le cul le plus mobile de tous ceux avec lesquels j'ai eu des tête-à-tête. C'est pas un cul que tu promènes, mais un yo-yo; que dis-je: un balancier! Il est la main qui nettoye un pare-brise, un métronome, un poumon d'acier. Il semble respirer ton cul, ma beauté. Il ensorcelle. Il rit, il cligne de l'oeil. Il promet et il tient. Il se propose et se dérobe. Il reçoit et donne simultanément. C'est un fruit qu'on prend à deux mains. Un but. Une auberge espagnole. Oui c'est ce cul que je veux emmener en voyage. C'est cette merveille, cet évènement permanent, cet asile chaste et pur dont j'ai besoin.
  • Mon culte sur la commode, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1979, p. 69


À prendre ou à lécher, 1980[modifier]

Tel un curé excommunié, il n'en a cure
  • À prendre ou à lécher, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1980, p. 162


La Matronne des Sleepinges, 1993[modifier]

Y a plein de gens qui disent la vérité comme une montre arrêtée donne l'heure: deux fois par jour, et pas longtemps.
  • La Matronne des Sleepinges, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1993, p. 106


Et dis: t'as vu le mandrin de l'homme avec son beau bonnet de plongée? On la croirait d'amarrage ma bite, non? Tu vas voir comme, malgré tout, ils vont bien s'entendre, ton fruit fendu défendu et mister Laurence d'Arabite, sans le concours d'anabolisants, parole!
  • La Matronne des Sleepinges, San-Antonio (Frédéric Dard), éd. Fleuve Noir, 1993, p. 76


Les Pensées de San-Antonio, 1996[modifier]

Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture.


Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez !


Il y a des gens qui disent la vérité comme une montre arrêtée donne l'heure : deux fois par jour et pas longtemps.


Comment trouves-tu mes fesses ?
Très facilement !


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