Ridicule (film)

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Ridicule est un film réalisé par Patrice Leconte en 1996.

Citations[modifier]


Abbé de Vilecourt : (chuchote au Marquis de Bellegarde) Je crois reconnaître votre obligé… (se tournant vers Ponceludon) Tout frais de votre belle province, vous devez avoir un regard aiguisé sur les ridiculités de la Cour !

Ponceludon de Malavoy : Il est écrit ne juge point, et tu ne seras point jugé.

Abbé de Vilecourt : Vous pensez bien que si les Évangiles étaient de quelque utilité à Versailles, ça serait venu à ma connaissance.
  • Charles Berling, Bernard Giraudeau, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Abbé de Vilecourt : (après que les rires se furent calmés) Joignez-vous à notre partie, si le cœur vous en dit ! Nous jouons à dix sols le point.
Ponceludon de Malavoy : Les boucles d'argent de mes souliers sont ma seule richesse. Mais… vous pouvez les estimer de plus près, en vous courbant bien.
  • Charles Berling, Bernard Giraudeau, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Un aristocrate : Il est moins sot qu'il en a l'air !
Ponceludon de Malavoy : C'est toute la différence entre nous, monsieur !
  • Charles Berling, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Baron de Guéret : (désignant un tableau montrant un homme à cheval) D'ailleurs, regardez notre grand-père ! N'y a-t-il pas une ressemblance ?

Duc de Guines : Notre grand-père ?
Ponceludon de Malavoy : Le sien est sans doute entre les jambes du vôtre.
Duc de Guines : (rit puis regarde le Baron de Guéret) Mais répondez Monsieur ! La charge d’assesseur de l'Académie ne saurait échoir à un homme de peu d'esprit !
Baron de Guéret : Qu'elle ne « m'échoissa » point, voilà qui serait bien extravagant !
Madame de Blayac : « M'échoissa » ? Il serait plaisant que vous écorchassiez ainsi la Langue en veillant sur les débats de l'Académie !

Abbé de Vilecourt : Rien n'est plus normal ma chère, on confie le sérail à l'eunuque.
  • Charles Berling, Marc Berman, Albert Delpy, Bernard Giraudeau, Fanny Ardant, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Le Roi Louis XVI : Faites-nous un mot, là, au débotté. Sur moi par exemple.
Ponceludon de Malavoy : Sire, le roi n'est pas un sujet !
  • Charles Berling, Urbain Cancelier, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Abbé de Vilecourt : (apercevant puis goûtant des groseilles) Oh, des groseilles ! J'en mangerais autant que Samson a tué de Philistins !
Marquis de Bellegarde : (plus tard, en y repensant) Avec la même mâchoire Monsieur, une mâchoire d'âne !
  • Bernard Giraudeau, Jean Rochefort, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Abbé de Vilecourt : (à propos des paysans de la Dombes) Pauvres gens... Et comme un malheur n’arrive jamais seul, leur simple évocation provoque l’ennui !
Ponceludon de Malavoy : Le problème, monsieur, c'est qu'ils ne nourrissent pas seulement les moustiques, ils nourrissent aussi les aristocrates.
  • Bernard Giraudeau, Charles Berling, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Abbé de Vilecourt : (jouant au bout-rimé avec "soin/point, envie/eucharistie") Je venais en ces lieux voir le roi à l'envie, l’entendre, lui parler, m’instruire par ses soins, mais c’est comme Jésus en son Eucharistie... On le mange, on le boit, mais on ne le voit point !
  • Bernard Giraudeau, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Ponceludon de Malavoy : (jouant au bout-rimé avec "conduite/suite, santé/été") Toujours fidèle à sa conduite, l’abbé, sans nuire à sa santé, peut faire deux mots d’esprit de suite... l’un en hiver, l’autre en été !
  • Charles Berling, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Ponceludon de Malavoy : (en découvrant l'éventail truqué) Il semble que l’abbé de Vilecourt se fie plus à sa mémoire qu’à son fameux esprit!

Madame de Blayac : Le prix, monsieur, de votre discrétion ?

Ponceludon de Malavoy : Madame, soyez sans crainte! Votre procédé ne sera pas ... éventé!
  • Charles Berling, Fanny Ardant, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Madame de Blayac : (au marquis de Carmes) C’est votre femme, monsieur ?

Abbé de Vilecourt : S’enquérir de la femme auprès du mari revient à s’enquérir de la mode d’hier.
Marquis de Carmes : Sachez que je couche à Clermont-Ferrand une fois par mois pour prévenir les mauvaises langues...au cas où ma femme serait grosse.
Une baronne : Coucher avec son mari...voilà bien une envie de femme grosse.
Chevalier de Milletail : Pourquoi avez-vous quitté Clermont-Ferrand ? La bonne société y est comme ailleurs...et la mauvaise y est excellente.
Un autre : Pour ma part, je ne fréquente plus les filles publiques. Elles sont aussi dépravées que les femmes de bien.
Un autre : On peut dire qu’il est plus facile de mourir pour une femme que d’en trouver une qui le mérite.
Compte de Montaliéri : Je n’épouse que des pucelles. Mais elles nous vendent bien cher un trésor... dont tous les hommes ont la clef.
Madame de Blayac : (à Monseigneur d'Artimont) Avez-vous remarqué, monseigneur, que les confesseurs des femmes deviennent presque tous archevêques?
L'évêque : Les femmes ont plus d’à-propos que les hommes... Et quand le pêcheur est sans esprit, la pénitence est pour le confesseur.
Une autre : Monseigneur, laissez un peu l’esprit. Il ne sert qu’à s’ennuyer avec ceux qui n’en ont pas. (se tournant vers Ponceludon dont c'est le tour) On dit d’un homme d’esprit qui se tait qu’il n’en pense pas moins...
Un autre : Un sot qui se tait n’en pense pas davantage.
Abbé de Vilecourt : Ne décriez pas les ennuyeux, mon cher. C’est la plaine qui donne du relief à la montagne!
Ponceludon de Malavoy : (pris de court) L’esprit est comme l’argent, moins on en a, plus on est satisfait.
Madame de Blayac : L’esprit est le contraire de l’argent. Moins on en a, plus on est satisfait. Voltaire ! Il est préférable de comprendre ceux qu’on pille. La joute est terminée!
Ponceludon de Malavoy : J’ai grand faim. Faites-moi servir en cuisine, avec les valets, je vous prie.
L'évêque : Sachez qu’on juge un homme à ses fréquentations.

Ponceludon de Malavoy : On a tort, monseigneur. Judas avait d’excellentes fréquentations.
  • Ce dialogue provient d'un souper de gens d'esprit, ou celui faisant preuve du moins d'esprit devra quitter la table avant le potage. Madame de Bayac va caresser l'entrejambe de Ponceludon avec son pied durant tout le dialogue pour le déstabiliser.
  • Charles Berling, Fanny Ardant, Bernard Giraudeau, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Marquis de Bellegarde : (s'adressant à Ponceludon) Soyez téméraire, avec discernement. Et méfiez-vous de l'abbé, c'est un serpent : quand il se tait il vous guette, quand il parle, il est déjà trop tard.
  • Jean Rochefort, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


Abbé de Vilecourt : "Je suis tout ce qui est, tout ce qui a été, tout ce qui sera." Les égyptiens qui gravèrent ces mots sur le fronton de leur temple croyait qu'il n'y a qu'un effet dont on puisse demander qu'elle est sa cause. Or l'univers ne se présentait à ces païens que sous l'aspect d'une cause très puissante. La cause première de toute chose doit être absolue, nécessaire, parfaite ! Donc il ne peut y avoir deux êtres infiniment parfait, car deux ne ferait pas plus qu'un. L'être parfait ne peut être divisé. Celui qui est par lui-même ne peut changer or le temps est la mesure du changement. L'infiniment parfait ne change pas : Unité, Immutabilité, Éternité c'est...(en hurlant) C'est lui ! C'est Dieu !
  • Bernard Giraudeau, Ridicule (1996), écrit par Patrice Leconte


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