Rigas

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Rigas

Rigas dit Rigas Vélestinlis (en grec moderne Ρήγας Βελεστινλής) voire Rigas Féréos (Ρήγας Φεραίος) (vers 1757 - 24 juin 1798) est un écrivain, lettré et patriote grec.

Citations[modifier]

Tout patriote sensé est pris de pitié en constatant que les malheureux descendants d'Aristote et de Platon sont dépourvus de toute notion de philosophie. Aimant l'Hellade, je ne me suis pas contenté de pleurer sur l'état de ma Nation, mais j'ai voulu lui porter secours selon mes moyens. Travaillons tous, chacun selon ses forces, et ainsi seulement, aidée de tous les côtés, pourra renaître la nation hellénique.
  • Préface au Florilège de physique., 1790.
  • Rhigas Vélestinlis : La Révolution française et les préludes de l'Indépendance hellénique., A. Dascalakis, éd. PUF, 1937, p. 48


Tous les hommes sont naturellement égaux, cependant, comme vous le savez vous même, il y a en ce monde un certain nombre de préjugés. Tout le monde serait plus heureux si ces préjugés disparaissaient et laissaient la raison gouverner les affaires humaines.
  • L'École des amants délicats., 1790.
  • Actes du colloque international Unesco, Rhigas Vélestinlis : 1757-1798 : Intellectuel et combattant de la Liberté, 12 et 13 décembre 1998, collectif, éd. Desmos, 2002, p. 41


Ô Roi de l'univers, je jure
De ne jamais obéir à la volonté des tyrans
De ne jamais les servir, de ne pas tomber dans l'erreur
Et de me laisser ainsi séduire par leurs promesses.
Autant que je vivrai ici-bas, mon but unique
Inébranlable sera de les anéantir.
Fidèle à la Patrie, je briserai le joug,
Pour être inséparable de mon Général.
Et si je me parjure, que la foudre du ciel s'abatte sur moi
Et qu'elle me consume, me réduise en fumée.

  • Serment des combattants Thourios., vers 31-40, 1797.
  • Chants populaires de la Grèce moderne, recueillis et publiés avec une traduction française, des éclaircissements et des notes., Claude Fauriel, éd. Firmin Didot, 1824-1825, p. 125


L'emblème porté sur les étendards et bannières de la République est la massue d'Hercule avec trois croix au-dessus. Les étendards et bannières sont tricolores : noir, blanc, rouge, le rouge en haut, le blanc au milieu, le noir en bas. Le rouge signifie la pourpre impériale et l'indépendance du Peuple grec : il était utilisé par nos ancêtres pour le costume de guerre dans la volonté de cacher les plaies d'où coulait le sang et d'éviter ainsi que la peur ne gagne les soldats. Le blanc signifie l'innocence de notre juste cause contre la Tyrannie. le noir signifie la mort pour notre patrie et la Liberté.
  • Article 1 de la Nouvelle constitution politique., 1797.
  • Actes du colloque international Unesco, Rhigas Vélestinlis : 1757-1798 : Intellectuel et combattant de la Liberté, 12 et 13 décembre 1998, collectif, éd. Desmos, 2002, p. 108


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