Sémiramis

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Sammu-ramat (le nom signifiant « paradis extrême ») est une reine qui régna pendant cinq ans sur un vaste royaume qui s'étendait de l'Anatolie au Plateau iranien. Son nom fut hellénisé en « Sémiramis » (en grec ancien Σεμίραμις / Semíramis). Elle fut l'épouse de Shamshi-Adad V, roi d'Assyrie de -823 à -811, et la mère du roi Adad-nerari III (il régnera jusqu'en -783). L'histoire de cette reine légendaire de Babylone est rapportée par Ctésias de Cnide et est reprise par Diodore de Sicile.

Citations au sujet de Sémiramis[modifier]

Diodore de Sicile, Bibliothèque historique[modifier]

Comme, après cette fondation, Ninos fit campagne contre la Bactriane où il épousa Sémiramis, la plus illustre de toutes les femmes dont nous ayons trouvé mention, il est nécessaire d'indiquer d'abord à son sujet comment, partie d'un humble état, elle s'éleva à tant de gloire.
  • Naissance des dieux et des hommes. Bibliothèque historique, livres I et II, Diodore de Sicile (trad. Michel Casevitz), éd. Les Belles Lettres, coll. « La Roue à livres », 2004, I, 4, 1, p. 126


Comme Sémiramis avait tout ce qui accompagne une splendide apparence, il se trouvait que son mari était complètement asservi par elle, et que ne faisant rien sans son assentiment, il réussissait en tout.
  • Naissance des dieux et des hommes. Bibliothèque historique, livres I et II, Diodore de Sicile (trad. Michel Casevitz), éd. Les Belles Lettres, coll. « La Roue à livres », 2004, I, 5, 2, p. 126


Le siège [de Bactres] s'éternisant, le mari de Sémiramis, qui était plein d'amour pour son épouse et accompagnait le roi en campagne, envoya chercher sa femme. Celle-ci, pourvue d'intelligence, d'audace et de toutes les qualités qui contribuent au renom, saisit l'occasion de manifester son courage insigne.
  • Naissance des dieux et des hommes. Bibliothèque historique, livres I et II, Diodore de Sicile (trad. Michel Casevitz), éd. Les Belles Lettres, coll. « La Roue à livres », 2004, I, 6, 5, p. 129


Parvenue donc en Bactriane et ayant observé tout le siège, elle vit que les assauts avaient lieu dans les plaines et dans les parties de terrain d'accès aisé, alors que personne n'attaquait l'acropole parce qu'elle était fortifiée ; elle vit aussi que les assiégés avaient négligé d'y installer des gardes et portaient secours à ceux qui affrontaient les dangers sur les murs inférieurs. Aussi bien, prenant avec elle des soldats habitués à escalader les rochers et ayant grimpé avec eux un à-pic difficile, elle s'empara d'une partie de l'acropole et indiqua aux assiégeants le mur du côté de la plaine. Les assiégés, stupéfiés à cette prise de leur citadelle, abandonnèrent les remparts et désespérèrent de leur salut.
  • Naissance des dieux et des hommes. Bibliothèque historique, livres I et II, Diodore de Sicile (trad. Michel Casevitz), éd. Les Belles Lettres, coll. « La Roue à livres », 2004, I, 6, 7-8, p. 129-130


Il y avait aussi ce qu'on appelait le jardin suspendu près de l'Acropole, c'était l'œuvre non de Sémiramis mais d'un roi syrien postérieur qui l'avait fait construire pour faire plaisir à une maîtresse ; celle-ci, qui était perse et cherchait les prairies dans les montagnes, avait prié le roi d'imiter par des artifices de plantation le paysage particulier de la Perse.
  • Naissance des dieux et des hommes. Bibliothèque historique, livres I et II, Diodore de Sicile (trad. Michel Casevitz), éd. Les Belles Lettres, coll. « La Roue à livres », 2004, I, 10, 1, p. 134


Hérodote, Enquête[modifier]

la première [reine de Babylone] régna cinq générations avant la seconde et s'appelait Sémiramis ; c'est elle qui fit élever dans la plaine des digues qui sont des ouvrages remarquables ; auparavant le fleuve inondait régulièrement toute la plaine.
  • L'Enquête, Hérodote (trad. Andrée Barguet), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1985, t. 1, I, 184, p. 138


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