René Martial

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René Martial, né en 1873 à Paris et mort en 1955 à Vendôme, était un médecin français. Dans l'entre-deux guerres il fut un promoteur d'un colbertisme biologique, de nature eugéniste et fut désigné comme un spécialiste officiel de l'immigration, puis fut un des principaux experts en matière de sélection raciale sous le régime de Vichy. Il apparaît dans les travaux sur l’histoire de Vichy ou sur l’antisémitisme comme un jalon « essentiel » du racisme scientifique « à la française ».

La Race française, 1934[modifier]

[L]es Arabes n'ont laissé en Gaule et en France que leur civilisation et un nombre important de métis, sans créer une diversité raciale. Mais, aujourd'hui que l'Afrique du Nord est devenue une partie de la France, on comprend mieux combien l'empreinte laissée par les conquérants arabes a été profonde, quelle part importante ils ont pris à l'évolution de la culture intellectuelle et des Beaux-Arts en Europe.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 93


[L]’influence du monde arabe sur le monde occidental et en particulier sur la France n’a pas cessé avec la bataille de Poitiers, car nos relations politiques et commerciales avec les Barbaresques, puis notre conquête de l’Algérie (1830), ont fait de la France qui a succédé à la Gaule une puissance véritablement musulmane.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 98


La tolérance religieuse des Arabes, méconnue encore de nos jours, ils la pratiquaient déjà au temps de leur puissance.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 99


Il est certain que, de nos jours, on peut encore trouver en France des descendants des Sarrasins, notamment dans toute la région du sud de la Loire, dans les monts d'Auvergne, en Guyenne, en Languedoc et en Provence, voire même en Bourgogne. Th. Ribaud, Lagneau, Longnon rappellent que des Sarrasins auraient laissé une descendance dans la région comprise entre Mâcon et Tournus. […] Mais, un fait qui est plus intéressant parce qu'il est contemporain, c'est le métissage qui se produit actuellement, discrètement, lentement, mais en augmentant chaque jour, entre Arabes et Français, et réciproquement. La religion, la civilisation, les coutumes, le genre de vie, la mentalité méditative, les qualités hospitalières, l'esprit de tolérance des Arabes exercent un grande attraction sur le Français. Surtout sur le Français cultivé.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 101


Si les Arabes avaient vaincu Charles Martel, ils se seraient peut être aussi bien assimilés sur le sol français que les Celtes sur le sol ligure. Leur séjour prolongé en Espagne en donne la preuve, de même les vestiges qu'ils ont laissés montrent à quel point leur civilisation dépassait la nôtre, à l'époque. Mais il y a mieux et plus. C'est l'état du métissage franco-arabe à Paris même et sous nos yeux. On ne sait pas qu’il y avait déjà, en 1924, au moins 400 Arabes de l’Afrique du Nord : médecins, avocats, ingénieurs, professeurs, etc. vivant à Paris, mariés à des Françaises […] que nous fréquentons sans les connaître, tellement l’assimilation est totale, et elle a été aussi rapide que complète.[…] La France, puissance musulmane, connaîtra de plus en plus de ces métissages.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 102


L'imprégnation latine qui a modifié si profondément la psychologie celto-ligure a conféré à la souche française la suprématie intellectuelle, mais elle n'a pas modifié la structure agricole du pays, incorporée au sol comme le gallo-romain lui-même; l'assimilation des Normands en est la preuve.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 115


Et comme, sur huit croisades, une seule fut allemande, que deux furent conduites par des rois de France et deux autres exclusivement françaises, l'Orient conçut une admiration profonde pour les « Francs » et appela ainsi désormais tous les Occidentaux.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 119


Mais le phénomène historique qui donne la meilleure preuve de la vitalité de l'ethnie française, de sa force d'expansion, autant que de sa foi religieuse, de la foi en son avenir et de la robustesse de sa santé physique et morale, c'est sa participation à plusieurs croisades[…].
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 119


Lorsque l'on a vécu en Afrique du Nord, on comprend l'attraction exercée sur tout homme capable de jugement et de réflexion, par la vie arabe.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 102


Jadis on eût exigé et on exigeait des Musulmans la conversion au christianisme pour être admis dans la communauté française; aujourd'hui que la France vit sous le régime de la séparation de l'Église et de l'État, il est tout naturel de fournir aux Musulmans la possibilité de suivre leur religion sur le sol de la métropole, mais les possibilités qu'on a créées sous forme d'une grande et belle mosquée de Paris et de la banlieue, sont tellement mesquines, que le but n'a pas été atteint.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 257


La langue arabe, comme la religion coranique, font partie maintenant de la patrie française et de ce chef ont droit de cité. Les Arabes n'ont-ils pas donné sans compter leur sang pour la France en 1870 et en 1914, n'ont-ils pas pris part à toutes nos expéditions coloniales ? Pourquoi donc ne pas prendre vis-à-vis d'eux, de leur psychologie, de leur langue, de leur religion, toutes les mesures qui leur sont dues ?
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 258


[N]ous avons, de l'aveu de tous, une parenté ethnique assez étroite avec les Berbères, et, de par ailleurs, les éléments de la psychologie arabe de la civilisation arabe qui nous ont pénétré au cours de l'histoire montrent que même avec un indice bio-chimique relativement faible, le métissage était de bonne qualité. Voir en Auvergne, en Limousin, dans le Quercy, le Languedoc, la Provence, l'excellente qualité des descendants de métis au double point de vue intellectuel et physique. Le groupement sanguin, dans le cas des Berbères confirme la parenté et rend le métissage souhaitable. Des éléments de renforcement de la population française pourraient donc être choisi parmi les Berbères.
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 311


Race, Hérédité, Folie, 1938[modifier]

Le préjugé contre la consanguinité est tout à fait faux. Nous verrons que pour les lignées familiales, c'est au contraire l'introduction d'un élément très étranger qui est susceptible de gâter la race.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 34


L'appétit sexuel ne doit pas être considéré comme une tare, mais, bien au contraire, comme une qualité.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 78


L'immigration est une véritable transfusion sanguine ethnique et, tout comme pour la transfusion sanguine individuelle, le donneur doit être choisi.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 101


[…]le métissage profite davantage à la race la moins belle, la moins intelligente, la moins cultivée, la moins forte; il déprécie, au contraire, celle des deux races qui est supérieure.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 135


Il est bien certain que la psychologie des Français du XVIe siècle était autrement vigoureuse que celle des Français du XXe.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 141


Il y a des gens intelligents et des gens stupides dans toutes les races.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 187


Il ne s'agit pas de savoir si une race est inférieure ou supérieure, mais si elle peut être croisée avec les Français avec des chances de succès.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 187-188


Le laisser-aller, le métissage anarchique ne constituent qu'un danger.
  • Race, Hérédité, Folie (1938), René Martial, éd. Mercure de France, 1938, p. 188


Français qui est tu ?, 1942[modifier]

Cette conquête [arabe] a été arrêtée par la victoire de Charles Martel à Poitiers en 732. Mais il en est resté trois choses : la résorption de quelques éléments arabes dans notre population, l'influence de la civilisation musulmane sur notre vie économique, nos arts et nos sciences, l'établissement de relations permanentes entre le monde arabe et nous.
  • Français qui est tu ?, René Martial, éd. Mercure de France, 1942, p. 29


C'est parce qu'elle apportait une civilisation, une culture intellectuelle et des éléments d'art que la greffe arabe a pu exercer une réelle influence sur les descendants de la race résultat gallo-romaine
  • Français qui est tu ?, René Martial, éd. Mercure de France, 1942, p. 30


Les Métis, 1942[modifier]

[N]ous avons, de l'aveu de tous, une parenté ethnique assez étroite avec les Berbères. En conséquence, si on provoque l'immigration des blancs d'Afrique, il faudra porter ses préférences sur les Berbères plutôt que sur les Arabes […]. Mais, l'esprit chevaleresque des Arabes plaide en leur faveur. Voir en Auvergne, en Limousin, dans le Quercy, le Languedoc, la Provence, l'excellente qualité des descendants de métis au double point de vue intellectuel et physique.


[Le code de la famille] interdira également tous les mariages avec des étrangers venant de de la côte sud de la Méditerranée […]. Une exception sera faite en faveur des blancs d'Afrique : Berbères et Touaregs nobles […]; les Espagnols et les Portugais ou Lusitaniens ne pourront être admis que s'ils sont reconnus indemnes de tout métissage arabe, noir ou indien du Mexique et de l'Amérique du Sud.
  • René Martial préconise en 1942 sous le régime de Vichy, dans son Code de la famille, de contrôler l'immigration.


Citations sur René Martial[modifier]

   En 1934, un certain docteur René Martial, chargé de cours à la Faculté de médecine de Paris, a publié un livre intitulé la Race française. Un passage de ce livre compare la structure génétique des populations françaises à celles d’autres populations européennes. La démarche de Martial illustre de façon particulièrement claire le cheminement de ceux qui prétendent justifier par un raisonnement scientifique leurs opinions racistes.


Ce qui importe est d’analyser ces démarches pour préciser le point où est commis le contresens. Dans le cas de Martial, l’erreur logique est évidente : elle consiste à transformer un nombre repère en une mesure de valeur.
  • Le nombre repère est l’« indice biochimique du sang » étudié par René Martial.
  • Moi et les autres, Albert Jacquard, éd. Le Seuil, coll. « Points / Point-Virgule », 1983  (ISBN 2-02-006428-6), chap. III. Les gens de ma race et les autres, p. 71


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